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  • De Jaures à Tillion

    Nicolas Sarkozy « drague »  Germaine Tillion

    Nicolas Sarkozy a rendu un  hommage à Germaine Tillion, à l'occasion de son centième anniversaire. Ethnologie, résistante de la première heure, déportée, opposante à la torture en Algérie.. Une femme de combat !

    "Je tenais à vous transmettre, en ce jour important, l'affection de la Nation toute entière", écrit-il dans une lettre lue mercredi à Germaine Tillion, à son domicile de Saint-Mandé, près de Paris, par le conseiller du chef de l'Etat pour la culture et l'audiovisuel, Georges-Marc Benamou.

    "Vous incarnez véritablement ce que l'on peut appeler le 'siècle Tillion'", ajoute Nicolas Sarkozy à l'adresse de celle qui fut l'une des fondatrices du "Réseau du Musée de l'Homme", dès l'été 1940 et les premiers mois de l'occupation allemande.

    Arrêtée le 13 août 1942 par la police allemande francaise après une trahison, elle a été détenue 14 mois dans la prison de Fresnes, puis déportée à Ravensbrück, d'où elle ramènera, avec l'oeil de l'ethnographe, un témoignage sur la vie dans les camps de concentration nazis.

    Elle y a côtoyé une autre grande dame de la Résistance française, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, nièce du chef de la France Libre et fondateur de la Ve République et compagne de Marie Claude Vaillant Couturier en déportation… qui témoigne au procès de Nuremberg.

    "L'ethnologie, le féminisme, évidemment, la Résistance, la déportation, les combats sociaux, la guerre d'Algérie mais aussi tant de livres, tant de travaux de recherches (...) Sachez, chère Germaine Tillion, qu'à travers vous, c'est devant une certaine idée de la France que je m'incline aujourd'hui", conclut Nicolas Sarkozy.

    Donc, Guy Môquet et Germaine Tillon, et juste après Jaurès… va lui manquer De Gaulle et Malraux ( pour la guerre d’Espagne ?), après il va nous servir ses autres amis,  les fondateurs d’Occident et d’Ordre Nouveau ( pour l’extrême droite) , Longuet, Madelin, Devedjian entre autres, puis, pour se donner bonne conscience va nous ressortir les anciens combattants de 68 ( faut pas pousser il a déjà Kouchner..- ;) ) et enfin la médaille du mérite ou celle d’officier des arts et lettres aux nouveaux philosophes Gluskmann (de droite ) sans oublier ses amis, Pascal Bruckner, Marc Weitzmann (ancien journaliste aux Inrocks), Max Gallo (ex-homme de gauche, écrivain (?) souverainiste)… oupssss j’allais oublier Johnny, Clavier… et ses autres voisins de Neuilly ou des environs.

    A force de ratisser va finir par se prendre un rateau…

    C'est notre Jack Lang de la décoration et des louanges... 

    J’ai envie de gerber pas vous ? Ah bon !

    Guy Hocquenghem  réveille toi, ils sont devenus fous !

  • Témoignage

    Une après-midi ordinaire à la bibliothèque du Centre Georges Pompidou. En pause, je devise gaiement avec un ami dont le visage, soudain arbore un air médusé comme si il avait aperçu quelque chose de sensationnel. Je me retourne et suis saisie par une vision pour le moins surprenante. Ceci dit, j’admets que nous sommes à Beaubourg ; paradis des fous, rendez-vous de tous les marginaux originaux, où l’on croise tous les jours le nec plus ultra de la bizarrerie populaire.

