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chanson

  • La mort de Jean Ferrat

    Ma môme0.jpg, ell' joue pas les starlettes
    Ell' met pas des lunettes
    De soleil
    Ell' pos' pas pour les magazines
    Ell' travaille en usine
    A Créteil

    Dans une banlieue surpeuplée
    On habite un meublé
    Elle et moi
    La fenêtre n'a qu'un carreau
    Qui donne sur l'entrepôt
    Et les toits

    On va pas à Saint-Paul-de-Vence
    On pass' tout's nos vacances
    A Saint-Ouen
    Comme famille on n'a qu'une marraine
    Quelque part en Lorraine
    Et c'est loin

    Mais ma môme elle a vingt-cinq berges
    Et j'crois bien qu'la Saint'Vierge
    Des églises
    N'a pas plus d'amour dans les yeux
    Et ne sourit pas mieux
    Quoi qu'on dise

    L'été quand la vill' s'ensommeille
    Chez nous y a du soleil
    Qui s'attarde
    Je pose ma tête sur ses reins
    Je prends douc'ment sa main
    Et j'la garde

    On s'dit toutes les choses qui nous viennent
    C'est beau comm' du Verlaine
    On dirait
    On regarde tomber le jour
    Et puis on fait l'amour
    En secret

    Ma môme, ell' joue pas les starlettes
    Ell' met pas des lunettes
    De soleil
    Ell' pos' pas pour les magazines
    Ell' travaille en usine
    A Créteil

    Son premier succès

  • Francesca et Allain chez Véronique

    Livre disponible avec une magnifique préface de Gérard Pierron !

    1° de couv Leprest.pngParmi les artistes que compte la musique française, Francesca Solleville et Allain Leprest sont certainement des plus remarquables. Ils se dressent dans le paysage de la chanson comme des « monstres » sacrés portant le flambeau de la Liberté, et des mots.

    Pour chacun, on voit incarnée l’aspiration à un idéal : humaniste, humain, fraternel. Francesca Solleville est née en 1932 à Périgueux en Dordogne. Pierre, son père, est français et Lidia, sa mère, fille d’anarchistes, est italienne. Habitée par la scène et par l’insolence de sa pensée, Francesca chante avec une voix un peu rauque une poésie volontaire et engagée, mais aussi une poésie qui s’estompe, fatiguée, traîne ses ailes dans la fumée du petit matin...

    Allain Leprest est né en 1954 à Lestre en Normandie. Être poète n’est pas l’ambition d’Allain Leprest, c’est sa manière d’être seul et de se souvenir que le jour meurt, que le couchant est beau, et belle la nuit qui demeure. Allain Leprest pourrait dire comme Fernando Pessoa : « Quel grand repos de n’avoir même pas de quoi avoir à se reposer ! » Comme un oiseau dans une cage, il arrive qu’Allain Leprest ait mal aux ailes. Alors, il va, marche d'un pas et d'un sourcil graves. Il va voir ses amis. C’est une deuxième vie.

    Quand un jour, les chemins d’Allain et Francesca se croisent, à Antraigues, en Ardèche, sur la musique de Gérard Pierron, en 1994.

    De cette rencontre naît un album entier : Al dente...

    © Véronique Sauger / Les Points sur les i

    Renseignements : lespointssurlesi@wanadoo.fr :
    Renseignements complémentaires 01 60 34 42 70 / 06 80 17 71 08 (Alain Guillo)

    Le commander, c'est là : Cliquez sur le logo ci-dessous medium_logofinal002.jpg

  • Vous avez dit Gainsbourg ?

    Il est des rencontres musicales qui ne vous laissent pas insensibles, celle-ci en est une ! Je vous invite à l'écouter sur myspace ( lien ci-dessous ), son CD ( Gainsblues ) sort dans quelques semaines au prix ( port compris ) de 18,00 €... Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire ?

    Ecoutez :http://www.myspace.com/simonetassimot

    Son association et l'ordre du ck : Le Mot et la Note, 91 rue de reuilly, 75012 Paris.

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    Merci pour elle !

