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politique - Page 4

  • Un livre pas comme les autres sur Sarkozy !

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    L'écran de fumée créé par l'omniprésente communication présidentielle résiste mal à un travail de vérification journalistique point par point, jour après jour. Olivier Bonnet, auteur de "Plume de presse, le blog sabre-au-clair d'un journaliste engagé", se livre à cette dissection méthodique du discours et des actes, les remet en perspective et les confronte aux faits. Sous une plume acerbe et caustique, son analyse prend alors la forme d'une implacable démonstration : le "sarkozisme" repose avant tout sur une stratégie de l'imposture permanente.

    A paraitre prochainement

    Retrouvez Olivier sur son blog en cliquant sur sa photo 8ab569c542dbc9e3a0914b3d18b7efc5.jpg

    La page est actualisée sur ce lien :

  • C'est pas comme si c'était grave

    Un livre vrai, un témoignage authentique, un homme à connaitre ! Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué.

    Un livre à paraître prochainement !

    bc8203db0e8a73ab6e812ee56b4a9202.png Ce livre est né d’une rencontre entre trois personnes, survenue en avril 2005. Puis d’une confiance mutuelle, construite autour d’une envie commune d’interpeller sur des problèmes de société urgents, sur ce que la plupart des gens voient, mais ne connaissent pas, ou ne veulent pas connaître. Arrêter un passant au coin d’une rue, ou à la sortie du métro, pour lui parler de chômage, de famille, de mal logement, d’amour, de prison, de la vie dans la rue au jour le jour, ce n’est pas si simple. Alors il a fallu écrire un livre.

    Tout a commencé à la sortie d’un bistrot, après un débat sur l’exclusion, pendant lequel David était venu partager le récit de sa vie, de ses vies, avec les quelques personnes présentes. Il parlait de la rue, et de son long parcours d’exclusion. Et en faisant cela, il parlait aussi, naturellement, de la société, des hommes et des femmes, et de ce que tout le monde peut vivre ou ressentir. Nous avons alors été persuadés qu’il y avait quelque chose de concret à faire, un projet à construire ensemble. A trois, nous avons donc écrit un bouquin d’actualité, militant. Ou simplement un bouquin pour prendre le temps d’échanger, pour réfléchir, pour pousser un coup de gueule qui n’en est pas un, pour dire « Arrêtez-vous un instant et ouvrez juste les yeux ». Construire des ponts entre les gens, cesser de courir sans se préoccuper de ce qui nous entoure, revenir à l’essentiel, écouter, partager, s’interroger, cogiter… Tenter de nous comprendre. Voilà ce que nous avons voulu faire.

    Le fil conducteur du récit, sa colonne vertébrale, c’est une vie, marquée par la rue, et par tout le reste, mise à nu, authentique. Mais c’est aussi une réflexion, une mise à plat. Que l’on prenne ce livre à la deuxième page, à l’avant-dernière, ou à celle du milieu, chaque ligne peut parler à tout le monde, quelles que soient les expériences personnelles des uns et des autres. En effet, chacun, en sa qualité d’être humain, est susceptible de comprendre, même si les vécus individuels sont différents. Parce que ceux que la société qualifie de marginaux sont, avant tout, des hommes qui ont un destin singulier… Comme tout le monde finalement. C’est pourquoi il est aussi question ici, tout simplement, des choses de la vie : la naissance d’un enfant, une rupture sentimentale ou familiale, des abandons, des rencontres, la perte d’un emploi, l’alcool, la dépression, le suicide, composer avec l’image de soi et l’image que les autres ont de nous, les projets, le combat, le refus de se résigner. Ce bouquin peut se donner, se prêter, circuler, et que ceux qui ont envie de le lire le lisent…

    David, Anaïs, Alexandra

    140 Pages - Format 148 X 210

    ISBN 978-2-915640- 62-5 - Prix 14,90 €

    Cliquez sur cette photo fe19f943616962150b4be9573b60c240.png
  • La franchise de Roselyne

    65261bf189f2ff9434e81153ae3233a5.jpgLe Conseil constitutionnel a jugé que les franchises médicales n’étaient pas un obstacle à l’accès de tous à la santé. Il valide donc la loi de financement de la Sécurité sociale qui instaure un tarif non remboursable de 50 centimes d’euros sur les médicaments et les actes médicaux et 2 euros sur les transports sanitaires, avec un maximum de 50 euros par an. Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle et les femmes enceintes en sont exemptés. Cette franchise devrait rapporter à la collectivité 800 millions d’euros, l’équivalent des sommes dépensées cet été, uniquement au titre du bouclier fiscal qui profite aux plus fortunés.