    Voici un jeune homme curieusement toiletté. Coiffé d'un chapeau hot de forme, il est vêtu d’une veste queue de pie et d’un gilet assortis. Lavallière soigneusement nouée autour d'un col long, d’une main il tient sa canne africaine, et de l’autre, à la manière d'un Victor Hugo, il tient une pipe fumante. D’où sort-il ? Probablement du théâtre ...?! Il est vrai que nous ne sommes pas loin de la place du Châtelet. Ou alors d’un mariage ? Mais où est donc passée sa promise ? Là, mon fâcheux penchant pour la moquerie me suggère que peut-être s’est-il échappé du cirque.Quoique, avec ses moustaches virevoltantes et son air atypique, il a quelque chose d’un dandy du dix-neuvième… Intriguée, indiscrète, je m’approche et le questionne. Il se présente : W.L.H, étudiant en mathématiques et en philosophie. Curieux assemblage, ne puis-je m’empêcher de penser. Il se dit écrivain,mais surtout, affirme d’un ton certain, être l’Ambassadeur du ghetto et ajoute , avec la meme conviction, qu’il entend débattre avec Nicolas Sarkozy ! Rien que ça....

    Sur ce, je fronce les sourcils. Pour qui se prend-il ? Une telle prétention ne se rencontre qu’à l’asile. Je regarde ses chevilles, ne constate aucune anomalie. Rompu, semble-t-il, à ce type d’examen, il me tend pour toute réponse un manuscrit et s’éloigne d’un pas hautain et bruyant.

    Sans trop savoir pourquoi, je suis déjà un brin agaçée, par cette démarche et ce tintement de canne. Trop d'assurance, pour ne pas dire arrogance. J’examine le document, et suis, dans un premier temps, surprise par son écriture qui prolonge l'esthétisme de sa personne: une soyeuse calligraphie. La première page, accompagnée d’une photographie teintée de narcissisme , débute sur ces phrases introductives : « Lorsque l’on pense aux Etats-Unis on pense aussi à Malcolm X, lorsque l’on pense à l’Afrique du sud on pense aussi à Nelson Mandela, lorsque l’on pensera à la France, on pensera aussi, pour sûr, à W.L.H l’Ambassadeur du ghetto….car l’Histoire est ainsi faite!! C’est dit. Ni rappeur, ni slameur, il est radicalement autre : dandy écrivain. Ce fantasque damoiseau soutient être le métaphysicien de la sous-France. Il ajoute ,non sans assurance, être en mesure de débattre avec Nicolas Sarkozy sur la question du traitement à allouer aux banlieues. Pis, il le met au défi. La vérité se prouve, mais surtout elle se vérifie. »

    Je m’en vais donc vérifier et entame la lecture… C’est un chamboulement théorique auquel je suis soumise. France/sous-France, chômage de classe/chômage de race, glissement de classe, révolte sociale, « j’accuse, je reconnais », désunion/union nationale, identité ghetto, déconstruction/reconstruction identitaire, idée du Beau, aimer la France, faire table rase de l’histoire, fait social, télécratie…

    Un torrent d’idées choc et de concepts novateurs,le tout agrémenté de citations et autres proverbes pertinents. Un bouleversement, une plume saisissante. Un séisme intellectuel qui a brisé mon scepticisme et qui m’a sonnée, abasourdie, interloquée.

    Pascal Sevran, Doc Gynéco, la tribu Ka, Diabledonné; en somme, quelques unes des marionnettes du crétinisme sont, au passage, raillées, à des degrés divers, dans une diatribe insolente, impitoyable à l’égard de l’inintelligence. W.L.H décortique les fondements du ghetto, la souffrance qui lui y est inhérente et y apporte des solutions concrètes. En résumé, il préconise, pour les jeunes du ghetto, la déconstruction de l’identité ghetto qui serait le résultat d'un fait social Durkheimien, pour amener à la reconstruction d’une identité à Soi. Celle-ci permettrait à chacun d’être ce qu’il est et non pas celui que la Rue a voulu qu’il soit. Il baptise cette initiative la Renaissance identitaire !!! De sus, W.L.H persuade que l’on peut transcender le racisme, articulé autour des représentations sociales ( stéréotypes, préjugés...) , grâce au port sur soi-même de l’idée du Beau, tant physique, intellectuel que moral. Il en est l’illustration. C’est ce qu’il qualifie de Blackdandysme.

