Avertir le modérateur

Actualité - Page 2

  • Ulysse Clandestin

    Sortie du film

     

    Ulysse Clandestin

    Un film pour la nécessaire suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale

    (93’)

    et du court-métrage

    Il fut des peuples libres qui tombèrent de plus haut

    (17’)

    Deux films de Thomas Lacoste

    Une production de La Bande Passante

     

     

    Visionnez les films et soutenez l’initiative

    www.labandepassante.org/index_lbp.php

     

     

     

    Avec la participation des historiens Pap Ndiaye (EHESS), Gérard Noiriel (EHESS), Tzvetan Todorov (CNRS) et Sophie Wahnich (CNRS), des anthropologues Michel Agier (EHESS), Marcel Detienne (EPHE), Françoise Héritier (Collège de France) et Emmanuel Terray (EHESS), des sociologues Luc Boltanski (EHESS) et Eric Fassin (ENS), tous membres du Collectif pour la suppression du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, de la danseuse et chorégraphe Latifa Laâbissi et de la comédienne et metteur en scène Anaïs de Courson.

     

    La création d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale était en soi un acte d'une violence inouïe. Le débat sur l'identité nationale, et toutes les dérives verbales qui l'ont accompagné, ont confirmé les plus sombres prophéties. La prochaine étape dans ce parcours de l'ignominie sera la présentation du projet de loi Besson en septembre 2010 qui dégradera encore un peu plus la condition des immigrés en France.

    Il est primordial de réagir, sans attendre. Et pour cela comprendre, comprendre les enchaînements qui conduisent à cette régression, comprendre le contexte dans lequel se déploie ce nationalisme dangereux en France et un peu partout en Europe, et à quelles sources il s'alimente.

    Le film choral Ulysse Clandestin (93'), et les autres films qui lui sont associés (20 films réunis dans le Coffret Frontières), s'y emploient. Le court métrage introductif de Thomas Lacoste Il fut des peuples libres qui tombèrent de plus haut (17') revient sur la constance de l'exclusion des étrangers de la cité, à partir d'un texte du sociologue Abdelmalek Sayad (extrait de L'immigration ou les paradoxes de l'altérité, Ed. Raisons d'agir, 2006) et d'une adaptation de la pièce chorégraphique Self portrait camouflage (52') de la danseuse et chorégraphe Latifa Laâbissi. Les dix entretiens longs, avec les intervenants du film choral qui reviennent sur leurs recherches, constituent une mise en perspective et un approfondissement essentiels.

    Pour sortir des dangereuses problématiques autour de l'identité nationale que les pouvoirs cherchent à imposer, il faut rappeler ce qu'est l'histoire de l'immigration et ce que sont les caractéristiques du « creuset français ». Les origines de la nation française sont bien là, dans la multiculturalité. Ces films interrogent aussi la récurrence et les usages des thématiques racistes, notamment dans les périodes où le capitalisme entre en crise. Ils reviennent sur cette hydre, l'association de l'immigration et de l'insécurité, sans cesse renaissante.

    On l'aura compris, le film-frontières de Thomas Lacoste Ulysse clandestin est aussi un engagement pour un certain nombre de valeurs, simples mais essentielles : hospitalité et accueil, droit d'asile, respect de l'autre et de la différence, du commun et du multiple, du partage et de la redistribution. Les sociologues, anthropologues, historiens et philosophes qui témoignent dans ce film livrent des analyses méticuleusement agencées afin de lancer un salutaire combat : la suppression nécessaire et définitive du ministère de la honte !

     

    Voir le film

    - Visionnez le film en libre accès sur www.labandepassante.org/index_lbp.php ;

    - Soutenez et achetez le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site http://www.labandepassante.org/index_lbp.php ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

     

    Une sortie nationale en deux temps

    Dès aujourd’hui, une sortie en libre accès sur internet et en DVD, et, à partir de septembre 2010, des projections publiques partout en France au moment où sera discuté le projet de loi Besson sur l’immigration au parlement.