    Une étape majeure est franchie aujourd’hui dans l’histoire politique de notre pays. Jusqu’à présent - depuis 2000 - les baisses d’impôt étaient relativement indolores pour les plus démunis (même si l’argent dépensé ainsi aurait pu être utilisé autrement et sans compter les hausses d’impôts locaux).

    Aujourd’hui le gouvernement fait payer à tous (dont les plus pauvres) les dépenses consacrées aux plus aisés. Il suffisait en effet à l’Etat de ne pas étendre le bouclier fiscal et de verser les sommes équivalentes à la prise en charge des personnes âgées dépendantes. A la place, ce sera donc aux franchises médicales de le faire. Au fond, notre franchise finance le bouclier. Bien au-delà des clivages partisans, ces dispositifs en apparence techniques touchent au cœur des valeurs républicaines.

    Source : Obs des inégalités

  • Les banlieues

    Compte rendu thématique de la revue Espace et Société publié en décembre 2007

    Sur la mobilisation des « héritiers » postcoloniaux eux-mêmes et leur interprétation des émeutes, le livre de B. Girard, spécialiste des questions d’immigration et de discrimination, fournit une explication éclairante.

    L’« insurrection des jeunes de banlieue » aurait donné à une « nouvelle bourgeoisie – une petite bourgeoisie intellectuelle, en fait – issue de l’immigration, assoiffée de reconnaissance, l’occasion de sortir de l’ombre, de s’affirmer, de s’installer dans le paysage politique et médiatique ». L’accent mis de manière quasi obsessionnelle sur la question de l’invisibilité/visibilité des « minorités » pourrait effectivement trouver là un début d’explication.  

    Peu importe, en effet, que « la France invisible » des déclassés englobe des gens de toutes origines « ethniques », comme le montre encore un ouvrage récent, et que, dans la nuit de la paupérisation et de la marginalisation de masse, tous les chats ne soient pas forcément noirs ou basanés. En réitérant avec emphase que « les “immigrés” rendent visible l’inégalité par leur simple présence dans les espaces discrédités », c’est à leur propre situation d’individus ayant eu, à un degré moindre, à subir également des discriminations que les indigènes diplômés de la République font implicitement référence, même si, grâce à leur parcours scolaire – pour ne rien dire des stars du sport ou du show-biz appelées à la rescousse –, ils ont pu, quant à eux, accéder à la visibilité dans des lieux plus valorisants. Rien de tel, dès lors, que de mettre sur le devant de la scène la question du postcolonialisme français pour se mettre eux-mêmes en scène et jouir ainsi à leur tour de leur « quart d’heure de célébrité, que ce soit dans les salles de rédaction, les studios de la radio, sur les plateaux de télévision ou… dans les bureaux feutrés des maisons d’édition ».

    Forts de leur statut de représentants légitimes du « monde des cités », même s’ils les ont quittées depuis longtemps ou n’y ont jamais mis les pieds, sinon à titre de « personnalités » invitées à donner sens à la révolte qui en sourd, ils ont su tirer parti des événements pour livrer enfin au grand jour (etau grand public) une vision de ce monde conforme à leurs propres aspirations. Une vision rehaussée par l’aisance de cette élite rompue au maniement du verbe et à l’échange d’arguments, acquis dans les joutes oratoires des milieux universitaires ou associatifs, et qui pouvait d’autant plus séduire les auditeurs, téléspectateurs ou interlocuteurs, qu’elle contrastait avec la « révolte muette » des cadets déshérités aux prises avec la police.