  • le Leprest de la semaine

    La colère

    Ca te vient, ça t'arrive, cent clébards dans la tête,
    Une locomotive, un barrage qui pète
    Ca te sort d'une graine et ça devient un tronc
    Et les branches d'un chêne qui t'éclatent le front
    C'est jouir à l'inverse, c'est un ciel à sanglots
    Et son grelon qui perce les parois de la peau
    C'est pleurer à l'envers, le pétard de la peine
    L'orgasme de la haine. C'est s'entr'aimer quand même,
    La colère

    C'est un piano qui cogne dans l'orchestre des veines
    Ce pipeau dont l'haleine sent mille saxophones
    C'est la sueur de décembre, mourir en italique
    Vouloir nouer ensemble la Manche et l'Atlantique
    C'est une épée tendue à la barbe des cons
    Une fleur de passion aux pétales pointus
    C'est le jour moins le jour, c'est un accouchement
    Sans l'aube d'un enfant, les mâchoires de l'amour,
    La colère

    C'est les yeux qui s'effritent et le poing qui se blesse
    Au tranchant des caresses, au baiser de la vitre
    "Patron, une dernière, à la santé du diable !"
    Et je casse mon verre sur le bord de la table
    C'est un rire qui balance sous le ciel des gibets
    Et son sexe bandé en haut de la potence
    C'est le cœur éclaté mais c'est mieux que se taire
    De pouvoir la chanter, comme hurler de colère,
    Sa colère

    C'est l'anus du Vésuve dessous ma casserole
    Un fleuve de pétrole où navigue l'étuve
    La langue qui s'embrase, la salive qui brûle
    Et le ventre qui hurle pour attiser les phrases
    Cette vague de braises au bûcher de la mer
    Cette écume incendiaire qui lèche la falaise
    C'est un feu de chevaux lancés au cœur des champs
    Et le vent qui reprend l'odeur de leurs sabots,
    La colère

    C'est sauter à deux pieds sur l'édredon des ronces
    La rage qui défonce les portes enfoncées
    C'est l'opéra du cri, l'orage de tes bras
    C'est cracher du lilas à la gueule des orties
    C'est un hymne de fou, c'est l'étincelle noire
    Qui porte à la victoire l'agneau contre le loup
    Un baiser en dedans à l'amitié complice
    Qui mord à pleine dents le cul de l'injustice,
    La colère

        Paroles: Allain Leprest. Musique: Georges Augier   1998  "Nu"
    © Night and Day

  • Allain Leprest, suite...

    « C’est simple, je considère Allain Leprest comme un des plus foudroyants auteurs de chansons que j’ai entendus au ciel de la langue française…."Claude Nougaro

    Pas étonnant que notre Jehan toulousain se trouve à l'aise dans cet univers et lui emprunter tant de textes.

    Cette filiation qui est si prégnante dans la chanson française des chanteurs de bistrots est magnifiée dans sa voix râpeuse à récurer les souvenirs. Avec le rabot des mots il est artisan de la chanson. Avec la liturgie du vin, il entend la terre.

    « Je glisse de travers

    L'avenir est si courbe

    Quand j'ai vu

    L'amour est si fourbe

    Quand j'ai vu

    Quand j'ai vu

    j'bois double

    Quand j'ai vu

    j'bois double »

    Un tel acharnement à se détruire mérite le respect. Car sinon comment expliquer qu'un chanteur-compositeur de l'envergure d' Allain Leprest reste prisonnier du mazout des jours blêmes et des alcools trompeurs?

    Chapeau bas Allain, et grande misère sur nous.

    (Esprits nomades)

    Allez à la rencontre de ce chanteur trop peu connu du grand public... voici ci-dessous une de ses plus belles chansons... (Magnifiquement interprétée également par Francesca Solleville) Allain est un homme si rare, un homme authentique trop pauvre d'artifices, trop riche de générosité pour tricher.

    282127831.jpgSacré coco

    Déjà qu'à un an ses parents
    Poussaient son landau en gueulant
    Pour Vanzetti et pour Sacco
    Il a grandi sous une banderole
    Entre une affiche et un seau d' colle
    La moindre manif, il y go
    Sacré coco

    Soixante-dix piges et des poussières
    Qu'il balaie chaque anniversaire
    Entre les miettes et les mégots
    Comme il dit "J' suis un dinosaure"
    On cherchait pas le même trésor
    C'est là qu'on n'est pas ex-æquo
    Sacré coco

    Il dit aussi "Juré, craché !
    J' boss'rai pas pour des haricots
    Et si ça arrange leurs affaires
    Demain pour la classe ouvrière
    J' port'rai des godasses en croco"
    Sacré coco

    Il dit même "Pour les non-voyants
    Il faudrait écrire les slogans
    En braille sur les calicots"
    En classe, il a pas été loin
    Mais il connaît sur l' bout des poings
    Cézanne, Beethov' et l' père Hugo
    Sacré coco

