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Israël

  • Manière de voire

    98f57a85f926bd7afec0762f0997a931.jpg  UNE NOUVELLE LIVRAISON DE MANIÈRE DE VOIR

    « Histoires d’Israël »

    lundi 17 mars 2008


    14 mai 2008-14 mai 1948 : il y a soixante ans, l’Etat d’Israël déclarait son indépendance. Si ce nouveau numéro de Manière de voir s’intitule « Histoires d’Israël », c’est qu’il propose une triple approche de ces six décennies :

    • d’abord les origines d’un Etat, qui plonge à la fois ses racines dans la construction du Foyer national juif voulu par Theodor Herzl et dans le traumatisme de la Shoah ;
    • ensuite les étapes du conflit avec le monde arabe, spirale de guerres nées de l’expulsion de 800 000 Palestiniens et de la négation de leur droit à l’autodétermination ;
    • enfin l’évolution d’une société aux prises avec les forces centrifuges de ses immigrations successives, sur fond d’une modernisation qui a substitué un capitalisme mondialisé à la conception égalitariste des pionniers.

    Avec les spécialistes qui ont écrit dans Le Monde diplomatique  : Gadi Algazi, Joseph Algazy, Avraham Burg, Boaz Evron, Alain Gresh, Amira Hass, Claude Julien, Amnon Kapeliouk, Samir Kassir, Baruch Kimmerling, Jean Lacouture, Henry Laurens, Micheline Paunet, Shimon Pérès, Eric Rouleau, Edward W. Said, Tom Seguev, Marius Schattner, Zeev Sternhell, Dominique Vidal et Idith Zertal.

    Et le reportage exceptionnel réalisé par Robert Capa en Palestine en 1948, dont soixante-cinq photographies illustrent ce numéro, coordonné par Dominique Vidal.

    Manière de voir – « Histoires d’Israël » - numéro 98, avril-mai 2008, 100 pages, 7 euros.

  • Des livres pas des armes...

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    Humeur... 

    On aime à croire que ce n’est pas pour pimenter la manifestation dont ils sont en charge, que les organisateurs du Salon du Livre, à Paris, ont fait cette année des écrivains israéliens leurs invités d’honneur.

    L’occasion s’y prêtait particulièrement, avec le soixantième anniversaire de la proclamation de l’État juif, et le président Shimon Peres faisant de cette inauguration le point d’orgue d’une visite officielle en France. Et si l’on pouvait naturellement s’attendre, chez nous, à des critiques sur l’opportunité de cette réception, si l’on pouvait craindre qu’elle provoque des réserves dans le monde arabe, on n’imaginait pas qu’elle déclencherait des réactions d’une telle vivacité.


    Même dans les pays habituellement plus modérés, telle l’Égypte, ou les plus proches, tel le Liban, on a interprété l’apparent réchauffement des relations franco-israéliennes comme une inflexion de la politique française au Moyen-Orient. Plus que de longs discours stéréotypés sur l’amitié entre nos peuples, des images sont restées. Celle de Jacques Chirac piquant une colère, quand des policiers israéliens prétendaient le tenir à distance de la foule arabe qui l’acclamait dans la vieille ville de Jérusalem, est restée comme le symbole d’un allié venant à manifester sa solidarité avec le peuple palestinien.


    Que Nicolas Sarkozy ait voulu nouer de nouveaux liens avec Israël, sans avoir à rappeler à celui des dirigeants qui a bénéficié le plus de l’aide française, en d’autres temps, voilà qui ne s’expose pas sur la place publique. Mais voilà qui autoriserait le président français à peser davantage, pour faire accepter par Israël les conditions d’une paix juste, assurant sa propre sécurité, mais garantissant aux Palestiniens leur droit de créer un État réellement indépendant, partageant Jérusalem comme capitale, et vivable, doté de structures permettant un véritable décollage économique.