    À l’instar des « Blancs » éduqués du siècle passé à l’égard de feu le mouvement ouvrier, qui se réclamaient de lui afin de faire passer leurs propres revendications, les membres d’une néo-petite bourgeoisie « rebeu » ou « renoi » scolairement dotée se veulent aujourd’hui les intellectuels organiques d’un mouvement anti-« postcolonial » plus ou moins fantasmé mais conforme à leurs voeux. Excipant d’une origine ou d’un destin postulés communs avec celui des « jeunes de banlieue en colère », cette nouvelle intelligentsia s’est présentée tantôt comme leur porte-voix tantôt comme meilleure experte de leurs frustrations, leurs ressentiments et leurs désirs pour exprimer ses propres desiderata.

    Aussi B. Girard est-il fondé à en déduire que ses membres les plus en vue ont « fait main basse sur les émeutes», qu’ils ont « détourné les violences à leur profit ». Désireux avant tout de se positionner en acteurs incontournables sur la scène politico-médiatique, et scientifique aussi, il est logique qu’ils n’aient pas placé la question sociale au centre de leurs interprétations puisqu’elle n’a guère de raisons de figurer au centre de leurs préoccupations. Cette propension à ethniciser la conflictualité sociale transparaît encore, bien que de manière plus subtile et plus sophistiquée – et quelquefois alambiquée –, dans le dossier de Lignes consacré au « soulèvement des banlieues ».

    Comme il fallait s’y attendre de la part d’une revue à dominante philosophique située « à gauche de la gauche » – tendance radical-chic –, il ne s’agit pas d’un dossier à charge contre les fauteurs de troubles, mais, au contraire, d’un plaidoyer principalement destiné à « montrer que les diverses raisons exposées à gauche pour se désolidariser de ces jeunes révoltés des nuits de novembre méritent d’être réexaminées, et qu’elles ne résistent pas à l’examen ».

    Or, si elle n’évacue pas totalement le soubassement socioéconomique des aspirations égalitaires implicitement portées par la révolte, cette déconstruction n’en privilégie pas moins la dimension « postcoloniale » voire raciale du tort fait à ces jeunes Français qui, du fait d’être parqués dans des enclaves socialement, culturellement et surtout politiquement déconnectées du territoire de la République, « ne sont pas à proprement parler des habitants de la France ».

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  • Réimpression

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    medium_couv_1968.9.pngA peine 1 mois ( 30 octobre ) après sa sortie, cet ouvrage est en réimpression, merci à tous les lecteurs, merci aussi aux amis pour leurs encouragements, les bénéfices de ce livre nous permettent déjà d'envisager  l'édition de 3 nouveautés pour janvier 2008. Nous devrions donc être à un rythme de 25/30 nouvelles publications l'année prochaine.

    En exergue du livre, Sartre : Le jardinier peut décider de ce qui convient aux carottes, mais nul ne peut choisir le bien des autres à leur place. Le Diable et le Bon Dieu.

     

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  • Déconstruction sociale !

    Sondage : l'échec des actions de Nicolas Sarkozy

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    Sondage : l'échec des actions de Nicolas Sarkozy
    Six mois après son élection, Nicolas Sarkozy ne semble pas avoir convaincu les Français. Ses actions en matière économique et sociale sont sévèrement jugées. 79 % des personnes interrogées jugent que le président de la République a échoué sur le pouvoir d’achat, selon un sondage LH2 pour Libération. 54% estiment que ses réformes fiscales sont « un échec », de même que 56% en matière d’emploi et 59% sur la croissance économique.
    Le bilan est négatif même chez les sympathisants UMP qui dressent à 69% un constat d’échec. Les ouvriers (82%) comme les cadres (79%) sont une majorité à ne pas être satisfaits de son action.

  • Récit de voyage ! Calais au pays des apatrides...

    ...medium_untitled.JPGJe suis de retour après trois semaines passées avec les migrants de Calais. De plus en plus sensible à la question de l'immigration, des mouvements de populations, des flux de réfugiés, je m'étais mis dans la tête que je ne pouvais pas décemment étudier à 30 minutes d'un lieu où passent tous les migrants en route pour l'Angleterre sans aller ne serait-ce qu'y faire un petit tour...