    On rentre chez lui sans frapper
    Là où c'est écrit "J'aime la paix"
    Au trente-six rue des coquelicots
    On sirote un alcool de fruits
    En rigolant, il dit qu' chez lui
    C'est l' temps des cerises en bocaux
    Sacré coco

    On chante la jeune garde à tue-tête
    Quand c'est qu' des fois sous sa casquette
    Souffle un vieux coup de sirocco
    Et le lendemain, sa geule de bois
    Sûr c'est la faute à Paribas
    C.I.A. monopole and co
    Sacré coco

    Pour la castagne, il crie "D'abord !"
    Pour la fiesta, il crie "D'accord !"
    Et pour le cul, il crie "Banco !"
    Il dit encore "Si il fait froid
    Lutte à l'envers, lutte à l'endroit
    Se battre, c'est se faire son tricot"
    Sacré coco

    "Y a pas de sans-culotte au ciel"
    Comme il dit "J'suis pas éternel
    D'ailleurs, Dieu c'est du rococco
    Quand j' s'rai mort, juste un bouquet rouge
    Des chansons et des gens qui bougent
    Pour qu' le vent reprenne en écho"
    Sacré coco

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Gérard Pierron  1989

  • Avenue Louise Michel, le "Leprest" de la semaine

    J'ai fait un rêve saugrenu
    Tu descendais nue l'avenue
    Louise Michel
    T'avais les hanches d'un violon
    Il semblait que sous tes talons
    Fondait le gel

    Tu t'avançais d'un pas léger
    Comme un oiseau qu'aurait marché
    Dessus ses oeufs
    Un vieil abbé pudiquement
    Pendu au bras de son amant
    Baissait les yeux

    Les terrasses étaient déjà pleines
    Un métro de mauvaise haleine
    Ouvrait sa gueule
    Tu volais sur les boulevards
    Je regardais les gens te voir
    Avec orgueil

    Pas un passant jeta sa veste
    Ni tenta le zeste d'un geste
    C'était si beau
    Tombées des toits, ces gouttes d'eau
    En perles ruisselant tout au
    Long de ton dos

    J'ai fait un rêve saugrenu
    Tu descendais nue l'avenue
    Louise Michel
    Au balcon sifflotait un peintre
    Et tu passais digne et sans crainte
    Sous son échelle

    Emoustillés par ton reflet
    Des pêcheurs lançaient leurs filets
    Depuis la rive
    Personne n'a crié au scandale
    L'aveugle qui a dit "A poil !"
    Il était ivre

    Les enfants grimpaient sur les murs
    J'écoutais monter leurs murmures
    Derrière ta traîne
    Fou Dieu ! Cette statue, elle bouge !
    Le vent a sculpté à la gouge
    Ce cul de reine

    Frôlant la fontaine Wallace
    Ton cul ennobli a pris place
    Près du bassin
    Les gens ont bissé le pigeon
    Venu achever son plongeon
    Entre tes seins

    Pour ne pas déranger ton repos
    J'ai mis mes bras entre ta peau
    Et la margelle
    Et moi riant et toi si nue
    On a remonté l'avenue
    Louise Michel

    Et moi riant et toi si nue
    On a remonté l'avenue
    Louise Michel

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Nathalie Miravette   2005  "Donne-moi de mes nouvelles"
    © Tace

  • La fête des pères

    Le copain de mon père 

    Le copain de mon père
    Il venait en bout d'mois
    La, la, lalala
    On lui servait un verre
    Il s'en resservait trois
    La, lalala

    C'était un roi déchu
    Une épave, un fantôme
    Qui pointait au chômdu
    En attendant son trône

    Mon père l'accompagnait
    Jusqu'au bout du chemin
    Et froissait un billet
    Dans sa poignée de main

    Il s'app'lait p't-être Marcel
    Il roulait en vespa
    La, la, lalala
    A côté de sa selle
    Le copain de papa

    Le copain de mon père
    C'était un amiral
    La, la, lalala
    Qui boitait de travers
    Et flottait du moral
    La, lalala

    Il avait l'coeur cassé
    Il suçait des cachous
    Quand il nous embrassait
    On s'essuyait les joues

    Recalé d'la sécu
    Il brassait son roman
    Et des histoires de cul
    Qui f'saient rougir maman

    Il avait eu des femmes
    Des baisers, du tabac
    La, la, la
    Des mômes et même une âme
    Le copain de papa