    Après lecture de son ouvrage, on saisit mieux l’impact de son double cursus : au fil des pages, rigueur de la logique et profondeurs des idées sont entrelacées.  Lorsqu’on le voit, on lui devine une certaine finesse.  Lorsqu’on le lit, on sait être face à un génie!! La plume incisive, le talent rhétorique, la verve et l’aplomb offerts en prime.

    L'évidence m'assomme l'esprit, il est le porte-parole du ghetto. Il en est le véritable Ambassadeur. C’est en sa qualité de diplomate, averti et téméraire mais aussi fort de son casier judiciaire (quatre incarcérations, entres autres), qu’il appelle Nicolas Sarkozy au débat. Mieux encore, il le convoque.
    L’idée de ce duel ne me parait plus fantaisiste. W.L.H en a l’envergure et le charisme. Pour le candidat à l’élection présidentielle, deux seules issues possibles : le courage ou la fuite.

    Olivia Nloga

     

    Les flammmes de la révolte, à paraître prochainement !

     

  • 13 avril 2007

    Mes mots je les choisis comme un ouvrier choisit ses clous… pour les planter là où il faut, correctement, pour qu’ils tiennent ferme, longtemps. A l’ombre de l’alcool qui m’enveloppe et me décolle, avec eux je suis capable de tout, sauf de ramener ma mère, sauf de ramener ma mère… Ce n’est pas faute de lui parler, parler aux morts quand on est ivre c’est les rendre vivants et j’emmerde tous les dieux qui pensent le contraire. C’est les rendre vivants mais où sont-ils ? Le son de sa voix s’est effacé, son corps s’est refroidi et on l’a mise en terre… Depuis tant d’années déjà qu’elle est là-dessous, depuis tant d’années déjà qu’elle est là dessous… Je demande à voir, elle s’est peut-être tirée, sait-on jamais ? Jésus parait-il l’a bien fait… Je demande à voir, à voir le corps de ma mère pour la prendre dans mes bras, lui confier à nouveau un peu de ma chaleur. Je danserais avec son squelette s’il le faut, je danserais avec son squelette. Il y a deux solutions : ou dieu existe et c’est un salaud ou il n’existe pas et c’est une saloperie (et s’il y en a plusieurs mettre le tout au pluriel)… Je me rappelle l’église où je suis rentré, son cancer la rongeait tranquillement. Je me rappelle le désespoir qui m’a plié et cet appel envoyé à je ne sais qui, envoyé au silence parce qu’à la finale la maladie l’a bouffée. N’étant pas croyant comment un dieu pouvait-il m’écouter ?... Dans sa bière (bizarrerie des noms) j’ai mis une tresse de mes cheveux qu’elle aimait voir longs, une plume d’aigle et une roue médecine. Le dieu des blancs ne valant rien je l’ai rattachée ma mère aux éléments chantés par les Lakotas, je l’ai envoyée dans les quatre directions. Elle est désormais partout, elle qui voyageait si peu. Et puis j’ai pris la pipe et essayé d’obtenir l’impossible, j’ai brûlé de la sauge ramenée des grandes plaines et j’ai cherché à croire pour voir comme l’enseignait Fools Crow mais j’avais trop mal, j’avais trop mal, et puis je n’avais pas appris vraiment. Je sais que je peux parler à la terre mais je ne sais pas le faire. Je sais que je peux parler aux animaux mais je ne sais pas le faire. Je n’ai jamais eu de vision, je n’ai jamais eu de vision. Je m’appelle Gilbert Jacques Moreau. Gilbert Jacques Moreau emaciyapi yelo, en Lakota c’est beaucoup plus beau… J’ai besoin d’un verre pour continuer même de beaucoup plus que ça pour aller jusqu’au bout [02 avril 2007]

