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moreau - Page 2

  • Mémoire des mots abandonnés

    D’aucuns dénoncent l’idéologie spontanée qui cacherait en elle le totalitarisme. J’ose penser différemment, voyant dans la spontanéité l’expression même de la vie. Ne sommes-nous pas somme de contraires mutuellement nécessaires, d’une nécessité  devant permettre, au fond, la compréhension et le discours ?

    De fait, le parler du vulgaire au café du commerce n’a rien à envier au parler du philosophe estampillé au café des belles lettres. Le second dédaigne avec ironie le premier tout en exprimant, non sans paradoxe, un perpétuel désir de discourir au nom du genre humain.

    Le totalitarisme a plusieurs visages, pauvres ou riches, mais il est une différence de taille : le nanti est d’autant plus coupable de se coltiner avec le macabre qu’il a, la culture à portée de bourse, les moyens d’éviter la déconfiture de son esprit.

    G.Moreau

     

    Mémoire des mots abandonnés Edt Les points sur les i

  • De retour d'Auschwitz-Birkenau

    Je suis allé porter au Mémorial de la Shoah le tapuscrit de "18 voix pour un regard". Lieu de mémoire, lieu de recueillement, lieu du souvenir... Pour la sortie prochaine du livre.

    Un texte de Gilbert Moreau accompagnateur à Auschwitz-Birkenau dont le livre est issu.

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    Ton image est passée à travers les mailles SS

    Mais toi ?

    As-tu accompagné ces enfants qui hantent mon esprit ?

    La peur nazie a-t-elle eu raison de ton cœur en ayant raison de ton corps ?

    C’est qui ?

    Je ne sais pas, dis-je à ma fille

    Je regarde ton portrait

    Il s’affiche parmi tant d’autres

    Cliché rescapé de la fureur destructrice, du feu, de la cendre

    Pourquoi toi ? Qu’ai-je ressenti en te croisant ?

    Serais-je tombé amoureux malgré ta mort ?

    Un tel amour pourrait-il bouleverser l’histoire

    et traverser la pellicule où s’est fixé cet instant en dehors de l’horreur ?

    De quelle impuissance sommes-nous fait ?

    Pourquoi aujourd’hui encore ?

    Pourquoi demain toujours ?

    Tes yeux accrochés à mes mots pour l’amour de la vie

    Tes cheveux magnifiques perdus dans la solution finale

                                       onduleront toujours à mes yeux d’homme en doute

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  • Culpabilis Spectator


    Culpabilis spectator

    Le théâtre c’est une rencontre de constructions. Construction d’un lieu, construction d’une œuvre d’art et quand les deux fusionnent au moment de la représentation, la construction de l’esprit pour le comédien qui porte un texte et pour le spectateur qui lui porte son attention.
    Le théâtre c’est un univers à part, en bordure extérieure, qui renvoie l’individu à sa réflexion pour comprendre l’envers du décor de l’univers intérieur dans lequel il circule, dans lequel on le fait circuler. On parle de spectacle vivant comme pour mieux se convaincre peut-être qu’il ne pourra jamais mourir. Mais la mort peut également avoir plusieurs constructions. Que le théâtre vienne à trop en dire – puisque la culture suppose l’émancipation – et il conviendra de l’enfermer dans son verbe… Ceux qui cherchent à rendre le théâtre au peuple* pour qu’il se réveille, on peut les laisser faire du moment qu’ils font sans pouvoir. Entre l’affirmation d’un droit (comme la liberté d’expression par exemple) et l’exercice de celui-ci, il est facile de creuser un fossé de contraintes juridiques dans la plus parfaite des transparences démocratiques (qui s’est déjà enfoncé dans la lecture d’un journal officiel est capable d’en sonder la profondeur). D’autant plus facile que le peuple ne lit plus mais se saoule d’images télévisées glorifiant la niaiserie, la cupidité et la relation commerciale.
    Le théâtre n’y a d’ailleurs sa place qu’en commerçant comme il se doit. N’importe quel auteur est enfilable aux heures de grande écoute si il peut rentablement être pris en sandwich dans les démarches mercatiques des grands annonceurs.
    Triste spectacle pour le coup que la reculade d’un art racine de tant d’autres… Pourtant, malgré ce constat, le théâtre reste vivant, encore vivant, en recherche de sa moitié, de son spectateur miroir. Et parce qu’il est toujours debout, il est toujours dangereux pour qui voie en lui un fléau, un virus, une contamination subversive de l’esprit.
    Dans une société aux valeurs délicates comme la notre, il est facile d’imaginer le pire… démocratiquement. Imaginer un théâtre dont le cerveau ne répondrait plus, vivant à l’état végétatif qu’on ne débrancherait pas parce que l’euthanasie y resterait proscrite. Un théâtre de façade accepté comme tel, voulu et désiré comme tel dans lequel l’œuvre d’art n’aurait plus son mot à dire dans la mesure où son destinataire serait pénalement coupable d’aller vers elle. Culpabilis spectator est au théâtre ce que la parodie est à la justice quand la fiction rejoint la réalité. Pièce de théâtre imaginant un théâtre moribond, justice rendue au nom de l’injustice puisque les mots se manipulent dans l’interprétation d’un texte légal ou d’une œuvre de l’esprit à défaut d’être une œuvre d’art parce que, là encore, l’interprétation à son rôle à jouer dans la critique.

