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Blog - Page 4

  • A la tienne !

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    Mon bistrot préféré

    Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
    M’accueille quelquefois aux jardins du Bon Dieu
    C’est un bistrot tranquille où il m’arrive de boire
    En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire

    Les jours de vague à l’âme ou les soirs de déprime
    Près de quelques artistes amoureux de la rime
    Je vide deux trois verres en parlant de peinture
    D’amour, de chansonnettes et de littérature

    Il y a là, bien sûr, des poètes, le Prince
    Tirant sur sa bouffarde, l’ami Georges Brassens
    Il y a Brel aussi et Léo l’anarchiste
    Je revis, avec eux une célèbre affiche

    Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
    Cependant que Verlaine et Rimbaud, à l’absinthe
    Se ruinent doucement en évoquant Villon
    Qui rôde près du bar et des mauvais garçons

    L’ami René Fallet me parle de ses touches
    Qui me font frissonner quand il pêche à la mouche
    Et du vin et des femmes et surtout des copains
    Qui font la vie plus belle, le désespoir plus loin

    Il y a Boris Vian, Maupassant et Bruant
    Ecoutant les histoires d’un Coluche hilarant
    Je m’assois avec eux pour quelques libations
    Entouré de Desproges et Reiser et Tonton

    Nous rigolons des cons avec Frédéric Dard
    Souvenirs de prison avec le vieux Boudard
    Audiard et puis Pagnol s’allument au Pernod
    Je lève mon verre à Robert Doisneau

    Gainsbourg est au piano, jouant sa Javanaise
    Et nous chante l’amour qu’il appelle la baise
    Dewaere est là aussi dans un coin, et il trinque
    Avec Bernard Dimey, avec Bobby Lapointe

    Assis autour du poêle il y a Jacques Rigaut,
    Franquin, Jean-Pierre Chabrol, Prévert et son mégot
    Nous parlons de suicide Maurice Ronet arrive
    La mort est quelquefois tout un art de vivre

    Mon bistrot préféré, quelque part dans les cieux
    Je l’avoue, désolé, manque de femmes un peu
    Mais les amis, les potes qui le hantent toujours
    Savent aussi bien qu’elles ce que c’est que l’amour

    Ils sont bien plus vivants dans ma mémoire au moins
    Que la majorité de mes contemporains
    Si demain la faucheuse vient me prendre la main
    Pourvu qu’elle me conduise au bistrot des copains.

    R.S 2002

  • le Leprest de la semaine

    La colère

    Ca te vient, ça t'arrive, cent clébards dans la tête,
    Une locomotive, un barrage qui pète
    Ca te sort d'une graine et ça devient un tronc
    Et les branches d'un chêne qui t'éclatent le front
    C'est jouir à l'inverse, c'est un ciel à sanglots
    Et son grelon qui perce les parois de la peau
    C'est pleurer à l'envers, le pétard de la peine
    L'orgasme de la haine. C'est s'entr'aimer quand même,
    La colère

    C'est un piano qui cogne dans l'orchestre des veines
    Ce pipeau dont l'haleine sent mille saxophones
    C'est la sueur de décembre, mourir en italique
    Vouloir nouer ensemble la Manche et l'Atlantique
    C'est une épée tendue à la barbe des cons
    Une fleur de passion aux pétales pointus
    C'est le jour moins le jour, c'est un accouchement
    Sans l'aube d'un enfant, les mâchoires de l'amour,
    La colère

    C'est les yeux qui s'effritent et le poing qui se blesse
    Au tranchant des caresses, au baiser de la vitre
    "Patron, une dernière, à la santé du diable !"
    Et je casse mon verre sur le bord de la table
    C'est un rire qui balance sous le ciel des gibets
    Et son sexe bandé en haut de la potence
    C'est le cœur éclaté mais c'est mieux que se taire
    De pouvoir la chanter, comme hurler de colère,
    Sa colère

    C'est l'anus du Vésuve dessous ma casserole
    Un fleuve de pétrole où navigue l'étuve
    La langue qui s'embrase, la salive qui brûle
    Et le ventre qui hurle pour attiser les phrases
    Cette vague de braises au bûcher de la mer
    Cette écume incendiaire qui lèche la falaise
    C'est un feu de chevaux lancés au cœur des champs
    Et le vent qui reprend l'odeur de leurs sabots,
    La colère

    C'est sauter à deux pieds sur l'édredon des ronces
    La rage qui défonce les portes enfoncées
    C'est l'opéra du cri, l'orage de tes bras
    C'est cracher du lilas à la gueule des orties
    C'est un hymne de fou, c'est l'étincelle noire
    Qui porte à la victoire l'agneau contre le loup
    Un baiser en dedans à l'amitié complice
    Qui mord à pleine dents le cul de l'injustice,
    La colère

        Paroles: Allain Leprest. Musique: Georges Augier   1998  "Nu"
    © Night and Day

  • Antoine a pris le large...