    Pourquoi ma mère est-elle partie ? Parce qu’il faut bien un âge pour mourir, parce qu’il faut bien un âge pour mourir… Mais les enfants qui meurent, ils ont l’âge, eux,  pour mourir ? Ils ont l’âge eux ?... Va te faire foutre dieu, trop de morts témoignent de ton abandon, de ton inexistence, de ce que tu veux… Va te faire foutre dieu, je te renvoie à l’histoire des hommes qui ont drapé la tienne des oripeaux de leurs délires. Je te renvoie à confesse pour avouer ton impuissance à exister, je te renvoie à moi en qui tu t’es enfermé, je te renvoie aux autres dans lesquels tu te planques, je te renvoie au néant avec accusé réception. Va te faire foutre dieu avec cet amour que tu dispenses dans la soumission, avec tes meilleurs interprètes royalistes, fascistes, capitalistes vérolés, serviteurs zélés, in nomine patris et fiili et spiritus sanctus …Je t’écris, mon dieu,oui je t’écris et du coup c’est te reconnaître ? L’alcool me jouerait-il un mauvais tour ? Ma mère est morte et bien morte, je peux faire une croix dessus, idem pour Jésus. Je t’écris mais ce n’est pas à toi que mes mots s’adressent, c’est aux hommes qui peuvent les lire, qui peuvent me croire (parce qu’on peut croire un homme), qui peuvent me maudire (parce qu’on peut maudire un homme au point même d’en espérer son rappel par toi) [04 avril 2007]

    Je t’écris et je te vomis tel un corps se débarrassant d’une nourriture indigeste parce que tu es la mort qui se veut présentable alors que seule la poussière est éternelle, de cette éternité qui durera le temps des hommes qui, justement, se font un devoir de le mettre en bouteille le temps et qui le boivent de façons différentes… Ma mère a bu le sien au travail, toujours à trimer ma mère et puis à fumer. La cigarette qu’elle s’est collée au bec à quatorze ans c’était son éternité à elle qui creusait sa tombe dans ses poumons, chaque clope était toujours la première, elle est morte à quatorze ans mais elle en faisait soixante neuf. Elle disait c’est pas beau de vieillir, c’est pas beau. Et la jeunesse qui l’habitait refusait ce corps qui peu à peu la trahissait. A quatorze ans elle était belle ma mère, brune à en éclipser le soleil, elle avait la vie qui lui courait au-dedans, qui lui courait au-dedans. Elle avait du vent dans les veines et il soufflait dur son air du large dans son cœur qui s’emballait. Le tensiomètre du toubib il n’en revenait pas de tant de bourrasques et les médicaments qu’on lui prescrivait n’ont rien changé à l’affaire…Je la voyais comme un volcan mais je me trompais, un volcan éteint peut toujours se réveiller. Je la voyais comme la protection parfaite, elle était dieu c’est-à-dire toi qui n’a rien fait alors qu’elle elle faisait tout : elle nous nourrissait, nous habillait, nous embrassait, nous enlaçait, nous grondait, nous surveillait, elle était tout tandis que toi tu n’étais rien et n’a jamais rien été. Va te faire foutre dieu, va te faire foutre toi l’homme qui croit en dieu, toi l’homme en qui je crois parce qu’il veut croire en un monde meilleur et qui a besoin d’un guide pour lui servir l’espoir sur un plateau [05 avril 2007]

    Et tous ces pauvres qui prient le même dieu que ces riches qui les entubent. Et tous ces prêtres qui ne font pas de différence que tu sois pauvre ou riche et qui refusent du coup de prendre le parti du pauvre. Ni dieu ni maître disait ma mère, cette parole d’évangile chantait Ferré, va te faire foutre dieu voila la mienne. Je n’ai pas vu l’éternité passée et ma mère est morte [06 avril 2007]

    Mais je lui parle encore, encore et toujours, parler aux morts quand on est ivre c’est les rendre vivants. Mais où est ma mère ?... Dans mes pieds qui ressemblent étrangement aux siens, dans ma bouche, mes cheveux, mon menton, dans toutes ces parties de mon corps que sa génétique m’a léguées, dans un transfert de cellules ?... Parler aux morts c’est se parler à soi-même, c’est être tout seul, les morts ont besoin d’oubli pour permettre aux vivants d’exister et pourtant nombre de morts ne peuvent le supporter. Ils sont devenus des lumières en quittant cette vie, notre éclairage public en quelque sorte, morts de toutes les guerres, morts toujours prématurées un peu partout sur cette terre asservie, domestiquée par un homme prétentieux, imbu de lui-même qui a été jusqu’à se créer des dieux à son image [07 avril 2007]