    * J’entends par là ces personnes simples qui viennent et s’en vont dans l’histoire sans qu’on la leur laisse le plus souvent l’écrire et quand ils viennent à le faire, on s’arrange alors toujours pour leur enlever la plume et la remettre dans les mains d’une avant-garde quelconque chargée d’affiner la rédaction .
    ISBN 2-915640-15-7 - 12 X 18 - 85 pages - 12 € Commander ? Cliquez ici > Vos livres vous seront expédiés sous 2 à 4 jours : 

    Je suis allé voir  un spectacle au Théâtre Daniel Sorano à Vincennes.                                                                                               

    Une complicité d’acteur face à un sujet grave ( Voyage commémoratif à Dachau ) qui laisse toutefois des espaces pour sourire et qui nous fait la vie devant nous...

    Malgré sa gravité, à respecter à jamais, le sujet aurait pu s’avérer banal : Julien, la cinquantaine, accompagne son père, ancien héros de la résistance, à Dachau pour un voyage commémoratif…Profitant de ce temps partagé durant le voyage ils font le point sur leur relation humaine et parentale. Mais, aussi reste-t-on activé et captivé par ces deux comédiens Jean Claude Bourbault et Laurent Collard qui nous portent et nous entraînent dans leur vérité, la vérité dénonciatrice nourrie du texte précis et volontaire de Gérard Aubert qui fait mouche et nous touche !

    D’ailleurs pour filer la métaphore : l’affrontement entre des deux comédiens, plutôt des deux personnages, serait bien de l’ordre des lois et des codes d’une partie d’escrime. Ces deux comédiens ferraillent à souhait, s’observent, se fendent, se piquent, se repiquent et font des pauses pour se pourfendre à nouveau dans un réalisme et une justesse de jeu qui nous comblent. Cette performance d’acteur est due probablement au solide maintien de la direction d’acteur de leur metteur en scène Sébastien Bernard. Ainsi les interprètes ne s’éloignent pas dans les plaisirs solitaires d’acteurs nombrilistes mais savent, et c’est le piège dans ce type de jeu réaliste, garder des distances pour se retenir d’aller glisser sur la pente savonneuse du pathos. Non ! Tout est contrôlé, retenu, sans nous frustrer de cette souplesse qui harmonise tout l’ensemble du spectacle en lui offrant une grande élégance qui lui est propre. Cette élégance transmet par mimétisme une dignité réellement très assise aux personnages. C’est probablement là que se situe la prouesse du travail. Il s’installe alors un jonglage subtil et méticuleux dû au mélange (Très schématique, certes ) des deux grandes techniques de jeu de l’acteur proposées par Brecht et Stanislavski. Autre élément sur lequel on peut également s’attarder dans ce travail d’acteur, c’est la complicité qui se tisse entre ces deux comédiens. Complicité totalement maîtrisée, puisque l’on est nettement sensibles au jeu des tensions possibles entre la complicité de l’acteur et celle du personnage. C’est un moment théâtral intéressant, c’est court, efficace et surtout pas démonstratif. Elèves comédiens, il faut y courir ! Et puis on y parle des drames et des joies de nos pères.

    «  Le voyage » de Gérald Aubert*, mise en scène de Sébastien Bernard, assisté de Frédéric Beaumont avec Jean Claude Bourbault et Laurent Collard.Théâtre Daniel Sorano. Vincennes 94. Jusqu’au 24 Février 2008 du mercredi au samedi à 20 h 45 et dimanche 16 h. Réservations :01 43 74 73 74.

    *Fils de mon excellente amie, Denise Foucard, Officier des Arts et Lettres, Légion d'honneur et Présidente d'honneur de la Fédération Nationale des Communes pour la Culture. Ses deux ouvrages "Des rires qui cachent des larmes"( 7000 ex ) et "Ce que femmes veut" (9000 ex)  furent publiés chez moi -;). Denise, 84 printemps, milite toujours et j'ai l'immense plaisir de siéger à ses côtés au Conseil d'administration de l'Institut d'Histoire Sociale du Val de Marne.

  • 18 voix pour un regard

    Nous avons voyagé jusqu’ici dans les wagons plombés, nous avons vu nos femmes et nos enfants partir pour le néant; et nous, devenus esclaves, nous avons fait cent fois le parcours de la bête au travail, morts à nous-mêmes avant de mourir à la vie, anonymement. Nous ne reviendrons pas. Personne ne sortira d’ici, qui pourrait porter au monde, avec le signe imprimé dans sa chair, la sinistre nouvelle de ce que l’homme, à Auschwitz, a pu faire d’un autre homme.

    Primo Levi « Si c’est un homme » Editions Pocket Julliard

    ****

    Communiqué de mon Ami Gilbert Moreau

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     18 voix pour un regard

    Auschwitz-Birkenau. Ces mots sonnent aux oreilles des l’Humanité comme la sonnerie d’un réveil. Réveil de notre mémoire collective pour éviter le réveil du monstre concentrationnaire. Réveil de la conscience de l’Homme face à lui-même.

    Pour des jeunes de 17, 18 ans, l’Histoire se confond souvent avec quelques aventures épiques. L’introduction de celle-ci dans leur présent ils ne la perçoivent pas ou que très partiellement.

    En ma qualité d’enseignant en économie, en droit et communication[1], j’ouvre à des élèves de première les portes sur des connaissances nouvelles, des domaines nouveaux dont ils ont souvent entendu parler sans pour autant s’y être intéressés. Ces jeunes qui sont à l’âge de l’inscription sur les listes électorales - à qui, donc, on demande d’exprimer une opinion à travers leur vote quant à la manière dont doit être gouverné notre pays et par qui - ces jeunes sont le plus souvent désintéressés par la chose publique, la Res Publica , la République.

    Autant qu’il m’en souvienne j’ai toujours trimballé dans ma mémoire la leçon de mon professeur de droit constitutionnel à Paris 1 qui, après avoir interrogé ses étudiants (prétentieux que nous étions) sur la signification que nous accordions au bloc de constitutionnalité[2], nous avait posé la question suivante : la constitution a-t-elle servi de gilet pare-balles à Salvador Allende ?

    Nous pouvons écrire les textes que nous voulons, inscrire des droits fondamentaux dans le marbre, l’Histoire nous prouve que rien n’est acquis, que tout peut basculer si nous n’y prenons garde.

    Convaincu qu’il est du devoir d’un enseignant, quelle que soit sa discipline, d’avoir présent à l’esprit cette vérité, j’ai déposé un dossier de candidature auprès du Mémorial de la Shoah à Paris qui avec la Région Ile de France organisaient pour les lycéens depuis quelques années déjà un voyage d’une journée sur Auschwitz-Birkenau en compagnie d’anciens déportés. J’y voyais là une opportunité à saisir pour des élèves en série technologique dont les origines culturelles sont  multiples et dans l’existence desquels le racisme a souvent très tôt pointé le bout de son nez.

    C’est ainsi que j’en ai entraîné 18 à revenir sur le chemin de cette mort industrialisée que produisit le IIIème Reich d’Adolf Hitler. Nous nous y sommes pleinement plongés à travers différentes activités : visionnages de films, lecture de livres, analyses de textes, réalisation d’une affiche pour le Mémorial de la Shoah , écriture d’un journal, organisation de la représentation d’une pièce de théâtre[3].

    Ce projet a pu compter sur le soutien de l’ensemble de l’équipe pédagogique et de l’administration de l’établissement.

    Pour ce qui est du journal, chaque élève a eu pour consigne d’en tenir un entre le 28 septembre et le 29 novembre 2007 (lendemain du voyage à Auschwitz). Il leur était demandé d’écrire tous les jours quelques lignes en pensant aux déportés.

    L’objectif premier était de voir apparaître la trace écrite d’une prise de conscience. En cela je n’ai pas été déçu par ces élèves qui  - surtout nourris à l’image télévisée – avaient plutôt une relation distante avec l’écrit. Ils ont témoigné dans leurs lignes d’une sensibilité évidente mais aussi d’une réelle capacité de réflexion et d’une qualité d’écriture parfois étonnante. Chaque journal portait sa complainte, ses peurs et ses espoirs.

    Après les avoir lus l’évidence de leur mélange s’est imposée à moi. Chaque élève, à un moment ou un autre de ces 63 journées avait écrit des choses remarquables. Les journaux souvent se répondaient parfaitement, par bien des aspects ils évoquaient les mêmes préoccupations. Ainsi, après concertation avec leurs auteurs, la décision fut-elle prise de les réunir pour n’en faire qu’un ; un  qui soit celui de tous, qui reste celui de chacun.

    C’est ce travail qui vous est ici présenté. Ce « journal d’un élève imaginé » par d’autres qui sont tous en lui, dans son ombre comme notre qualité d’être humain est dans celle du concentrationnaire.

    Pour finir je peux affirmer ici que les auteurs de ces journaux, de ce journal, ne se posent plus de questions quant à la réalité historique de ce qu’a été le nazisme. Ils n’ergoteront jamais sur le sujet. Pour eux la chose est entendue, pesée et bien pesée : ceux qui nient le droit à la différence se nient eux-mêmes.

    Gilbert Moreau

    Lycée Jean Macé à Vitry sur Seine, le 14 février 2008



    [1] L’indication de ces champs disciplinaires ne devant pas faire illusion sur mes compétences professionnelles ; les titres sont souvent ronflants.

    [2]C’est-à-dire la constitution, le préambule de celle de 1945 et la déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, textes auxquels le Conseil Constitutionnel se réfère pour juger de la constitutionnalité d’un projet ou d’une proposition de loi.

    [3]« Chère Edzia, chers enfants… 1939-1944, correspondance de la famille Rotgold » par le Compagnie l’Atelier Marcadet. 

    Dans une mise en scène admirable de Pierre Katuszewski (avec Emilie Leconte, Massimo Prearo, Juliette Subira) la représentation de cette pièce eut lieu le mardi 5 février 2008 devant plus de deux cents élèves, en présence d’Yvette Levy et Raymonde Metra, deux anciennes déportées d’Auschwitz-Birkenau dont les témoignages ont profondément ému l’assistance.

  • Vêtements d'Hiroshima

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    La Galerie municipale propose, du 3 au 17 février 2008, une exposition sur le thème de la commémoration de l’explosion atomique d’Hiroshima en août 1945.

    Pour Michel Aguilera et ses élèves de l’atelier photo du SMJ, les cérémonies commémoratives des explosions nucléaires de 1945 ont été l’occasion de découvrir, au Musée mémorial d’Hiroshima, des vêtements brûlés portés par les victimes lors de l’explosion.

    Ces « reliques », ultime trace des souffrances et du souvenir des victimes, font écho à sa propre démarche : il décide d’en faire un projet artistique. La série de photographies présentées à la galerie municipale forme le résultat de ce travail mené en étroite collaboration avec les responsables du musée, notamment madame Yamatami, ainsi qu’avec les hibakusha, les irradiés survivants qu’il a pu rencontrer.
    Les trente clichés réalisés sur place fin 2007 témoignent de l’horreur absolue et nous interpellent sur la  fragilité de l’humanité et de la paix.  

