Avertir le modérateur

calais

  • Welcom to England, tomorrow England...

    "Welcom" arrive sur nos écrans et si nous lisions aussi ce livre complémentaire : Tomorrow England ? Préface Pierre Henry, Directeur général de France Terre D'asile.

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

     

    Un livre unanimement salué !

  • Migrants de Calais

    Bonjour à tous,

    Un certain nombre de personnes ont été intéressées par la création d'un collectif de surveillance policière et d'assistance aux migrants pour Calais,(nom à déterminer) alors je viens relancer l'idée pour que cette organisation puisse être mise en place pour la rentrée à venir. Il s'agirait de mettre en place une grille de disponibilité pour chaque mois, sur laquelle les gens motivés s'inscriraient en fonction de leur temps libre, afin que des militants soient présents en permanence sur la scène calaisienne.

    Chaque dernier vendredi du mois, une réunion des personnes du collectif permettrait de faire un bilan du mois passé, d'établir la grille pour le mois à venir et de rédiger une chronique de la situation pour les migrants de Calais. Lors de ces réunions, nous évoquerons les nouveautés et ferons un état des lieux,et nous pourrons également faire naître de nouvelles initiatives, comme par exemple un soutien effectif à l'association Le Grand Mi qui fournit des vêtements aux associations calaisiennes.

    L'objectif premier du collectif est donc de faire acte de présence sur la scène calaisienne, auprès des migrants comme des associations, afin que d'autres bénévoles que ceux de Calais s'investissent. Les bénévoles de Calais ont besoin de ce soutien, mais également et surtout les migrants. Etre omniprésent, c'est aussi montrer à la police qu'on est mobilisés et la dissuader de faire n'importe quoi.
    Il s'agirait donc d'accompagner au mieux les migrants dans leur vie quotidienne et leur montrer qu'ils ne sont pas enfermés dans leur microcosme, qu'on peut rendre leur séjour à Calais moins difficile. Sympathiser avec eux,manger en leur compagnie, leur apporter de la musique, les accompagner sur la route de leurs squats... Pour ceux qui s'en sentent la force, il s'agirait également de faire 'bouclier humain' face aux forces de police, sans rentrer dans la confrontation, mais en contestant systématiquement leurs agissements et en prenant des images de leurs activités...

    Les réunions permettront de mettre au point l'approche juridique du collectif, c'est à dire de mettre à disposition de chacun les textes de lois et saisines de la commission de déontologie qui permettent de filmer les forces de l'ordre, mais aussi peut-être, avec l'aide de traducteurs, des brochures à l'adresse des migrants pour les informer sur leurs droits et sur la situation politique française (j'ai constaté au cours de mes séjours qu'ils demandent souvent à savoir où en sont les politiques vis-à-vis de leur situation).

    Je vous prie de ne pas prendre à la légère cette initiative et de me répondre au plus vite sur votre participation. Dans la mesure où les politiques s'opposent à la création d'un centre d'accueil pour migrants et que la chambre des Lords et les officiels anglais font pression sur la France pour colmater la passoire, il faut s'attendre à ce que la situation des migrants s'envenime. Bref, il faut réagir VITE !!

    JE VOUS PROPOSE DONC DE ME JOINDRE PAR MAIL zanuda@live.fr OU AU
    06.08.18.06.20 pour me faire part de votre participation. Lorsque j'aurai un petit groupe constitué, je fixerai une date de réunion avant l'été.

    CET APPEL S'ADRESSE A TOUTE PERSONNE INTERESSEE, DE LILLE OU D'AILLEURS ! A FAIRE SUIVRE...

    Bien à vous,

    CEDRIC

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg
  • Cédric en signature à la Mouette

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

    Débat autour du livre "Tomorrow England" Cédric signe son livre aujourd'hui à Calais lieu où son livre se situe. Grand succès, l'ouvrage est très demandé, la qualité de l'auteur doit y être pour quelque chose -;)

    « Tu sais ce que représente pour nous la prise d’empreintes digitales par les pays d’Europe ? Cela représente le marquage au fer rouge qu’on faisait aux esclaves d’autrefois. Nous avons toujours été et sommes encore les esclaves de l’Europe. L’Italie a mes empreintes, alors je suis l’esclave de l’Italie. J’ai une immense peine dans mon cœur. » Extrait de Tomorrow England !

    Le mardi 18 mars à la crêperie tonnerre de Brest, Place d’Armes à Calais - A 19h30

     

     

  • Une lectrice, un mot, un jour ...

    Bonjour et merci beaucoup pour l’envoi très rapide de ma commande !!!