    Morts de toutes les guerres qui ne les ont jamais empêchées. La mort ne vaut que quand elle nous touche de prêt, qu’elle joue la carte intimité, en s’annonçant dans notre corps ou par ricochet dans le corps d’un proche [9 avril 2007]

    Je l’ai accompagnée ma mère, du moins le pensai-je parce qu’en réalité c’est elle qui m’a accompagné sa vie durant, elle a tué sa mort au fur et à mesure qu’elle s’en rapprochait. L’ultime regard qu’elle m’a porté était rempli d’amour à en déborder, à en faire des réserves jusqu’à la mienne… Elle est dans ses baisers ma mère que je récidive sitôt que pointe la peine [10 avril 2007]

    Elle est morte et bien morte et ne restent que mes sens en éveil au souvenir de son contact. Je demande à voir, à voir le corps de ma mère pour la prendre dans mes bras, lui confier à nouveau un peu de ma chaleur. Je danserais avec son squelette… Un tango pour revitaliser son sac d’os, un tango pour filtrer assez de soleil dans ses articulations, un tango pour amadouer la mort, le tango de la résurrection [12 avril 2007]

    Je tuerai dieu pour la ramener mais dieu ne peut être tué puisqu’il est sans existence, juste un porte bonheur, une patte de lapin, une dérive de l’esprit humain qui refuse d’être limité. Je reprends un verre, encore un, l’alcool me renvoie dans l’arrière boutique de mon personnage, là où vérité et mensonge ne font plus qu’un, là où la mort et la vie se confondent dans un poème piège dans lequel les mots choisis comme un ouvrier choisit ses clous, fixent le temps dans leur récit, le réduisent à ne plus être qu’une lecture sans fin. Avec eux je suis capable de tout sauf de ramener ma mère, sauf de ramener ma mère [13 avril 2007, tu aurais eu… quatorze ans]

     

    Gilbert, mon pote !

  • Les flammes de la révolte

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    Il est urgent que nous soyons transportés à l’hôpital social au service des grands brûlés, afin d’y être réanimés, soignés, avec les pansements de la renaissance identitaire.

    ***********

    Lorsque l’on pense aux États-unis on pense à Malcolm X, lorsque l’on pense à l’Afrique du sud on pense à Nelson Mandela, lorsque l’on pensera à la France, on pensera, pour sûr, à W.L.H l’Ambassadeur du ghetto….car l’Histoire est ainsi faite!! C’est dit. Ni rappeur, ni slameur, il est radicalement autre : dandy écrivain. Un torrent d’idées choc et de concepts novateurs, le tout agrémenté de citations et autres proverbes pertinents. Un bouleversement, une plume saisissante. Un séisme intellectuel qui brise le scepticisme et qui nous sonne, nous abasourdis, nous interloque.

    Pascal Sevran, Doc Gynéco, la tribu Ka, Diabledonné; en somme, quelques unes des marionnettes du crétinisme sont, au passage, raillées, à des degrés divers, dans une diatribe insolente, impitoyable à l’égard de l’inintelligence.  

    W.L.H décortique les fondements du ghetto, la souffrance qui lui y est inhérente et y apporte des solutions concrètes. En résumé, il préconise, pour les jeunes du ghetto, la déconstruction de l’identité ghetto qui serait le résultat d'un fait social Durkheimien*, pour amener à la reconstruction d’une identité à Soi. Celle-ci permettrait à chacun d’être ce qu’il est et non pas celui que la Rue a voulu qu’il soit. Il baptise cette initiative la Renaissance identitaire !!!

    W.L.H persuade que l’on peut transcender le racisme, articulé autour des représentations sociales (stéréotypes, préjugés...), grâce au port sur soi-même de l’idée du Beau, tant physique, intellectuel que moral.

    Il en est l’illustration. C’est ce qu’il qualifie de Blackdandysme.