    Quel rôle pour les écrivains, dans ce processus de rêve, pour contribuer à faire bouger les lignes ? Ceux du monde arabe, et du Maghreb, ont le plus souvent décidé le boycott, et des stands nationaux resteront vides. Quelques-uns, parmi les plus notoires, tel Tahar ben Jelloun, entendent au contraire jouer le jeu des intellectuels, assumer leurs oeuvres, et participer aux débats qui leur seront proposés. Quant aux auteurs les plus connus d’une foisonnante littérature hébraïque, qui mixe tous les genres, ils ne sont sans doute pas fâchés de répondre aux attaques anonymes dont ils sont l’objet.

    Amos Oz, Sayed Kashua, Ilan Pappé, parmi les plus lus ou écoutés, sont des « figures » du militantisme favorable à la paix par la négociation avec les Palestiniens. Mais, selon le vieil adage, « rien d’humain ne leur est étranger ». La paix ne s’imposera pas par les armes : mais les livres peuvent en frayer la voie. •

    JULES CLAUWAERT Source : www.nordeclair.fr

  • Paris accueille Israël, pays du Livre et des livres

    Point de vue !

    1420302c46d5bd16a0cfca804788e84b.jpgIsraël est l'invité d'honneur du Salon du livre de Paris. Du 14 au 19 mars, des dizaines d'écrivains israéliens vont témoigner par leur présence et leurs interventions de la richesse plurielle de la littérature de leur pays. Un pays pris, depuis sa création, il y a soixante ans, dans la tourmente de la guerre et du conflit tragique avec les Palestiniens. Une littérature souvent liée à la longue et douloureuse mémoire juive. 

    De cette richesse, "Le Monde des livres" rend compte dans un numéro spécial. Autant d'écrivains, autant de visions et de définitions de la littérature. Aharon Appelfeld décrit sa manière "d'utiliser des mots qui ont le pouvoir de faire surgir une image ou une musique". Rédacteur en chef du supplément littéraire du journal Haaretz et universitaire, Dror Mishani brosse un tableau des lettres israéliennes en même temps qu'un état des lieux de la production éditoriale de son pays. Ce tableau, il appartenait au "Monde des livres" d'en agrandir maints détails : notices consacrées aux écrivains, descriptions de la vie intellectuelle, de la création israélienne en d'autres langues que l'hébreu, et, bien sûr, critiques.

    Des échos de décennies de bruit et de fureur sont parvenus jusqu'aux portes du Salon du livre de Paris (et de celui de Turin, qui doit avoir lieu en mai), avec la polémique sur le boycottage, par certains pays et intellectuels arabes, de cette manifestation. Il ne faut pas, argumente dans un point de vue l'écrivain algérien Salah Guemriche, "souscrire bêtement à un boycottage", mais plutôt aller "à la rencontre de ces écrivains qui, en Israël même, constituent de vrais remparts à la politique coloniale d'Israël".

    Le Monde du 14 mars 08

  • Le poète israélien Aharon Shabtai dit non au Salon du livre de Paris

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    Aaron Shabtaï est un des plus grands poètes israéliens contemporains et le plus apprécié des traducteurs de drames grecs en hébreu. Ci dessous une de ses poésies :

    CULTURE

    Le signe de Caïn n’apparaîtra pas
    sur le soldat qui tire
    sur la tête d’un enfant
    depuis une colline au dessus de l’enceinte
    autour du camp de réfugiés
    parce que sous le casque
    pour parler en termes conceptuels
    sa tête est en carton.
    D’autre part,
    l’officier a lu The Rebel* ,
    sa tête est illuminée,
    à cause de cela il ne croit pas
    au signe de Caïn.
    Il a passé son temps dans les musées
    Et quand il pointe
    le fusil vers l’enfant
    comme un ambassadeur de Culture,
    il ajourne et recycle
    les eaux-fortes de Goya
    et Guernica

    *L’Homme révolté (The Rebel) d’Albert Camus

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