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

    Je suis très contente d’avoir ces bouquins,  participant moi-même très régulièrement à la distribution du midi, à Calais…

    Je suis encore plus contente de voir au Verso du livre ,  Cédric et Safiullah…  Ce dernier est maintenant en Suède, il a des papiers, il est heureux et donne régulièrement des nouvelles… 

    Pour d’autres, c’est évidemment l’Angleterre, où ils y vivent bien,  sans la panique des bombes ou des régimes extrémistes de chez eux…   Hors du quotidien calaisien également…   Quotidien à la longue, décourageant, violent et tellement inhumain…

    Mais la force de vie que les migrants transmettent à tous ceux qui partagent leur existence, de loin , de près , une minute, une heure ou un mois,  cette force est comme un sceau qui marque définitivement….

    Les migrants  n’oublieront jamais tous ceux qui les aident à vivre au mieux,  mais ces derniers n’oublieront jamais ces voyageurs du bout du monde,  si fragiles et si forts à la fois….   

    Tant à dire…           Très cordialement,  E.M

  • Dans l'enfer des clandestins de Calais

    Dans l’enfer des clandestins de Calais

    Les migrants vivent dans des conditions terribles, qu’ils supportent dans l’attente du passage vers leur eldorado anglais. Reportage.

    Les migrants vivent dans des squats ou dans des cabanes construites avec du matériau de récupération. 
    Les migrants vivent dans des squats ou dans des cabanes construites avec du matériau de récupération.  Photo: Damien Dubuc

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

     

    Pour se réchauffer, les réfugiés brûlent du bois mais aussi des sacs plastiques et du polystyrène. 
    Pour se réchauffer, les réfugiés brûlent du bois mais aussi des sacs plastiques et du polystyrène.  Photo: Damien Dubuc
    Et aussi
    En plein centre de Calais, à 300 mètres de la mairie et de ses six bourgeois, une ancienne scierie abandonnée. On entre dans le hangar par une brèche dans la tôle. Le long de l’immense mur, une quarantaine de matelas sont alignés. Çà et là, des femmes emmitouflées dans des pulls et des manteaux émergent des couvertures. Dans la pièce à côté, des hommes font brûler du polystyrène et des sacs plastiques pour se chauffer. En tout, une cinquantaine d’Erythréens et quelques Ethiopiens squattent là, en attendant leur passage en Angleterre. Depuis plusieurs mois pour certains d'entre eux. Il est 11h, ils se réveillent de leur nuit passée à tenter de franchir la Manche, sous un camion.  

    Les 400 réfugiés présents actuellement aux alentours de Calais ne tentent pas tous leur chance chaque soir. Mais, d'après les associations - en dépit de mesures de sécurités draconiennes sur le port - chaque semaine, entre 60 et 80 d'entre eux parviennent en Angleterre.  

    « Vie de chien »

    Dans le hangar, Mike est fatigué. Pas seulement de sa nuit mais de cette « vie de chien ». « Même les chiens sont mieux traités que nous », insiste Sami. Le jeune homme de 27 ans est en rade à Calais depuis cinq mois. Voilà quatre ans qu'il a quitté l'Erythrée et n’a plus un sou pour payer les passeurs qui réclament entre 400 et 1000 euros, pour un résultat très incertain. De toute façon, « je n’ai plus la force de m’accrocher à un camion ». Il a déjà perdu une dizaine de kilos.  

    D’ici une demi-heure, avec ses compagnons d’infortune, il va se diriger vers le « terrain », de l’autre côté de la mairie, point de rassemblement pour la distribution de nourriture. Un terrain vague où l’eau croupit dans des trous. Rien pour s'asseoir ni poser son repas. Rien non plus pour s'abriter du vent fort et de la pluie. Alors, on se réchauffe autour de palettes en feu, qui servent aussi à griller du poisson frais posé sur du grillage arraché à la gendarmerie fluviale, tout à côté. Chaque vendredi, Maïté, une bénévole de l'association Salam, rapporte du poisson qu’une entreprise de Boulogne-sur-mer ne peut vendre car mal calibré. De quoi tromper la faim avant le repas du midi.  

    Quatre douches pour 400  
    C’est aussi au « terrain » que la camionnette du Secours catholique vient chercher les migrants désireux de prendre une douche. Il n’y en a que quatre dans Calais, dans le local de l’association. Un groupe attend sous la pluie. Puis c’est la cohue pour grimper à bord. A chaque rotation, huit seulement pourront grimper. Les migrants prennent en moyenne une douche par semaine. Les autres jours, ils doivent se contenter de l’eau des flaques pour se débarbouiller.  

    14 heures. Une autre camionnette arrive, c’est celle de la Belle étoile. L’association (qui fait partie du collectif C' Sur avec le Secours catholique et le Secours populaire) distribue ce midi un repas chaud : du riz et de la viande, accompagné de thé brûlant. Pour la distribution, deux queues se forment : les Africains d’un côté (Soudan, Erythrée, Somalie, Ethiopie). De l’autre, Afghans, Kurdes, Irakiens, Iraniens attendent leur tour. Ces groupes ne se mélangent pas.  