    Lorsqu’on le lit, on sait être face à un génie!! La plume incisive, le talent rhétorique, la verve et l’aplomb offerts en prime. L'évidence assomme l'esprit, il est le porte-parole du ghetto. Il en est le véritable Ambassadeur. C’est en sa qualité de diplomate, averti et téméraire mais aussi fort de son casier judiciaire (quatre incarcérations, entres autres), qu’il appelle Nicolas Sarkozy au débat.

    Mieux encore, il le convoque. L’idée de ce duel ne me parait pas fantaisiste. W.L.H en a l’envergure et le charisme.

    Olivia Nloga

    Couverture non contractuelle

    ISBN 978-2915640-51-9                                                                     17,90 €

    NDLR *Pour le sociologue Emile Durkheim, la somme des individus, seule, ne  peut pas constituer une société. Il pensait la société et les faits sociaux en général, comme une entité à part entière, dépassant les individus et s'imposant à eux.

  • La perspective

    On colle au cul de son destin comme le lévrier au cul d’un leurre, dans la perspective de s’en saisir. La perspective c’est la laisse du pouvoir qui fait de ton avenir une carotte et de toi un splendide bourriquot. La perspective c’est le destin à une éternelle portée de main, c’est la ruine où tu te perds à envisager chaque jour le jour suivant et ta femme que tu ne vois plus quand tu la reportes à plus tard. C’est dans un dossier de financement qu’elle se nippe et te ficelle dans la peur de tout perdre alors qu’en réalité tu n’as rien, c’est le sourire aux lèvres de ce banquier qui te racole pire qu’une pute dans l’impasse de sa relation contractuelle.

    Ta signature c’est ta croix que tu saches lire ou non les lignes qu’on te propose. Fous la donc en l’air, change la à chaque paraphe et puis dégage toi de là avec ou sans bagages, prend la tangente et laisse la perspective dans les pantoufles de ce renoncement où tu t’oubliais jusque là. Enlève la goupille de ton cerveau qu’il puisse enfin exploser. Un cerveau en liberté c’est un formidable compagnon, c’est le courage qui n’est plus fiction, c’est l’oppression qui sait qu’elle n’a pas encore gagné et ne peut se contenter que d’en avoir la perspective.

    Gilbert Moreau

    "Clameurs d'enragé"

     à paraître le 15 juin 2007

    150 pages

    150 X 210

    15 €

  • Le Scaphandre et Le Papillon

    Le locked-in syndrome est un état neurologique rare. Le patient est éveillé et totalement conscient, il voit tout, il entend tout, mais ne peut plus ni bouger ni parler en raison d'une paralysie complète à l'exception du mouvement des paupières. C'est pourtant ce qui est réellement arrivé à Jean-Dominique BAUBY, en 1995, alors qu'il était rédacteur en chef du magazine "ELLE". Ce film est l'adaptation de son roman éponyme, dont le contenu a été dicté lettre par lettre grâce au simple clignement de sa paupière...

    Réalisé par Julian Schnabel*, plus connu comme étant peintre, Le Scaphandre Et Le Papillon est exceptionnel à plus d'un titre. Doté de scènes extrêmement intimistes, par le biais de plans à vue subjective, le cinéaste nous plonge directement dans la peau de cet homme ne pouvant rien faire d'autre que de subir son état. Caméra à l'épaule, il nous retient prisonniers du film, tantôt drôle, parfois émouvant, souvent gênant. Rien ne nous est épargné : les pensées de Jean-Do, ses états d'âme, ses joies comme ses peines. medium_lescaphandreetlepapillon.jpg
    Une oeuvre dérangeante, on est comme son personnage, on subit. Et l'on sort de ce film en redécouvrant la véritable valeur de la vie, on réfléchit. Beaucoup pleureront, c'est une certitude. Mais il est de ces films qui frôlent dangereusement le pathos sans jamais s'y engouffrer.

    Servi par un casting des plus admirable, notamment par Emanuelle Seigner**, très juste, diablement émouvante, une actrice malheureusement trop rare au cinéma. Les autres, Marina Hands***, fraichement Césarisée, Amalric**** bien sûr, sont tous parfaits.