    Consciente de cette fragilité, la ville de Vitry s’est engaée en faveur de la paix dans le monde. En 2000, la ville s'est associée à la décennie de la culture de paix initiée par l'Organisation des Nations Unies.

    Cet ouvrage se déclinera en  japonais, espagnol, anglais et français. Des contacts via Michel Aguilera avec l'ambassade de France au Japon, celle du Japon en France, la ville d'Hiroshima, l'Université internationale d'Hiroshima, NHK d'Hiroshima, le Département du Val de Marne et  bien évidement la ville accueillante de Vitry doivent permettre de décliner cette exposition sous forme de livre.

    Le vernissage a eu lieu ce soir et c'est avec plaisir ( voir note précédente ) que nous vous confirmons que nous allons éditer un livre sur ce fabuleux travail.

    Il est à noter que cette initiative revêt un caractère pédagogique en direction des jeunes générations, que c'est Gilbert Moreau qui accompagne le livre par ces écrits ô combien remarquables et que 2008 s'inscrivant dans le 150° anniversaire des relations franco-japonaises, nous sommes heureux de cette nouvelle aventure éditoriale.

    A paraitre donc, un livre grand format / papier glacé en quadri "Vêtements d'Hiroshima".

    L'expo est  à : Galeriemunicipale de Vitry
    59, avenue Guy-Môquet - 94400 Vitry-sur-Seine
    T: 01.46.82.83.22 / 83.03http://galerie.mairie-vitry94.fr // galerie.municipale@mairie-vitry94.fr

  • 18 voix pour un regard

    Le livre sera disponible fin février 2008.

    Diffusé aussi au musée de la Shoa.37589c8773ad8c11ff0becefecfbe8a8.png

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    Le 28 novembre 2007, dix huit élèves d’une classe de première du lycée Jean Macé de Vitry sur Seine se sont rendus à Auschwitz Birkenau en compagnie d’anciennes déportées. Ce voyage, qui s’inscrivait dans un projet pédagogique en partenariat avec le Mémorial de la Shoah et la Région Ile de France, se présentait comme l’aboutissement d’un travail de réflexion mené dans un cadre scolaire. Il sera en réalité, pour ces jeunes gens, un point de départ. Le journal individuel qu’il leur a été demandé d’écrire témoigne du mouvement d’une pensée et d’une prise de conscience de la fragilité de l’humanité. Dix huit journaux ont ainsi vu le jour, dix huit visions, dix huit voix pour passer le témoin, relayer celles et ceux meurtris à jamais dans leur chair et leur esprit et qui ne seront plus là demain pour nous dire : attention, que le monstre ne se réveille jamais.

    Les dix huit se sont fondus en un après le voyage, une fois le regard porté en ces lieux qu’une peine incommensurable enveloppe dans le manteau de l’irrationnel. Dix huit voix pour un regard, un regard jeune qui sait désormais qu’il ne faut pas laisser au temps le soin de nous jouer un mauvais tour.

    Nous sommes heureux de vous annoncer que nous allons publier ce recueil, un témoignage rare, bouleversant, authentique ! Dans nos banlieues, il s'y passe de belles choses ! Merci à mon excellent ami Gilbert Moreau et à ses élèves...

    * 4° de couverture

    Du fond de son image

    Le déporté parlera encore

    Que jamais ne s’éteigne

    La lumière de sa mort

    Que toujours elle renvoie

    A la pensée collective

    La monstruosité de la peur

    Au pouvoir politique

    Gilbert Moreau**

    **Mémoire des mots abandonnés Edt Les Points sur les i 2004

    978-2-915640-64-9

    10,00 €uros

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  • 18 voix pour un regard

    Le 28 novembre 2007, dix huit élèves d’une classe de première du lycée Jean Macé de Vitry sur Seine se sont rendus à Auschwitz Birkenau en compagnie d’anciennes déportées. Ce voyage, qui s’inscrivait dans un projet pédagogique en partenariat avec le mémorial de la shoah et la région Ile de France, se présentait comme l’aboutissement d’un travail de réflexion mené dans un cadre scolaire. Il sera en réalité, pour ces jeunes gens, un point de départ. Le journal individuel qu’il leur a été demandé d’écrire témoigne du mouvement d’une pensée et d’une prise de conscience de la fragilité de l’humanité. Dix huit journaux ont ainsi vu le jour, dix huit visions, dix huit voix pour passer le témoin, relayer celles et ceux meurtris à jamais dans leur chair et leur esprit et qui ne seront plus là demain pour nous dire : attention, que le monstre ne se réveille jamais.

    Les dix huit se sont fondus en un après le voyage, une fois le regard porté en ces lieux qu’une peine incommensurable enveloppe dans le manteau de l’irrationnel. Dix huit voix pour un regard, un regard jeune qui sait désormais qu’il ne faut pas laisser au temps le soin de nous jouer un mauvais tour.

    À paraître

  • Père Noël ?

    d21e5904ae5c78a2e1650fd7c78541b3.jpgCher Père Noël,

    J'ai pas toujours été sage, j'ai souvent désobéi, je suis allé dans un bon nombre de manifestations, je ne me couche pas à l'heure, je ne crois plus en toi depuis très très longtemps, j'édite des livres subversifs (oups), je ne vais pas sur la tombe de Tino Rossi... j'ai pas voté à droite (sic), mais ...

    ...je t'en supplie ne me prive pas des livres des "Editions les Points sur les i !..." dans mes souliers -;) Ils sont tellement bons !

    medium_1°_de_couv.png medium_couv_1968.9.png medium_Arlequin_LesPointsSurLesI_CouvProvisoire_16.10.2007.2.jpg medium_medium_Couv_C3_A7a_ira.5.jpg medium_1°_de_couvPVC.2.png medium_Couverture_BD.jpgd5f67372f943591085444c218c6937f4.png 303d9a49f8a94d7b996d96cd7cad62fa.jpg 6ad0d9293428c86bbf9d835d5d11ebd7.png medium_251.2.jpg medium_st_trop2BD.2.PNG medium_1°_de_couv_HT.jpg medium_Pourquoi_communiste.pngmedium_Fulbnert.JPG medium_1°_de_couv_LudoBD.3.PNG medium_1°couv_neutrecorrigée.png medium_logofinal002.jpg

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  • Ecrire

    Ecrire c’est le seul remède possible contre l’absurdité

    Et la bêtise qui tient boutique dans la rue de la vie amère

    Poser le mot, le choisir comme on choisit une pierre

    Pour faire un mur contre ce réalisme qui nous fait marcher à l’envers

    Ecrire autrement que pour le tiroir caisse, autre chose que des conneries

    Coulées dans le béton d’une littérature vaseuse qui n’a pas de souci

    Ecrire pour aider à renverser l’ordre établi comme au temps de l’encyclopédie

    Ouvrir les yeux de ceux qui ont du mal à voir ou qui ne veulent pas y croire

    Ecrire c’est déjà se vendre, il convient d’y prendre garde

    Le marché est là qui nous attend peut-être sournois

    Ecrire par tous les temps, de joie et de cafard sans fermer les persiennes

    Partager notre tranche de vie avec un lecteur qui a déjà bien assez de la sienne

    Ecrire c’est s’adresser à toi qui suit ces lignes sans dire un mot

    Comme on suit une fille bien roulée dont aimerait savoir ce qu’elle a dans le  cerveau

     

     

    G.Moreau

    Mémoire des mots abandonnés - Les Points sur les i - Paris 2004

  • Fête de l'Ouma.. un bon cru 2007

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     ...J'aurais simplement voulu être heureux
    J'aurais simplement voulu
    La la la la la la la la
    J'aurais seulement voulu

    Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
    Sinon cet inconnu qui croit qu'on lui pardonne
    Pour son accent de vérité
    De ravir au passant la chanson qu'il fredonne

    J'aurais simplement voulu être heureux
    J'aurais simplement voulu
    La la la la la la la la
    J'aurais seulement voulu

    Qu'aurais-je été qu'aurais-je été
    Sinon cette vallée que tous les vents traversent
    Mes certitudes ballotées
    Ces mots à peine éclos à mes lèvres qui gercent

    J'aurais tant voulu vivre un monde heureux
    J'aurais seulement voulu
    La la la la la la la la
    J'aurais seulement voulu...

    Jeannot pour Alain, ce soir seulement !

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