     

    Lieux de projection

    Nous sommes à la recherche de lieux de diffusions.

    Si vous voulez participer à la diffusion du film Ulysse Clandestin, vous pouvez organiser une projection publique dans votre ville (cinéma, lieu culturel ou associatif, université, etc.), le film peut être projeté dès lors que vous prenez contact avec Julie Paratian (julie@labandepassante.org) afin de mettre sur pied l'agenda de ce tour de France.

     

    Faire circuler

    Nous vous invitons à faire connaître et circuler le film Ulysse Clandestin. Ce film peut être repris sur des sites, blogs, etc. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

    « Pour soutenir cette initiative et les futurs films, vous pouvez acheter le DVD 12 € (frais de port inclus) par paiement en ligne sur le site http://www.labandepassante.org/index_lbp.php ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3 rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris. Merci de nous informer de toutes initiatives afin que nous relayons l'information sur nos différents sites. »

     

    Le Coffret Frontières (20 DVD)

    Ce film est accompagné par la sortie du Coffret Frontières, réunissant vingt films en DVD disponibles sur le site www.labandepassante.org/lbp_dvdbox2.php, dont l’acquisition peut également se faire à l’unité.

     

    Retrouver l'ensemble de nos films

    http://www.labandepassante.org/lbp_dvdlist.php

     

    Signer l’appel

    www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org

     

    Contacts

    La Bande Passante

    info@labandepassante.org

     

    Projections publiques

    Julie Paratian

    julie@labandepassante.org

     

     

     

    N'hésitez pas à diffuser largement ce message

     

     

    La Bande Passante

    www.labandepassante.org

     

    Le Collectif pour la suppression du ministère de l’Immigration

    www.pourlasuppressionduministeredelidentitenationale.org

     

    Le Passant Ordinaire

    Editions du Passant

    www.passant-ordinaire.com

     

    L'Autre Campagne

    www.lautrecampagne.org

    Sortie Ulysse Clandestin.pdf Sortie Ulysse Clandestin.pdf
    18 Ko   Afficher Télécharger

  • Tombe la neige...

    Déclaration de l'Elysée : Casse-toi flocon !

  • C'était un 12 septembre

    C'était le 12 septembre 2009 que nous avons publié ce texte ....

     

    397_bachelot_mutante.JPG( photo DR)

    Une pandémie de profit

    Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles ?
    1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA, qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire.

    Les journaux n´en parlent pas! ( Sauf rares exceptions )

    2  millions d´enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE, alors que l´on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour O euros 25 la dose.

    Les journaux n´en parlent pas! ( Sauf rares exceptions )

    10 millions de personnes par an meurent de la ROUGEOLE, PNEUMONIES et INFIRMITÉS, que l´on pourrait les guérir avec de simples vaccins.

    Les journaux n´en parlent pas! ( Sauf rares exceptions)

    Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue...

    Les journaux mondiaux nous on inondés d´informations à ce sujet...

    Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !

    On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles..


    Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.
    La grippe commune, tue un demi-million de personnes par an, dans le  monde. Un demi-million contre 25!

    Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe Aviaire?

    Parce que derrière les poulets il y avait un "Coq", un coq à grande crête.

    L´entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.

    Bien que l´efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.

    Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et RELENZA, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenues des millions de dollars de bénéfices.

    Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs.
    Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.

    Et je me demande: Si derrière les poulets il y avait un "Coq"... N´y aurait t´il pas derrières les cochons un "Gros Porc"?  

    L´entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n´est autre que le sinistre, Donald Rumsfeld, secrétaire d´état à la défense de Georges Bush, l´artisan de la guerre contre l´Iraq... 

    Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et RELENZA doivent se frotter les mains, ils doivent être  heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

    La véritable pandémie est celle de l´argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.  
    Je ne nie pas les précautions nécessaires qui sont entrain d´être prises  par tous les Pays du globe.

    Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l´annonce les médias. Si l´OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.

    Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ? 

    Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et RELENZA et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tous les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres. Ne serait-ce pas la meilleure solution ? Ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!  

    Avez vous remarqué que malgré le très grand risque lié à la prolifération de cette maladie, aucune précaution n'est prise à l'égard des destinations à risques?

    Aucuns médias ne se fait le relais de la prévention ni ne met sérieusement les gens en garde comme le voudrait le bon sens.

    Demande-t-on aux gens d'éviter de se rendre aux états-unis?  Non!

    Que fait-on concrètement pour enrayer le risque de s'engager dans une pandémie? Rien! 

    Pourquoi? 
    On est inscrits dans un contexte de crise financière ayant entraîné une crise économique. Une des plus grave que l'on ai connu. 

    Pour détourner l'attention du peuple et sa méfiance, relancer l'économie "florissante" et ultralibérale avec les mêmes personnes qu'avant, il faut une situation de crise visant les personnes  dans leur intégrité physique.

    On sait tous qu'en temps de crise, les gens se jettent sur les magasins pour faire des stocks de tout et de rien.

    La preuve, certains font déjà des  listes de survie pour pandémie!! On a vu ça avec les différentes guerres au 20ème siècle, les gens vont naturellement acheter plus et font des réserves.

    Une guerre mondiale ne pouvant être déclarée (logique) rien de tel qu'une bonne pandémie!

    Et ouais !

     

  • Rallye AÏCHA des Gazelles

    Deux Gazelles au départ du XX° Rallye.

    Sans titre.jpgPatricia CICILIANI

    Assistante de Direction Générale

    46 ans - Mariée - 1 fille de 20 ans

     

    Mes qualités : Intégrité, générosité, respect, honnêteté, motivation, courage, détermination…

    Mes motivations : Evacuer une énergie débordante et relever le plus grand défi de ma vie !… Exprimer ma solidarité et mon soutien à toutes les causes humanitaires.

    Que pense t'on de moi :

    Patricia représente à elle seule l'incarnation de plusieurs femmes... passionnée, volontaire, toujours attentive et bienveillante avec les autres. Elle sait imposer ses idées, patiemment et en douceur. Nul doute qu’elle fait l'unanimité pour son sérieux et sa droiture. De par ses origines et son vécu, elle partage avec simplicité ses multiples expériences.

    De Patricia on peut dire quelle est une très belle personne.

    -

    photo 46.jpgCathy CAVALLI-ELHARAR

    Responsable Adminsitratif et Financier

    45 ans - Célibataire - 1 fils de 18 ans

    Mes qualités : Ténacité, dynamisme, esprit d’équipe.

    Mes motivations : Relever le défi d’une battante pour aller jusqu’au bout de mes rêves ! L’envie de vivre une expérience dans le pays d’origine de mes parents.

    Que pense t'on de moi :

    Petit bout de femme pleine d'énergie et d'enthousiasme, Cathy aime mener à terme tout ce qu'elle entreprend. Compétitrice dans l'âme, elle voudra montrer à tous qu'elle est capable du meilleur, même dans le désert, car elle est plutôt citadine !! De tempérament calme, cette aventure est pour elle à la fois l'occasion de montrer sa ténacité, de se surpasser et d'aider les populations locales au  travers de dons. Alors, avec sa soeur Patricia, elles feront tout pour prouver qu'on a bien fait de miser sur elles ... et leur complicité leur permettra de parcourir tous les kilomètres du rallye et de se classer ! Même si elles ne sont pas encore parties, j'attends déjà le récit du périple ...

    Découvrez leur site : http://gazforelles2.fr

     

    20ème

    RALLYE AICHA DES GAZELLES

    du 13 au 27 mars 2010

     

    Cliquez sur ce lien pour visiter le site officiel

     

    Pour rappel, nous avons édité le premier livre d'un équipage, le 105 de Caroline et Corinne et écrit magnifiquement par Joëlle Surat, lors du précédent rallye en 2009, cliquez sur la vignette :

    couv rallyeBD08 avril 2009 copie.jpg

     

  • Allain chez Véro !

    Allain est reçu par Véronique, à ne pas manquer !

     

    15000006-bandeau.jpgLAISSEZ-VOUS CONTER ALLAIN LEPREST, une émission de Veronique SAUGER de 12H à 13H ce samedi 29 août !
    Allain Leprest, auteur, compositeur, interprète...


    http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/laissez-conte /emission.php?e_id=15000006

     

    Véronique, c'est le talent !

  • C'est le bloc-notes de Langlois

    C'est toujours bien le bloc-notes de Langlois mais là c'est encore mieux : Cliquez sur la vignette pour mieux connaitre Politis arto5fddf.jpg

    Un an

    Chaque fois que j’entends le mot « reprise », je pense à cette maxime rigolote qu’affectionnait, paraît-il, la grand-mère corrézienne de Jacques Chirac (on la trouve aussi dans une chanson de Chelon, ce qui ne nous rajeunit pas) : «  Il faut mépriser les hauts et repriser les bas ! » La reprise de la parution de Politis après la trêve estivale commande aussi celle de ce bloc-notes, puisqu’il semble que vous n’en soyez point encore lassés : alors encore une année scolaire à jouer avec les mots d’une actualité qui le plus souvent m’insupporte par son caractère répétitif, en m’efforçant pourtant de lui trouver un sens : après quoi, promis, j’arrête. Je suis retraité, après tout ! [Et à propos de ce plaisir qu’on prend à jouer avec la langue, je vous recommande le dernier roman de Jacques A. Bertrand, jongleur bien connu des amateurs – déjà une quinzaine de bouquins à son actif – et des auditeurs des « Papous dans la tête » (le dimanche sur France Culture), neveu littéraire de Vialatte, petit cousin de Desproges et – pourquoi pas ? – lointain descendant de La Bruyère : les portraits qu’il brosse de ses contemporains (des nôtres et de nous, donc !), la façon qu’il a de croquer leurs (nos) travers, manies, fantasmes, la drôlerie de ces courts chapitres enlevés de main légère vous aideront à supporter la fin de l’été qui s’annonce et la « reprise » du collier, déjà effective pour beaucoup  [1].]

    Colères

    « Mépriser les hauts » : ce ne sont certes pas les occasions d’en dispenser (du mépris) qui auront manqué cet été, même si un autre aphorisme nous en suggère l’économie  [2]. Comment ne pas les mépriser, ces hommes d’argent, ces banquiers sauvés de la faillite par nos impôts et qui, à peine requinqués, reprennent les acrobaties financières qui ont généré la crise mondiale ? Comment ne pas mépriser ces patrons qui continuent de mener grand train tout en biffant d’un trait de plume l’avenir de centaines de salariés ? Comment ne pas mépriser ces politiques qui prétendent réformer le capitalisme mais maintiennent intacts les privilèges de leur caste ? Comment ne pas mépriser cette ministre des Finances qui se répand sur les ondes pour chanter la bonne nouvelle de la « reprise », au prétexte d’un léger frémissement à la hausse qui sera démenti demain (Mme Lagarde, faisons-lui cette grâce, a fait de gros progrès en communication : elle est, dans son expression, moins caricaturale de la grande bourgeoise qu’à ses débuts ministériels ; elle n’en est pas plus crédible pour autant en annonçant une « sortie de crise » imaginaire) ? Comment ne pas mépriser ce renégat du PS devenu ministre des expulsions qui ne cesse de proclamer son respect des libertés et des droits de l’homme (intelligent, ce M. Besson, sans doute, et promis à un bel avenir : on commence à parler de lui pour Matignon… Mais quel cynisme !), alors que ses services ne cessent de démanteler des familles, de désespérer des enfants nés sur notre sol ? Et que dire de ces dirigeants syndicaux devenus de simples auxiliaires du pouvoir au lieu de prendre la tête de leurs troupes dans un combat frontal, comme savent le faire les syndicalistes de Guadeloupe ou de Nouvelle-Calédonie ? On se souvient que c’est autour de cette question de la défaillance (pour ne pas dire la trahison) syndicale au sommet que nous nous étions quittés en juillet. Au plus fort de l’été, le responsable CGT de l’équipementier automobile du site Continental de Clairoix (les fameux Conti, qui se sont battus comme des lions pour obtenir des primes de licenciement convenables) n’hésitait pas à dénoncer la passivité de son leader sur les ondes de France Info : «  Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, toute cette racaille », disait Xavier Mathieu, qui a depuis atténué ses propos : « Je n’aurais pas dû sortir “racaille”, connoté Sarkozy, mais dire plutôt “parasite”. » Correction mineure, comme on voit ! Combien sont-ils, dans les boîtes sinistrées, à partager cette opinion, à vibrer d’une même colère ?