    Prix de la mise en scène !

    Et puis ce film est la résultante d'un livre, vous voyez le talent est toujours mérité !medium_51J2NJBA5ZL_AA240_.jpg

     

     

     

     

     

    *Julian Schnabel est un peintre néo-expressionniste et cinéaste américain né en 1951 à New York.

    ** Emmanuelle Seigner, née le 22 juin 1966 à Paris est une comédienne française et la femme de Polanski ( ? )

    ***Marina Hands est la fille de l'actrice française Ludmila Mikaël et du metteur en scène britannique Terry Hands qui fut, un temps, à la tête de la prestigieuse Royal Shakespeare Company.

    ****Mathieu Amalric est né en 1965 à Neuilly, il a ete succesivement réalisateur,acteur,scénariste, assistant réalisateur, 2° assistant réalisateur il est le fils de Jacques Amalric éditorialiste à "Libé" et de Nicole Zand critique littéraire au "Monde"

     

     

     

  • Découpage

    Voici un découpage réservé à ceux qui ont la responsabilité de l'éducation de nos enfants :

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    Oui je sais ce n'est pas drôle, jeux de nains, jeux de vilains...

  • L'éditeur et l'auteur

    L'auteur édité à compte d'éditeur signe un contrat d'édition dans sa forme classique. Il cède ses droits d'auteur, tous ses droits (y compris les droits d'adaptation, par exemple si un film est réalisé à partir du livre sauf stipulation spécifique (ndlr) ce qui est notre cas à hauteur de 50 % ). En contrepartie, il ne débourse rien, ni frais de composition, d'impression, de distribution, de publicité. De surcroît, il bénéficie d'une rémunération sous forme de " droits d'auteur ", proportionnelle au nombre de livres vendus et versée sous forme de pourcentage (environ 10 % de la valeur hors taxe du livre.). Les droits d'auteur sont versés une fois par an ( ndlr nous versons des droits à moins d'un an )  à partir d'un relevé d'un compte établi par l'éditeur.

    De fait, on peut comprendre également pourquoi un éditeur traditionnel est si sélectif dans ses choix. Il est de l'intérêt de l'éditeur, autant que de celui de l'auteur, de publier des ouvrages qui auront une issue commerciale importante. Dans le cas contraire, ni l'un, ni l'autre n'y trouveront leur compte.

    En effet, l'auteur néophyte, l'inconnu-débutant qui publie un premier roman tiré et vendu à 2000 exemplaires maximum (ce qui est le cas de bien des écrivains) peut trouver que 10 %, voire moins, ce n'est pas cher payé, en comparaison de ce qui est proposé par les éditeurs à compte d'auteur (de 20 à 50 %), ou de ce qu'il peut recevoir en auto-édition (100%).

    Ce serait un calcul réducteur et erroné. L'auteur averti sait qu'il est préférable de percevoir 10 % sur 10000 exemplaires vendus, que 50 % sur 100 exemplaires vendus ou 100 % sur 10 exemplaires vendus.

    Or, la vente d'un livre est toujours une loterie. Et sa diffusion un problème crucial. L'éditeur qui publie à compte d'éditeur dispose de moyens de diffusion qui n'ont rien de comparables avec ceux de l'édition à compte d'auteur ou de l'auto-édition.

    Mais au bout du compte, quel que soit le tirage, quel que soit le succès du livre, l'auteur sera toujours gagnant s'il sait reconnaître qu'en le publiant, l'éditeur lui aura offert, avant tout, une chance d'entrer dans le cénacle des privilégiés de l'édition à compte d'éditeur.

    Source portail du livre

  • L'amour est injuste !

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    Les pauvres adorent les riches parce qu'ils rêvent de leur ressembler.

    Les riches adorent les pauvres parce qu'ils savent qu'ils ne leur ressembleront jamais... Mwarf !

    L'amour est injuste. Non ?

    (Dessin Philippe Tastet)

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