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    « La mort n’est rien.

    Je suis seulement passé dans la pièce d’à côté.

    Je suis moi, vous êtes vous.

    Ce que nous étions les uns pour les autres,

    Nous le sommes toujours.

    Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.

    Parlez de moi comme vous l’avez toujours fait.

    N’employez pas un ton différent,

    ne prenez pas un air solennel et triste.

    Continuez à rire de ce qui faisait rire ensemble.

    Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été,

    sans emphase d’aucune sorte,

    sans une trace d’ombre.

    La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.

    Elles est ce qu’elle a toujours été.

    Le fil n’est pas coupé.

    Pourquoi serais-je hors de votre pensée simplement

    parce que je suis hors de votre vue ?

    Je vous attends.

    Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

    Vous voyez, tout est bien.

    Chanoine Scott Holland

    Au regard des engagement d'Antoine, il souhaite à la place des fleurs que des dons soient adressés à

    SOS Enfants

    8 rue du Château des Rentiers

    75 013 Paris

     

  • Allain Leprest, suite...

    « C’est simple, je considère Allain Leprest comme un des plus foudroyants auteurs de chansons que j’ai entendus au ciel de la langue française…."Claude Nougaro

    Pas étonnant que notre Jehan toulousain se trouve à l'aise dans cet univers et lui emprunter tant de textes.

    Cette filiation qui est si prégnante dans la chanson française des chanteurs de bistrots est magnifiée dans sa voix râpeuse à récurer les souvenirs. Avec le rabot des mots il est artisan de la chanson. Avec la liturgie du vin, il entend la terre.

    « Je glisse de travers

    L'avenir est si courbe

    Quand j'ai vu

    L'amour est si fourbe

    Quand j'ai vu

    Quand j'ai vu

    j'bois double

    Quand j'ai vu

    j'bois double »

    Un tel acharnement à se détruire mérite le respect. Car sinon comment expliquer qu'un chanteur-compositeur de l'envergure d' Allain Leprest reste prisonnier du mazout des jours blêmes et des alcools trompeurs?

    Chapeau bas Allain, et grande misère sur nous.

    (Esprits nomades)

    Allez à la rencontre de ce chanteur trop peu connu du grand public... voici ci-dessous une de ses plus belles chansons... (Magnifiquement interprétée également par Francesca Solleville) Allain est un homme si rare, un homme authentique trop pauvre d'artifices, trop riche de générosité pour tricher.

    282127831.jpgSacré coco

    Déjà qu'à un an ses parents
    Poussaient son landau en gueulant
    Pour Vanzetti et pour Sacco
    Il a grandi sous une banderole
    Entre une affiche et un seau d' colle
    La moindre manif, il y go
    Sacré coco

    Soixante-dix piges et des poussières
    Qu'il balaie chaque anniversaire
    Entre les miettes et les mégots
    Comme il dit "J' suis un dinosaure"
    On cherchait pas le même trésor
    C'est là qu'on n'est pas ex-æquo
    Sacré coco

    Il dit aussi "Juré, craché !
    J' boss'rai pas pour des haricots
    Et si ça arrange leurs affaires
    Demain pour la classe ouvrière
    J' port'rai des godasses en croco"
    Sacré coco

    Il dit même "Pour les non-voyants
    Il faudrait écrire les slogans
    En braille sur les calicots"
    En classe, il a pas été loin
    Mais il connaît sur l' bout des poings
    Cézanne, Beethov' et l' père Hugo
    Sacré coco

    On rentre chez lui sans frapper
    Là où c'est écrit "J'aime la paix"
    Au trente-six rue des coquelicots
    On sirote un alcool de fruits
    En rigolant, il dit qu' chez lui
    C'est l' temps des cerises en bocaux
    Sacré coco

    On chante la jeune garde à tue-tête
    Quand c'est qu' des fois sous sa casquette
    Souffle un vieux coup de sirocco
    Et le lendemain, sa geule de bois
    Sûr c'est la faute à Paribas
    C.I.A. monopole and co
    Sacré coco

    Pour la castagne, il crie "D'abord !"
    Pour la fiesta, il crie "D'accord !"
    Et pour le cul, il crie "Banco !"
    Il dit encore "Si il fait froid
    Lutte à l'envers, lutte à l'endroit
    Se battre, c'est se faire son tricot"
    Sacré coco

    "Y a pas de sans-culotte au ciel"
    Comme il dit "J'suis pas éternel
    D'ailleurs, Dieu c'est du rococco
    Quand j' s'rai mort, juste un bouquet rouge
    Des chansons et des gens qui bougent
    Pour qu' le vent reprenne en écho"
    Sacré coco

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Gérard Pierron  1989

  • L'fait soif ...