    Solidarités

    « Repriser les bas » : c’est tout ce qui fait contrepoids à cette arrogance des arrivistes et des arrivés du haut de l’échelle. Ce qui fait qu’on ne désespère pas de l’homme. Je pense aux solidarités concrètes, aux engagements sans calcul, à toute cette bonne volonté militante et bénévole qui s’exerce sans tapage, loin des « pipoles » et des projos de la vanité ordinaire ; par exemple, à ceux qui consacrent du temps et/ou de l’argent à maintenir en l’état (à « repriser » !) tous ces filets de sécurité bénévoles sans lesquels la société française serait plus déchirée encore qu’elle ne l’est : lieux d’hébergement et d’accueil, et autres Restos du cœur, dont on peut être sûr qu’ils vont être plus sollicités que jamais dès la froidure venue. Mais aussi ces opiniâtres de RESF  [3], qui restent à l’affût dans toute la France des dénis de justice envers les immigrés menacés d’expulsion et tentent de retarder ou d’empêcher, parfois avec succès, leur reconduite expéditive et musclée ; ou ces militants calaisiens qui, au risque de tracasseries policières et judiciaires, aident les centaines de clandestins candidats au passage (en Angleterre), dans leur détresse et leur dénuement insupportable… C’est aussi à « repriser ces bas », en relayant leurs engagements, que doit servir une presse alternative comme Politis, ou comme ces sites, ces blogs, ces réseaux sur la Toile où circule une information qu’escamote ou maltraite une presse rongée par le conformisme  [4]. Enfin, je crois.

    En boucle

    En politique, ce fut la scie de l’été : le PS se meurt, le PS est mort. Chantée d’un bout à l’autre de la scène par un chœur dont l’inévitable Bernard-Henri Lévy fut le coryphée inspiré  [5]. Les continuelles querelles de chefaillons, les ambitions proclamées et concurrentielles des un(e)s et des autres, l’impression générale d’une dérive collective nourrissent ces avis de décès répétés en boucle. Avec en face, il faut bien le dire, le machiavélisme du Prince qui, malgré sa petite défaillance de coureur à pied impénitent, ne cesse de brouiller les cartes et d’embrouiller les esprits avec un indéniable savoir-faire. Donc, le PS est mort.