    Dans la jungle polluée

    Accroupis, le repas est vite expédié. Par petits groupes, les réfugiés rentrent dans leur campement de fortune, « at home », disent-ils. Et pourtant, leur « maison », c’est aussi la « jungle », nom qu’ils ont eux-mêmes attribué à la forêt dans laquelle ils se cachent, dans la zone industrielle - classée Seveso. On entre par l’un des trous du grillage sur le site de Tioxyde, une entreprise chimique. Le sol sablonneux et boueux est couvert par endroits de tas de déchets chimiques.

    Pénétrer dans les fourrés d'argousiers est difficile. C'est pourtant là que se nichent les cabanes sont bâties avec des matériaux de récupération. Des palettes de bois pour le sol, d'autres pour les murs, sur lesquels sont étendues des couvertures. Des grilles de chantier recouvertes d’une bâche en plastique complètent la cahute grande, au mieux, de 12 m2.  Elle abrite jusqu’à 20 personnes. Berrouz, un Iranien de 37 ans, est résigné. Il a fui son pays, recherché par la police pour avoir aidé un ami à coller des affiches hostiles au pouvoir et souhaite demander l'asile politique en Grande-Bretagne. « Ce sont des conditions terribles, auxquelles je ne suis pas habitué », raconte l'ancien professeur d'anglais. Mais je commence à m’y faire ». Il est à Calais depuis une dizaine de jours. Plus que le froid ou l'hygiène, Berrouz évoque le stress permanent – les descentes de police, la peur d'être arrété et relâché loin de Calais.  

    Cabanes incendiées

    Jusqu’à jeudi dernier, on comptait une trentaine de cabanes dans la « jungle ». C'était avant que les services de nettoyage de Tioxyde n'en incendient les deux tiers. « Les migrants vont les reconstruire le plus vite possible », explique Cédric Domenjoud, étudiant lillois qui a volontairement partagé, pendant trois semaines cet été, la vie des migrants*. La cuisine, elle aussi, a été détruite. On  découvre des restes d'une bouteille de gaz calcinée. « Une bâche servait de auvent, se rappelle Cédric. Des jerricanes coupés en deux faisaient office de lavabos. »  

    Plus loin dans la forêt, il montre le coin toilette. Des brosses à dent et rasoirs sont accrochés aux arbres. Les sans-papiers de Calais prennent soin de leur apparence, dans la mesure du possible. « Ils sont très gênés de ne pas pouvoir se laver. Ils masquent leur odeur en s’aspergeant de parfum », précise Cédric. Surtout ne pas se faire remarquer.  

    Les associations et la  sous-préfecture s'accordent pour dire que les migrants n’engendrent pas de délinquance. Cédric confirme : « ils ne sont jamais agressifs envers la police et la population. »  

    « Chasse aux migrants »

    Il n’empêche, beaucoup de migrants racontent la même histoire : au petit matin, les CRS débarquent pour les déloger brutalement ou les intimider en aspergeant les matelas, les couvertures de gaz lacrymogène, quand ils ne les brûlent pas. Plusieurs se plaignent d’avoir été frappés sans raison, comme ce jeune homme qui risque de perdre un oeil suite à une arrestation. Joel Desseigne, le président de la Belle étoile accuse : « Pour certains CRS, chasser les migrants est un nouveau sport. »

    Malgré les embûches, il faut passer la Manche. Les migrants doivent rendre des comptes à leur famille, qui bien souvent a payé leur voyage. Ce soir, ils iront sur les quais prendre des forces grâce au repas préparé par l'association Salam. Pour, cette nuit encore, tenter de filer à l'anglaise.  


    * Cédric Domenjoud vient de publier le témoignage de ses trois semaines avec les migrants: "Tomorrow England", éd. Les points sur les "i"

    Source Metro France - Janvier 2008
  • Cédric au journal télé

    9ca28c7e1e105de70078d1cc413a13a1.jpgCliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

    Cédric est l'invité du journal de France 3 Nord Pas de Calais Picardie ce lundi à 19 heures En cliquant sur cette petite photo, vous accédez directement au site de la station.

    Pour commander l'ouvrage allez sur la colonne de gauche et cliquez sur la petite couverture, vous serez dirigé directement sur notre portail de ventes ( possibilité d'imprimer un bon de commande pour ceux qui ne souhaitent pas acheter en ligne )

  • Un beau livre : Tomorrow England

     Tomrorow England, beaucoup de demandes en librairies... et ... ici en cliquant sur la petite vignette.

