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  • Communiqué de presse

    Auschwitz-Birkenau. Ces mots sonnent aux oreilles des l’Humanité comme la sonnerie d’un réveil. Réveil de notre mémoire collective pour éviter le réveil du monstre concentrationnaire. Réveil de la conscience de l’Homme face à lui-même.

    Pour des jeunes de 17, 18 ans, l’Histoire se confond souvent avec quelques aventures épiques. L’introduction de celle-ci dans leur présent ils ne la perçoivent pas ou que très partiellement.

    Nous pouvons écrire les textes que nous voulons, inscrire des droits fondamentaux dans le marbre, l’Histoire nous prouve que rien n’est acquis, que tout peut basculer si nous n’y prenons garde.

    Convaincu qu’il est du devoir d’un enseignant, quelle que soit sa discipline, d’avoir présent à l’esprit cette vérité, j’ai déposé un dossier de candidature auprès du Mémorial de la Shoah à Paris qui avec la Région Ile de France organisaient pour les lycéens depuis quelques années déjà un voyage d’une journée sur Auschwitz-Birkenau en compagnie d’anciens déportés. J’y voyais là une opportunité à saisir pour des élèves en série technologique dont les origines culturelles sont multiples et dans l’existence desquels le racisme a souvent très tôt pointé le bout de son nez.

    C’est ainsi que j’en ai entraîné 18 à revenir sur le chemin de cette mort industrialisée que produisit le IIIème Reich d’Adolf Hitler. Nous nous y sommes pleinement plongés à travers différentes activités : visionnages de films, lecture de livres, analyses de textes, réalisation d’une affiche pour le Mémorial de la Shoah, écriture d’un journal, organisation de la représentation d’une pièce de théâtre.

    Pour ce qui est du journal, chaque élève a eu pour consigne d’en tenir un entre le 28 septembre et le 29 novembre 2007 (lendemain du voyage à Auschwitz). Il leur était demandé d’écrire tous les jours quelques lignes en pensant aux déportés.

    L’objectif premier était de voir apparaître la trace écrite d’une prise de conscience. En cela je n’ai pas été déçu par ces élèves qui - surtout nourris à l’image télévisée – avaient plutôt une relation distante avec l’écrit. Ils ont témoigné dans leurs lignes d’une sensibilité évidente mais aussi d’une réelle capacité de réflexion et d’une qualité d’écriture parfois étonnante. Chaque journal portait sa complainte, ses peurs et ses espoirs.

    Après les avoir lus l’évidence de leur mélange s’est imposée à moi. Chaque élève, à un moment ou un autre de ces 63 journées avait écrit des choses remarquables. Les journaux souvent se répondaient parfaitement, par bien des aspects ils évoquaient les mêmes préoccupations. Ainsi, après concertation avec leurs auteurs, la décision fut-elle prise de les réunir pour n’en faire qu’un ; un  qui soit celui de tous, qui reste celui de chacun.

    C’est ce travail qui vous est ici présenté.

    Ce « journal d’un élève imaginé » par d’autres qui sont tous en lui, dans son ombre comme notre qualité d’être humain est dans celle du concentrationnaire.

    Gilbert Moreau

    À l’heure où la polémique enfle sur la nécessité (?) que chaque enfant « parraine » dans sa mémoire un enfant juif disparu, ce livre trouve toute sa place et s’inscrit dans un travail plus pédagogique.

    ISBN 978-2-915640-64-9

    10 €uros  - 12 X 18 - 80 Pages

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