    Remous

    L’affirmation est à la fois juste et stupide. Nous la dirons juste si on la rapporte à l’adjectif « socialiste », tant cette formation politique héritière (abusive) de l’idéal jaurésien n’a plus rien à voir avec lui : si ce n’est cette captation ripolinée à chaque échéance électorale, oubliée entre deux ; cette bannière mitée qu’on brandit encore dans les défilés, aussitôt roulée dans un placard ; cette défroque usée qui sert encore sur les tréteaux, remisée dès qu’on est au pouvoir. Mes lecteurs savent que je me refuse pour ma part à servir à ce parti du : « socialiste », et ne l’appelle plus que : « solférinien », ce qui est pratique tant qu’il n’a pas déménagé ! Le PS est donc bien mort en tant que socialiste, il n’est que de considérer les profils, comportements, modes de vie de ses grands notables (leurs « habitus de classe », comme pourrait dire Bourdieu) pour s’en persuader. Et tant pis pour ceux de ses militants qui continuent d’y croire, sans rien en attendre pour eux-mêmes, les purs : les cocus sont toujours les derniers prévenus de leur infortune.

    Mais l’affirmation est stupide si c’est au parti lui-même qu’on pense, non à ce qui le qualifie : en tant qu’organisation politique, le PS a encore de beaux jours devant lui. Il règne sur la quasi-totalité des régions, un nombre imposant de départements, une palanquée de villes grandes et moyennes. Il ne perdra pas ces positions du jour au lendemain. Ce solide maillage, forgé au feu d’un clientélisme éprouvé, voire d’une gestion honorable, subira probablement quelque érosion lors des prochains scrutins : pas assez pour modifier en profondeur une géographie politique qui ne bouge que lentement ; au point qu’on a pu soupçonner les grands élus locaux de s’accommoder assez bien des insuccès de leur parti aux scrutins nationaux, pourvu que soit préservée leur suprématie territoriale. Ce n’est du reste pas l’avis de ceux qu’on appelle (abusivement, ils frisent plutôt la cinquantaine) les quadras, et qui sont pressés de goûter au charme des palais nationaux. Alors que s’ouvre la traditionnelle université de La Rochelle, après des remous de courants plus agités que jamais (je suppose qu’on vous en touche deux mots par ailleurs), on sent se profiler comme une grande alliance allant de Robert Hue à Bayrou en passant par Cohn-Bendit, dont le PS formerait le ventre (mou). La martingale pour battre Sarkozy en 2012 ? Certains y croient. Mais aller au pouvoir pour y faire quoi ?

    Chansons

    Il est une autre façon de « repriser les bas », les gens d’en bas, et donc de ne pas les mépriser, c’est de leur donner de la joie, du plaisir, en les respectant assez pour – dans le domaine des arts, du divertissement, du spectacle – ne pas leur servir de la soupe ou du brouet. Prenez un Brassens, par exemple, l’un des très, des plus grands de la chanson française d’après-guerre : il n’hésitait pas, dans son amour de la langue, du mot juste, et son respect du public, à user de références, de formules et d’un vocabulaire parfois difficiles ou désuets. Il ne se disait pas : je ne dois pas employer ce mot-là, ces cons ne vont pas comprendre. Il y a des dictionnaires pour ceux qui veulent comprendre, quand une locution leur échappe. Et il y a même, figurez-vous, un dictionnaire Brassens qui vient de sortir, et qui recense des centaines de mots goûteux, gouleyants, d’expressions rares ou même détournées qui peuvent paraître un peu absconses à certains : eh bien, allez donc y voir (si vous ignorez ce qu’est une ribaude, une maritorne ou un fesse-mathieu), c’est drôlement bien fait ; et ça complète un autre volume paru précédemment chez le même éditeur (le département chansons y est tenu par un confrère compétent et scrupuleux, Jean-Paul Liégeois) qui recense les œuvres complètes (dont beaucoup d’inédites) de notre tonton Georges  [6]. Pour faire bon poids, Liégeois m’envoie aussi un Cabrel de bonne facture (« Quand j’écris, je pense toujours à Brassens. […] Je respecte les artistes qui ne vendent pas leur âme. » Moi aussi). À déguster dans une cabane, au fond du jardin…  [7]

    Notes

    [1] Les autres, c’est rien que des sales types, Jacques A. Bertrand, Julliard, 135 p., 15 euros.