    Le copain de mon père
    Il avait le nez bleu
    La, la, lalala
    Un pull-over tout vert
    Et un regard pluvieux
    La, lalala

    On l'appelait "Train-train"
    Il se taisait jamais
    Et quand il causait rien
    On croyait qu'il dormait

    Il avait cru des guerres
    Pacifié l'Algérie
    Mangé des pommes de terre
    Brûlé des champs de riz

    Il montrait des copains
    Vaguement morts là-bas
    La, la, la
    On regardait ses mains
    Au copain de papa

    Le copain de mon père
    Un jour, on l'a plus r'vu
    La
    On s'regarde, on se perd
    Ou on se perd de vue
    La

    Il a dû changer d'peau
    Se re-refaire du fric
    S'envoler au loto
    Le cul dans une barrique

    C'est drôle, mais c'est curieux
    C'est bizarre, ça me manque
    Son vespa, son pif bleu
    Sa gueule de saltimbanque

    Les souv'nirs sont des miettes
    Ca fait dix mille repas
    La, la, la
    Que j'rajoute une assiette
    Pour le pote à papa

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Romain Didier   1994  "4"
    © Saravah

     

  • Allain Leprest

     Y'a rien qui se passe

    "Dans le café d'Omaha Beach
    La barmaid écoute Europe 1
    Sur le papier de mon sandwich
    J'écris des chansons à la main
    Elle met la table, elle débarrasse
    Elle remplit les verres, je les vide
    Quand ils sont vides, elle les remplace
    L'air du large, c'est toujours humide

    Y a rien qui s'passe

    Les vagues et les jours c'est pareil
    On dort on bronze on baise on dort
    Les nuits d'orage on se réveille
    Sur un matelas de poissons morts
    Le soir, on dénoue ses godasses
    On s'coue l'sable et le varech
    Le lendemain, on les relace
    On s'rait mieux de dormir avec

    Y a rien qui s'passe

    Omaha Beach ou Saint-Malo
    La mer vient, repart et revient
    Elle s'échine à faire son boulot
    Que pourtant, ça la mène à rien
    La mer, c'est comme tout, on s'en lasse
    Quand elle aura léché la côte
    On attendra la marée basse
    Puis après... ben la marée haute !

    Y a rien qui s'passe

    Omaha Beach, drôle de dimanche
    La môme rebeurre un sandwich
    Son p'tit coeur bat entre deux tranches
    Pour le grand brun qui mate ses miches
    J'peux pas la trouver dégueulasse
    Moi, c'est pour mille ans que je l'aime
    Lui, il vide ses couilles et il s'casse
    Et chuis tranquille jusqu'à la quinzaine

    Y a rien qui s'passe

    C'est du beau temps, c'est des averses
    Des nimbus stratus de passage
    Comme ces voyageurs de commerce
    Qui claquent cent balles dans son corsage
    "Marie beaux-seins, un cube de glace
    Une paille et un verre de vin rose"
    Moi si y a des trucs qui m'agacent
    C'est de dire vingt fois la même chose

    Y a rien qui s'passe

    Vas-y qu'elle rebeurre un sandwich
    Et le billard remue la queue
    Les riches essaient de jouer aux riches
    Mais les fauchés jouent mieux qu'eux
    Le vent pousse sur la terrasse
    Les trois dés tombés de ma main
    Il me manque toujours un as
    Pour claquer un 421

    Y a rien qui s'passe

    Aujourd'hui j'ai fait ma valse
    Et j'ai replié mon courage
    J'ai une plaie sur la chemise
    Et un accroc sur le visage
    Omaha Beach, pas une trace
    S'en vont et reviennent les flots
    Une éponge de mer efface
    Un grand ciel vert comme un tableau

    Y a rien qui s'passe...


  • Allain Leprest

     

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    Reconnu et admiré par ses pairs et ses aînés, dont Jean Ferrat, Juliette Gréco, Henri Salvador et Claude Nougaro mais aussi beaucoup d'autres comme Olivia Ruiz, Daniel Lavoie, Sanseverino, Michel Fugain, Nilda Fernandez, Jacques Higelin, Enzo Enzo, Loïc Lantoine, Hervé Vilard, Jamait, Mon Côté Punk, Allain Leprest n'a pas encore la reconnaissance des médias et du grand public. À la manière de Jean-Roger Caussimon, il construit une œuvre, en artisan émérite et très exigeant.