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  • La fête des pères

    Le copain de mon père 

    Le copain de mon père
    Il venait en bout d'mois
    La, la, lalala
    On lui servait un verre
    Il s'en resservait trois
    La, lalala

    C'était un roi déchu
    Une épave, un fantôme
    Qui pointait au chômdu
    En attendant son trône

    Mon père l'accompagnait
    Jusqu'au bout du chemin
    Et froissait un billet
    Dans sa poignée de main

    Il s'app'lait p't-être Marcel
    Il roulait en vespa
    La, la, lalala
    A côté de sa selle
    Le copain de papa

    Le copain de mon père
    C'était un amiral
    La, la, lalala
    Qui boitait de travers
    Et flottait du moral
    La, lalala

    Il avait l'coeur cassé
    Il suçait des cachous
    Quand il nous embrassait
    On s'essuyait les joues

    Recalé d'la sécu
    Il brassait son roman
    Et des histoires de cul
    Qui f'saient rougir maman

    Il avait eu des femmes
    Des baisers, du tabac
    La, la, la
    Des mômes et même une âme
    Le copain de papa

    Le copain de mon père
    Il avait le nez bleu
    La, la, lalala
    Un pull-over tout vert
    Et un regard pluvieux
    La, lalala

    On l'appelait "Train-train"
    Il se taisait jamais
    Et quand il causait rien
    On croyait qu'il dormait

    Il avait cru des guerres
    Pacifié l'Algérie
    Mangé des pommes de terre
    Brûlé des champs de riz

    Il montrait des copains
    Vaguement morts là-bas
    La, la, la
    On regardait ses mains
    Au copain de papa

    Le copain de mon père
    Un jour, on l'a plus r'vu
    La
    On s'regarde, on se perd
    Ou on se perd de vue
    La

    Il a dû changer d'peau
    Se re-refaire du fric
    S'envoler au loto
    Le cul dans une barrique

    C'est drôle, mais c'est curieux
    C'est bizarre, ça me manque
    Son vespa, son pif bleu
    Sa gueule de saltimbanque

    Les souv'nirs sont des miettes
    Ca fait dix mille repas
    La, la, la
    Que j'rajoute une assiette
    Pour le pote à papa

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Romain Didier   1994  "4"
    © Saravah

     

  • Mon trésor...

    Vous n’avez pas le moral ? Vous vous sentez seul(e) au monde, délaissé(e) par tous ? Vous êtes persuadé que plus personne ne s’intéresse à vous ???

    Dites-vous bien qu’il existe toujours quelqu’un...

     ************************************************

    Quelqu’un pour qui vous comptez énormément.

    Quelqu’un pour qui votre mariage, votre divorce ou un deuil a une importance considérable.

    *************************************************

    Quelqu’un qui se réjouit quand votre patron vous augmente et se désole quand vos revenus baissent.

    Quelqu'un qui est heureux que votre enfant ait trouvé du travail.

    **************************************************

    Une amie.

    Une vraie.

    Une qui ne vous oublie jamais !

    **************************************************

    Elle se nomme "La feuille d'impots"

    **************************************************

     Quand tout le monde vous abandonne, elle seule s’intéresse encore à vous...

    **************************************************

     Appelez la mon trésor !!!

  • Allain Leprest

     Y'a rien qui se passe

    "Dans le café d'Omaha Beach
    La barmaid écoute Europe 1
    Sur le papier de mon sandwich
    J'écris des chansons à la main
    Elle met la table, elle débarrasse
    Elle remplit les verres, je les vide
    Quand ils sont vides, elle les remplace
    L'air du large, c'est toujours humide

    Y a rien qui s'passe

    Les vagues et les jours c'est pareil
    On dort on bronze on baise on dort
    Les nuits d'orage on se réveille
    Sur un matelas de poissons morts
    Le soir, on dénoue ses godasses
    On s'coue l'sable et le varech
    Le lendemain, on les relace
    On s'rait mieux de dormir avec

    Y a rien qui s'passe

    Omaha Beach ou Saint-Malo
    La mer vient, repart et revient
    Elle s'échine à faire son boulot
    Que pourtant, ça la mène à rien
    La mer, c'est comme tout, on s'en lasse
    Quand elle aura léché la côte
    On attendra la marée basse
    Puis après... ben la marée haute !