    J'y suis donc allé en mars pour une seule et unique journée, inutile aller-retour digne de ces journalistes de la presse à gros tirage, qui ne permet absolument pas de comprendre, ni même réellement de voir ou de se rendre un minimum compte de ce que vivent les migrants là haut. Frustré par cette visite éclair, j'ai finalement décidé d'y retourner après mes examens de fin d'année, dans l'idée d'y rester une semaine entière. Au final, j'y serais resté quasiment trois semaines !

    De cette expérience, que je juge encore trop courte, j'ai appris beaucoup, et même plus que je n'aurais cru, sur la situation française en terme d'immigration. J'ai surtout appris à détester ce pays et ce continent qui m'ont vu naître et qui bafouent aussi allègrement les droits de l'homme. Ayant pris un certain nombre de photos et filmé mes journées avec les migrants, je ne vous livrerai ici qu'une brêve analyse, puisque je destine mon récit dans son intégralité à "Les Points sur les i éditions."

    François Legeait, un photographe indépendant avec qui il m'a été donné de discuter et de garder contact, avait publié en 2005 un petit livre aux Editions de Juillet qui s'intitulait "Destins Clandestins". Il y racontait son expérience avec les migrants, trois ans après la fermeture du camp de Sangatte par Nicolas Sarkozy. La situation était alors intenable : les migrants arrivaient toujours en masse et tentaient tant bien que mal de trouver où dormir, sous les ponts, dans les bois, dans les parcs et même dans les écluses... Traqués par la police, gazés, frappés, on détruisait leurs abris, parfois par le feu. Humiliés en permanence, ils ne trouvaient le réconfort qu'auprès des associations qui leur distribuaient nourriture, soins et vêtements : Salam, le Secours Catholique, le collectif C'Sur.

    Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Pour ainsi dire pas grand chose. On voit moins de migrants à Calais, parce que tout est fait pour les disperser en continu à travers tout le pays, mais le nombre de migrants qui passent par la ville n'a pour ainsi dire diminué que dans les statistiques officielles. Ce qui a changé, c'est qu'on en parle moins. Ce qui a changé, c'est que les migrants se sont désormais presque tous repliés dans les bois avoisinant la zone industrielle des Dunes, classée Seveso, bien à l'éccart de la population calaisienne.

    Non content de ne plus les voir dans les rues du centre-ville, les autorités voudraient maintenant leur construire un centre d'accueil à côté de leur "jungle", pour s'assurer qu'ils ne viendront plus du tout aux abords de la ville où aujourd'hui encore ils vont à la rencontre des associations pour les repas. Beaucoup de bénévoles des asso, pas dupes, sont résolument contre cette idée. Les autres sont bien souvent empêtrés dans les luttes de pouvoir, motivés avant tout par leur bonne charité chrétienne et généralement incapables de communiquer avec les migrants...

    Sarkozy est contre aussi, parce qu'il y voit un nouveau Sangatte et ne peut se résoudre à ce que la question soit de nouveau abordée et donc diffusée au grand public. Les usines chimiques Tioxide et Ucar ne sont pas plus favorables, étant plutôt hostiles à la présence des migrants qui sont comme autant de témoins gênant de leur polution et s'accrochent sous leurs propres camions pour tenter de passer en Angleterre.

    Pour ma part, ayant vu avec quel cynisme et quel dédain la police s'en prend à ces migrants, je ne peux que m'opposer fortement à la concentration des migrants en un lieu déserté de la population, où la police pourrait s'en donner à coeur-joie pour mener à l'abri des regards son ignoble farandole de raffles !

    Qu'ai-je retenu de Calais ?
    J'ai passé mes journées avec eux, j'ai dormi avec eux, j'ai pour ainsi dire consacré ces trois semaines à me mettre dans leur situation autant qu'il me l'était permis, alors ce que j'en retiens, c'est que ces migrants, majoritairement âgés de 15 à 30 ans, sont pour moi comme des frères. On a le même âge et il ont un désir d'intégration, un désir de travail, un désir de tendresse qu'il ne m'a pas été donné d'observer à ce point chez les jeunes d'ici. Leurs regards sont souvent profondément généreux et leurs paroles sont comme autant de coup de couteau dans la conscience de l'occident : ils ont fui la mort, il ont fui l'oppression, ils ont fui la misère que NOUS leur avons apporté depuis des siècles et des siècles de colonisation, d'impérialisme, de spoliation et de mépris. Nous avons la responsabilité d'avoir armé les taliban, nous avons la responsabilité de sucer les ressources naturelles de leurs pays, nous avons la responsabilité de laisser se faire les massacres du Darfour pour ne pas heurter les intérêts chinois, nous avons la responsabilité d'avoir toujours préféré défendre nos intérêts économiques plutôt que le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme...

    Ces jeunes, ils ont sur le corps les traces visibles de nos erreurs ! Ils m'ont montré leurs mains ouvertes, leurs pieds et leurs jambes erraflés, leurs bleus et même les blessures dues aux guerres que nous soutenons contre eux dans leurs pays... Ils m'ont parlé de leurs espoirs, de leurs rêves. Si vous saviez comme ils sont simples comparés aux rêves ambitieux de ma génération ! Leur défaut, c'est d'être nés dans le mauvais pays, du mauvais côté du globe. Et ici, on continue de leur faire payer en les humiliant, en les traquant matraques à la main et chiens en laisse...

    J'ai eu l'occasion en dormant avec eux de me réveiller avec les incursions de police du matin au soir, des CRS, de la PAF comme de la police nationale qui n'a sans doute pas réellement un mandat pour mener ce genre d'opérations. Mais la PAF n'a pas assez d'éffectifs, vous comprenez... Les policiers qui interviennent à Calais changent tout le temps, pour ne pas subir le contre coup affectif de leur sale boulot. Quand j'y étais, ils venaient de Moselle...
    Chaque jour, ils les attrapent après les avoir poursuivis dans les épines ou sur les bords de routes, les collent dans leur camionnette blanche banalisée, puis les emmènent à Coquelle, un centre de rétention quasi clandestin à la sortie du Terminal transmanche. Après, soit ils les relâchent après leur avoir donné un papier sans valeur les invitant à quitter le territoire, soit ils les gardent une journée entière dans leurs cellules exigüe et inadéquates, soit ils les expédient ailleurs à l'autre bout de la France ou dans le premier pays européen où ils sont arrivés. La police sait pourtant pertinement qu'ils vont revenir, mais il faut tout faire pour que les migrants ne soient plus jamais autant à Calais au même moment comme du temps de Sangatte.

    Quand ce n'est pas la police, ce sont les chauffeurs de camions ou les passeurs qui leur mènent la vie dure. S'ils n'ont pas les 300 à 1500 euros pour payer les passeurs, ils n'ont que très peu de chance de réussir leur passage. Alors ils essayent seuls et restent des mois. C'est tout un système, la police connaît très bien les passeurs, il faut cesser de nous faire croire que la police est ignorante. Les passeurs sont généralement les plus propres, parce qu'ils ne dorment pas dans la jungle avec les autres. Et puis souvent ils sont kurdes. Etonnement, les kurdes sont loin d'être le peuple le plus hostile vis-à-vis de l'occident et de ses moeurs... à méditer ! Seulement voila, si la police stoppait vraiment les migrations vers l'Angleterre, comment voudriez-vous que la main d'oeuvre des entreprises britanniques soit alimentée ? Où va l'argent donné aux passeurs ? Aux agents de sécurité privés du port ? Aux chauffeurs de camions ? A qui d'après vous ? Il suffit de regarder à quel point le port est une citadelle infranchissable pour comprendre qu'il y a une faille quelque part : ceux qui passent font partie d'une immigration "choisie". C'est un grand jeu de dupes, dans lequel on joue avec la vie des migrants. Quand quelqu'un se met en travers du chemin des passeurs, il n'est pas rare qu'il aperçoive la lueur d'un canif. Les chauffeurs aussi se permettent des choses sans nom : durant ma première semaine, trois migrants ont reçu sous le camion un jet d'eau bouillante, avant que l'un d'eux ne se fasse tabasser par quelques routiers malvenants. Non, les migrants ne jouent vraiment pas, ils ont une vie de merde...