    Allain Leprest, un mec surprenant, un artiste dont "le métier" loue les qualités artistiques hors du commun, interprété par les plus grands... Allain n'est pas bien en ce moment, pas bien...

    Je souhaite vous le faire découvrir !

    Donne moi de mes nouvelles

    Sans t'avouer que je me manque
    Donne-moi de mes nouvelles
    Dis-moi dans quel port se planque
    La barque de ma cervelle.

    Me crois-je encore guitariste ?
    Comment vis-je, comment vais-je ?
    Ai-je toujours le front triste
    D'un professeur de solfège ?

    As-tu rendu au voisin
    La page du Télérama
    Dont il avait tant besoin
    'cause du Dalaï Lama ?
    Vis-tu encore avec moi ?

    How am I ? I'm not so well
    De ma santé je m'en fous
    C'est surtout de mes nouvelles
    Près de toi dont je suis fou

    Ma chienne Lou est-elle morte ?
    Ai-je arrêté de fumer ?
    Combien de rosiers avortent
    Avant d'avoir parfumé ?

    Est-ce que mon ombre chinoise
    A l'angle du cinéma
    A enfin payé l'ardoise
    Du restaurateur chinois ?
    Vis-tu toujours avec moi ?

    Donne-moi de mes nouvelles
    Et ma singlette à carreaux
    Fait-elle toujours des merveilles
    Au championnat de tarot ?

    Connaît-on encore Leprest ?
    Fait-il encore des chansons ?
    Les mots vont, les écrits restent
    Souvent sous les paillassons

    C'est quelle heure de quelle semaine ?
    C'est quelle saison de quel mois ?
    Longes-tu toujours la Seine
    Au bras de mon frère siamois ?
    Vis-tu toujours avec moi ?

    Donne-moi de mes nouvelles
    File-moi le boléro
    Du téléphone à Ravel
    Et de mon dernier bistrot

    Comment vais-je ? Comment boitent
    Mes pauvres pieds d'haricots ?
    Et suis-je encore mis en boîte
    Avec mon drapeau coco ?

    On s'est promis tant de plages
    Au bord des panoramas
    Es-tu encore du voyage
    Avant mon prochain coma ?

    Vis-tu toujours avec moi ?
    Viens-tu toujours avec moi ?

    Paroles: Allain Leprest. Musique: Nathalie Miravette   2005  "Donne-moi de mes nouvelles"
    © Tacet

  • Le cul de ma soeur

    Rue Dimey

    Ma soeur avait un cul quasiment historique
    mêm' les vieux du quartier n'avaient jamais vu mieux
    il était insolent, il était poétique
    et le plus fort de tout c'est qu'il faisait sérieux
    On venait de très loin voir cette pièce unique
    Histoire de dir' plus tard qu'on s'en était servi
    Un cul beau comme un Dieu, glorieux et magnifique
    tous ceux qui l'avaient vu s'en retournaient ravis

    Avec un cul comm' ça, si tu fais pas fortune 156023e11eb586acab997357283a597a.jpg
    ou bien ce s'ra la flemme ou bien ce s'ra qu't'es con !
    va-t-en un peu l'offrir un peu le soir au clair de lune
    et tu verras ma soeur si c'est moi qu'ai raison.

    Il est bien évident qu'une telle merveille
    ne peut pas être vu par le premier venu
    ma soeur montrait son cul à ceux qu'avaient d'l'oseille
    Et l'on payait d'avance, en or bien entendu
    Grâce à lui le quartier redevint touristique
    retrouva d'un seul coup, tout'sa prospérité
    ma soeur battait de loin les courtisanes antiques
    c'est elle qui rendit son faste à la cité

    Ma mère savait r'cevoir le client, ça faut dire !
    Ell'faisait patienter au p'tit salon du bas,
    le p'tit clin d'oeil en coin, toujours le mot pour rire
    Ah ça, mon bon monsieur, vous ne l'regrett'rez pas
    c'est un cadeau du ciel, un' fill' comm' ça, j'vous jure
    adorant son travail et modeste avant tout
    avec un d'ces pétards bon pour tout' les pointures
    un cul mon bon monsieur comme y en n'a pas beaucoup !

    Ce texte peu connu du "Cul" de sa soeur qui plaisait à Salvador

    Dommage de "ressortir" Dimey lors de la mort de Salvador, un authentique parolier et un écrivain populaire comme je les aime... trop vite oublié. Les éditions Christian Pirot possèdent bon nombre de ses livres !

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