    Y a rien qui s'passe

    Omaha Beach, drôle de dimanche
    La môme rebeurre un sandwich
    Son p'tit coeur bat entre deux tranches
    Pour le grand brun qui mate ses miches
    J'peux pas la trouver dégueulasse
    Moi, c'est pour mille ans que je l'aime
    Lui, il vide ses couilles et il s'casse
    Et chuis tranquille jusqu'à la quinzaine

    Y a rien qui s'passe

    C'est du beau temps, c'est des averses
    Des nimbus stratus de passage
    Comme ces voyageurs de commerce
    Qui claquent cent balles dans son corsage
    "Marie beaux-seins, un cube de glace
    Une paille et un verre de vin rose"
    Moi si y a des trucs qui m'agacent
    C'est de dire vingt fois la même chose

    Y a rien qui s'passe

    Vas-y qu'elle rebeurre un sandwich
    Et le billard remue la queue
    Les riches essaient de jouer aux riches
    Mais les fauchés jouent mieux qu'eux
    Le vent pousse sur la terrasse
    Les trois dés tombés de ma main
    Il me manque toujours un as
    Pour claquer un 421

    Y a rien qui s'passe

    Aujourd'hui j'ai fait ma valse
    Et j'ai replié mon courage
    J'ai une plaie sur la chemise
    Et un accroc sur le visage
    Omaha Beach, pas une trace
    S'en vont et reviennent les flots
    Une éponge de mer efface
    Un grand ciel vert comme un tableau

    Y a rien qui s'passe...


  • L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre.

     Voici.... ce que j'ai reçu. Avec l'accord de l'auteur(e), je vous livre son texte.

    "Coincée entre le flux rapide des voitures qui remontent la nationale, et les boutiques discount qui débordent de canapés et de fripes jusqu’au milieu de trottoir. Un peu agressée par la pollution, j’avance en regardant droit devant moi. Arrivée à destination, j’ose lever les yeux vers le ciel. A l’arrière du combat, des immeubles solides, osant même un balcon, contemplent la route avec nonchalance. La tête dans les nuages, ils veulent bien oublier qu’ils auraient pu regarder la mer. Un étage de bureau, extension un peu discordante, s’avance sur le devant. Un panneau affiche « à louer », les stores claquent sous un courant d’air, et j’ai peur tout à coup que mon hôte ait déménagé précipitamment.
    On rejoint les bureaux par un ascenseur privé. Par comparaison, je pense aux maisons du 16ème. Portes cochères et pas feutrés sur des marches d’escalier en velours rouge. Les étages où l’on doit chuchoter, les femmes qui se croisent en essayant d’étouffer le bruit de leurs talons, et les grands couloirs où le parquet craque. Il ne s’agit pas de cela ici. Pourtant l’ensemble de ces discordances ressemblent à quelque chose. La rue, les femmes et hommes de toutes origines, le panneau « les points sur les i » collé sur l’ascenseur, dessinent les contours de mes origines populaires. J’entends ma mère qui me souffle : « la culture ouvrière existe, contrairement à ce qu’ils disent…. ». Le bouton sur lequel j’appuie pour monter à l’étage, a le goût d’une aventure.
    La porte s’ouvre sur un couloir étroit. Je longe une cloison. En guise d’amuse-bouche, les papillons multicolores d’une entreprise de prospectus s’offrent sur un présentoir. Formes volages de la société de consommation. Je frappe à la porte du bureau, personne ne répond. Je m’assois sur un banc, me sens un peu seule. Derrière moi, une personne de la société voisine, passe et repasse, formant une ombre chinoise sur la paroi. Alain arrive, s’excuse de son léger retard et me conduit gentiment vers ses locaux.
    Je pense au bureau d’un détective privé. Je pourrais m’asseoir et demander des nouvelles d’une personne disparue, ou plus vraisemblablement d’une partie de moi-même qui m’aurait échappée. Je ne suis même pas sûr qu’Alain serait surpris, il écouterait attentivement puis glisserait avec tact vers d’autres sujets. Dans son dos les cadres de luttes passées. Nul doute qu’Alain devait y être. J’imagine des choses assez violentes, sociales et personnelles, qu’il lui a fallu digérer. Des affrontements éclataient dans la rue, se jetaient contre les portes. Comme dans un rêve, le passé s’est glissé par la fenêtre,  et s’est  rangé sagement dans les cadres qui ornent son bureau. C’est du tas de manuscrits empilés contre le mur que s’élèvent maintenant les plaintes. A travers les récits s’échappent les soupirs des personnes que la vie a blessées. Alain, gardien attentif, veille sur ces curieux moutons. Il n’y a pas de fausses notes, ni de vides ou de silences entre lui et sa fonction. Il emplit entièrement le lieu par sa personnalité.

    Alain parle aux gens directement, ce qui est une qualité rare. Certainement parce qu’il ne juge pas ses semblables. Peut-être parce qu’il est plus libre. Ou  parce qu’il a moins à perdre.

    Le rendez-vous se termine, je sors sur la rue. Dehors j’avance plus tranquille. J’ai reçu un regard de plus pour comprendre "la ville."

    Anne

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