    Cedric sur Dissidence

  • Paul Vaillant Couturier

    -5 % sur nos ouvrages à partir de 12 € ( Prix de vente public ) ET LES FRAIS DE PORT SONT OFFERTS POUR LA FRANCE METROPOLITAINE !

    medium_1°_de_couvPVC.pngSoixante-dix ans après sa mort nous devrions mesurer davantage, notamment dans le domaine culturel « la somme » de ce que nous a apporté Paul Vaillant-Couturier. Un bien bel héritage en vérité, que les terribles années de guerre ont masqué, avant que la radicalisation culturelle du PCF, son alignement sur le modèle Jdanovien du Réalisme socialiste, ne renvoient Vaillant-Couturier qu’à un nom de rues.

    Et pourtant, quel précurseur ! « Une synthèse exceptionnelle entre la responsabilité politique et l’imagination culturelle », selon Pascal Ory. Alchimie complexe, issu du croisement d’un environnement artistique précoce, d’un parcours politique courageux et audacieux, de l’exercice d’importantes responsabilités électives et surtout d’un goût prononcé pour la vie, dans toutes ses dimensions, et de la culture dans tous ces aspects. Le métissage de ces différents apports le conduira à esquisser les contours d’une culture dont les traits apparaissent, aujourd’hui encore, d’une profonde et inédite actualité.

    Ceux qui aujourd’hui confondent, ou amalgament, volontairement ou involontairement, « Démocratisation culturelle » et « Démocratie culturelle », auraient tout intérêt à « Relire », ou plus certainement à « Lire », enfin, Paul Vaillant-Couturier…

    Puisse ce modeste essai, dont l’ambition première était, à l’occasion des soixante-dix ans de sa mort, de rendre à Paul ce qui appartenait à Vaillant-Couturier, servir également à ouvrir enfin le véritable chantier d’une culture à réinventer, à renouveler, en faisant, à l’image de Paul Vaillant-Couturier, preuve d’audace politique et d’imagination culturelle.

    144 Pages - 148 X 210 - 14,90 €

    ISBN : 978-2-915640-54-0

    Crédit photo de couverture : Cote 2fi 384 - Archives communales de Villejuif - droits réservés

    Cliquez sur la photo - Merci medium_1°_de_couvPVC.2.png
  • Putain ! 40 ans déjà !..

    Putain ! 40 ans déjà !..

    medium_couv_1968.6.png...Mai 68 était bien plus qu’une série de manifestations étudiantes. Avant tout, il s’agissait du plus grand mouvement de grève qu’ait jamais connue l’Europe. Cette explosion de colère n’était nullement "spontanée" au sens où elle serait venue de nulle part, n’aurait aucun signe précurseur ni aucune raison d’être. Les causes du conflit s’enracinaient profondément dans la société française de l’époque.

    Les étudiants avaient de quoi se révolter : amphithéâtres archi-bondés, facultés vétustes et un nouveau système de diplômes qui allait créer des injustices flagrantes. La masse des jeunes était également opposée à la guerre du Vietnam et à la tentative de l’impérialisme nord-américain de rétablir son contrôle sur le Sud-Est asiatique. En France cette sympathie spontanée fut encore plus forte, en partie à cause des liens entre le PCF et le gouvernement nord-viêtnamien.

    Il en allait de même pour les travailleurs. En 1967 et pendant les premiers mois de 1968, une série de grèves, d’occupations et de confrontations avec les forces de l’ordre montra que la classe ouvrière devenait de plus en plus combative...

    148 X 210 – 150 pages - PVP 15,00 TTC - ISBN : 978-2-915640-55-7

    Parution prévue : octobre 2007

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