    Pierre Henry, Directeur Général de "France Terre  d'Asile" préface le livre de Cédric Domenjoud : Tomorrow England - La situation des migrants 5 ans après Sangatte.

    Il y a cinq ans fermait Sangatte et depuis presque rien n'a changé. Cinq ans d'humiliation et de traque, cinq ans de peine, cinq ans de violation des droits humains. Les habitants appellent toujours les migrants "kosovars", tandis que la police perpétue ses incessantes rafles du matin au soir.

    Les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants. A midi les exilés de Calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous. Le sixième hiver approche et près de 300 migrants s'apprêtent à dormir ce soir dans les bois de la zone des Dunes et les parcs de la ville.

    J'y suis allé, j'ai vécu trois semaines avec eux le jour comme la nuit, et depuis les migrants de Calais sont devenus une partie de moi. Je ne peux plus envisager de voir passer un mois sans aller là-haut regarder ce qui s'y passe. Ce récit, c'est eux, c'est moi, c'est aussi une insulte à notre bonne conscience.

    148 X 210 - 170 Pages - 15 €uros - hors frais de port


    ISBN : 9782915640618

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg
  • Tomorrow England

    9c394ccf2af806eec528e034de3c9c35.pngPierre Henry, Directeur Général de France Terre d'Asile, signe la préface du livre de Cédric Domenjoud : Tomorrow England - La situation des migrants 5 ans après Sangatte.

    Il y a cinq ans fermait Sangatte et depuis presque rien n'a changé. Cinq ans d'humiliation et de traque, cinq ans de peine, cinq ans de violation des droits humains. Les habitants appellent toujours les migrants "kosovars", tandis que la police perpétue ses incessantes rafles du matin au soir.

    Les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants. A midi les exilés de Calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous. Le sixième hiver approche et près de 300 migrants s'apprêtent à dormir ce soir dans les bois de la zone des Dunes et les parcs de la ville.

    J'y suis allé, j'ai vécu trois semaines avec eux le jour comme la nuit, et depuis les migrants de Calais sont devenus une partie de moi. Je ne peux plus envisager de voir passer un mois sans aller là-haut regarder ce qui s'y passe. Ce récit, c'est eux, c'est moi, c'est aussi une insulte à notre bonne conscience.

     

    148 X 210 - 170 Pages - 15 €uros

    Parution le 15 janvier 2008

     

    Cliquez sur cette photo11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

  • Tomorrow England

    a505d808422b4910ee3eb96378d49ea1.jpg Il y a cinq ans fermait Sangatte et depuis presque rien n'a changé.

    Ces cinq ans, ce furent cinq ans d'humiliation et de traque, cinq ans de peine, cinq ans de violation des droits humains. Les autorités détournent toujours la tête, les habitants appelent toujours les migrants "kosovars", tandis que la police perpétue encore et toujours ses incessantes rafles du matin au soir. Les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants.

    A midi les exilés de Calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous.

    Le sixième hiver approche et près de 300 migrants s'apprêtent à dormir ce soir dans les bois de la zone des Dunes et les parcs de la ville. J'y suis allé, j'ai vécu trois semaines avec eux le jour comme la nuit, et depuis les migrants de Calais sont devenus une partie de moi.

    Je ne peux plus envisager de voir passer un mois sans aller là-haut regarder ce qu'il s'y passe. Ce récit, c'est eux, c'est moi, c'est une insulte à notre bonne conscience.

    Cédric Domenjoud (né le 01 septembre 1985 à Troyes) est étudiant licencié d'histoire et prépare le concours d'entrée à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. ( son blog http://dissidence.over-blog.org/ )

    A paraitre début janvier 2008

    150 pages - 15 €uros

  • Tomorrow England !

    Il y a cinq ans fermait Sangatte et depuis presque rien n'a changé. Ces cinq ans furent cinq ans d'humiliation et de traque, cinq ans de peine, cinq ans de violation des droits humains. Les autorités détournent toujours la tête, les habitants appellent toujours les migrants "kosovars", tandis que la police perpétue encore et toujours ses incessantes rafles du matin au soir. Les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants. A midi les exilés de Calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous. Le sixième hiver approche et près de 300 migrants s'apprêtent à dormir ce soir dans les bois de la zone des Dunes et les parcs de la ville. J'y suis allé, j'ai vécu trois semaines avec eux le jour comme la nuit, et depuis les migrants de Calais sont devenus une partie de moi. Je ne peux plus envisager de voir passer un mois sans aller là haut regarder ce qu'il s'y passe. Ce récit, c'est eux, c'est moi, c'est une insulte à notre bonne conscience.

    Cédric Domenjoud (né le 01 septembre 1985 à Troyes) est étudiant licencié d'histoire et prépare le concours d'entrée à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille.

     

    Un livre à paraître prochainement !

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu