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Blog - Page 5

  • 1968 - 2008

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    C'était en 1968, il y a 40 ans, étonnant ! Non ?

  • Putain ! Encore 4 ans...

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    Happy birthday Mr President, one year already!
    Accept this modest present, a book written by Olivier Bonnet ...
    ***
    Acheter en toute sécurité acfdf233a146b4921ef951d7acb110b6.pngou imprimer un bon de commande et régler par chèque - Merci

  • Bienvenue chez les ch'tis

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    Crédit : Lénon

  • La mobylette bleue

    « Au fond de l’Océan sont enfouis les secrets de la terre tout comme au creux de nos cœurs se cachent les silences de nos maux »

    acc239ab0bdbcb284fdae1416e3c186a.pngAvais-je huit ans, en avais-je neuf ? Qu’importe !

    Quand l’adulte réveille les doux souvenirs de son enfance pour puiser des réponses de ce qu’il est aujourd’hui,  moi je cherche à les enfouir pour ne pas voir ce que je suis devenu.

    Dans ce petit bois qui n’existe plus, que la rocade a bitumé depuis tant et tant d’années déjà, une grande silhouette au regard doux et au verbe gentil s’est approché de moi pour « m’aimer ». 

    Son casque rouge  à la sangle noire dénouée  et sa mobylette bleue couchée sur les herbes bruissantes d’un été chaud ont donné à ma vie les couleurs d’un arc-en-ciel que la pluie et le soleil ont effacé pour toujours.

     

    L’innocence abusée pour un plaisir tortionnaire, l’enfance meurtrie à l’insu de tous et de soi même sont les leitmotivs qui « caressent » chacun de mes jours et souvent de mes nuits dans le refoulement des profondeurs de mon esprit et de mes entrailles.

    Je croyais que le temps effacerait la cicatrice dans ma mémoire. Quarante-quatre  ans se sont écoulés depuis cet été-là et pas un jour ne réussit à échapper à ce souvenir encore trop souvent présent.

    Ma vie se rythme  de bonheurs qui m’entourent et pourtant des gestes s’inscrivent en moi et  malgré moi comme des rituels de purification parce qu’on ne guérit jamais du viol.

    La mobylette bleue a fait que mon corps s’est noyé un jour dans sa semence qui aujourd’hui encore se fige dans ma mémoire.

    Pour le commander, cliquez sur cette vignette

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  • Germaine Tillon, une sage...

    L'effondrement de la France en 1940, au début de la Deuxième Guerre mondiale, précipite Germaine Tillion dans l'action publique - qu'elle n'a plus quittée depuis. Son existence a donc été étroitement mêlée à toutes les grandes péripéties de l'histoire française et européenne, depuis maintenant près de soixante dix ans, alors même qu'elle a continué d'exercer son métier d'ethnologue et d'historienne. Si l'on ajoute à cela que la justesse de ses choix a été systématiquement confirmée par le cours des événements, on comprendra pourquoi elle nous apparaît aujourd'hui comme une figure emblématique du siècle qui vient de s'achever, comme l'incarnation vivante de ce que ce siècle a pu produire de meilleur. Même si elle est restée dépourvue de toute prétention, Germaine Tillion a acquis le statut d'un sage. C'est ce destin et cette pensée que l'on doit méditer aujourd'hui pour nous préparer aux dangers de demain. Ses interventions publiques, dont l'essentiel (une soixantaine de textes) se trouvent réunies dans un recueil, "A la recherche du vrai et du juste ( Seuil 2001 ) constituent la meilleure introduction à ce qui est à la fois une pensée exigeante et un destin exemplaire. Après Aimé Césaire, il y a trois jours, c'est au tour de Germaine Tillon de quitter la vie, la relève va être difficile ...

  • Putain ! 20 ans déjà ...

    b47a6a5fbcc4f6549d61a685bac3d4c6.jpgO vertige de la penderie béante sur l'alignement militaire des pelures incertaines aux senteurs naphtalines...

    Je hais les cintres.
    Le cintre agresse l'homme. Par pure cruauté.
    Le cintre est le seul objet qui agresse l'homme par pure cruauté.
    Le cintre est un loup pour l'homme.
    Il y a des objets qui agressent l'homme parce que c'est leur raison d'être.
    Prenez la porte. (Non. Ne partez pas. C'est une façon de parler.)
    Prenez la porte. Une porte. Il arrive que l'homme prenne la porte dans la gueule. Bon.
    Mais il n'y a pas là la moindre manifestation de haine de la part de la porte à l'encontre de l'homme.
    L'homme prend la porte dans la gueule parce qu'il faut qu'une porte soit ouverte, ou bleue.
    Le cintre, lui, est foncièrement méchant.
    Personnellement, l'idée d'avoir à l'affronter m'est odieuse.
    Il arrive cependant que la confrontation homme-cintre soit inévitable.
    Quelquefois, plus particulièrement aux temps froids, l'envie de porter un pantalon se fait irrésistible.
    L'homme prend alors son courage et la double porte du placard à deux mains.
    Il est seul. Il est nu. Il est grand.
    Son maintien est digne, face au combat qu'il sait maintenant inéluctable.
    Son buste est droit. Ses jambes, légèrement arquées. Ses pieds nus arc-boutés au sol.
    Comme un pompier face au feu, il est beau dans sa peur.
    Les portes du placard s'écartent dans un souffle.
    Les cintres sont là, accrochés à leur tringle dans la pénombre hostile.
    On dirait un rang de vampires agrippés à la branche morte d'un chêne noir dans l'attente silencieuse du poulain égaré au tendre flanc duquel ils ventouseront leur groin immonde pour aboucher son sang clair en lentes succions gargouillées et glaireuses, jusqu'à ce que mort s'ensuive.
    Cependant, l'attitude de l'homme n'est pas menaçante.
    Simplement, il veut son pantalon. Le gris, avec des pinces devant et le petit revers.
    L'oeil averti de l'homme a repéré le pantalon gris.
    Il est prisonnier du troisième cintre en partant de la gauche.
    C'est un cintre particulièrement dangereux. Sournois.
    Oh. Il ne paie pas de mine.
    En bois rose, les épaules tombantes, il ferait plutôt pitié.
    Mais regardez bien son crochet. C'est une poigne de fer. Elle ne lâchera pas sa proie.
    L'homme bande. Surtout ses muscles.
    Il avance d'un demi-pas feutré, pour ne pas éveiller l'attention de l'ennemi.
    C'est le moment décisif.
    De la réussite de l'assaut qui va suivre dépendra l'issue du combat.
    Avec une agilité surprenante pour un homme de sa corpulence, l'homme bondit en avant.
    Sa main gauche, vive comme l'éclair, repousse le cintre pendu à gauche du cintre rose, tandis que sa main droite se referme impitoyablement sur ce dernier.
    La riposte du cintre est foudroyante.
    Au lieu d'accentuer sa pression sur la tringle, il s'en échappe brutalement, entraînant dans sa chute le pantalon, le gris, avec les pinces devant et le petit revers, celui-là même que l'homme veut ce matin parce que, non, parce que bon.
    A terre, le cintre rose est blessé.
    Rien n'est plus dangereux qu'un cintre blessé.
    Dans son inoubliable "J'irai cracher sur vos cintres", Ernest Hemingway n'évite-t-il pas d'aborder le sujet ?
    Un silence qui en dit long, non ?
    L'homme, à présent, est à genoux dans le placard.
    De sa gorge puissante monte le long cri de guerre de l'homme des penderies.
    "Putain de bordel de merde de cintre à la con, chié."
    Le cintre rose a senti le désarroi de l'homme. Il va l'achever.
    Il s'accroche dans le bois d'un autre cintre tombé qui s'accroche à son tour dans la poignée d'une valise.
    Il fait noir. La nuit, tous les pantalons sont gris.
    L'homme, vaincu, n'oppose plus la moindre résistance.
    Le nez dans les pantoufles, il sanglote, dans la position du prieur d'Allah, la moitié antérieure de son corps nu prisonnière du placard, l'autre offerte au regard de la femme de ménage espagnole.
    Il souffre. Quelques gouttes de sueur perlent à sa paupière.
    Il n'est qu'humilité, désespoir et dégoût.
    Quelques couilles de plomb pendent à son derrière.
    Il a soif, il a froid, il n'a plus de courroux.
    "Donne-lui tout de même un slip", dit mon père.

    Pierre Desproges : Textes de scène

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    261dc62f889b73d34131025064ed6a01.jpg"Aimé Césaire est un Noir qui est non seulement un Noir; mais tout l'homme, qui en exprime toutes les interrogations, toutes les angoisses, tous les espoirs et toutes les extases, et qui s'imposera de plus en plus à moi comme le prototype de la dignité"

    André Breton

  • Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu'il m'apporte !

    8873cb5385d0e5b34a7034ba9fd42899.jpgDR
    C'est une grave erreur que de parler d'écriture féminine ou masculine. Il n'y a que des écritures tout court et plus elles sont androgynes mieux ça vaut.
    Nathalie Sarraute

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