    [2] Chateaubriand : « Il faut être économe de son mépris, tant sont nombreux les nécessiteux. »

    [3] Pour les joindre et recevoir la liste de diffusion : resf.info@rezo.net et http://www.educationsansfrontieres.org.

    [4] À propos, allez faire un tour chez Bonnet (Plume de presse) qui a des démêlés avec la justice… Besoin de soutien.

    [5] « Le PS est dans la situation du PC de la fin des années 1970, quand la désintégration s’amorçait et qu’on tentait de la conjurer par des formules incantatoires sur – déjà – la “refondation”, la “rénovation” […]. Il est mort. Personne, ou presque, n’ose le dire. Mais tout le monde, ou presque, le sait. Il est comme le cycliste d’Alfred Jarry qui pédalait alors qu’il était déjà mort. Ou comme le chevalier d’Italo Calvino dont l’armure était vide. Il est mort. » (Interview au JDD du 19 juillet).

    [6] Les Mots de Brassens, petit dictionnaire d’un orfèvre du langage, Loïc Richard, le Cherche Midi, 360 p., 15 euros. Et aussi, même éditeur : Georges Brassens, œuvres complètes (mars 2007).

    [7] Francis Cabrel, C’est écrit, chansons choisies, édition établie, présentée et annotée par Jean Bonnefon, le Cherche Midi, 153 p., 15 euros.

  • Francesca et Véronique

    Francesca est reçue par Véronique, à ne pas manquer !

     

    15000006-bandeau.jpgLAISSEZ-VOUS CONTER FRANCESCA SOLLEVILLE, une émission de Veronique SAUGER de 12H à 13H ce samedi 22 août !
    Francesca Solleville, chanteuse, interprète de Vian, Aragon, Pierron,
    Leprest, Ferré, Ferrat...

    http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/laissez-conte /emission.php?e_id=15000006

     

    Véronique, c'est le talent !

  • Stéphane sur France Culture

    Stephane Mercurio Mercredi 17 à 11 h sur France culture Emission d'antoine Garapon, le bien commun. autour de la souffrance dedans/dehors.

    Cliquer sur la vignette ci-dessous : 1° de couvBD.png 1317316184.PNG

    medium_1°_de_couv.png

  • Denis Robert

    Eyedea_gas2044591_009.jpg

    Quand il n'enquête pas sur des scandales politico-financiers, l'ami Denis est également artiste plasticien. Il expose jusqu'au 30 octobre à la galerie W ( 44 rue Lepic 75 018 Paris )

    Toiles géantes sous formats listings en références à l'affaire Clearstream..

    Crédit photo - Agence Gamma

  • La gauche cactus

    Copinage :

     

     

    537291021.2.jpgBonjour !

     

    Comme l’an dernier, le déjeuner de la Gauche Cactus à la Fête de l’Huma aura lieu Dimanche 14 septembre à 13h au stand de la fédération du Morbihan du PCF.

     

    Nous y accueillerons avec plaisir, et dans la joie, celles et ceux qui ont envie de nous rencontrer.

     

    Compte tenu du nombre de places limitées, et pour permettre à nos amis du Morbihan de prévoir le nombre de convives, et donc les huîtres, moules, vin blanc etc nécessaires, il est impératif de s’inscrire par retour de mèl. Il est également souhaitable, même si le sens aigu de la discipline n’est pas inscrit dans les gènes du Cactus, d’arriver à l’heure prévue.

     

    Amitiés à toutes et tous

    Nb : le cactus n’est pas riche et évidemment, chacun-e paie son écot

     

    Nouveau sur notre site http://www.la-gauche-cactus.fr : Des ciseaux pour mettre en pièces le droit du travail, par Gérard Bélorgey, et des brèves d’actualité

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu