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  • L’Antipapisme révélé ou les Rêves de l’Antipapiste

    1° de couv.jpgHenri-Joseph Dulaurens (1719-1793)

    (éd. établie, préfacée et annotée par Stéphan Pascau)

     

    L’Antipapisme révélé

    ou

    les Rêves de l’Antipapiste

    Conte satirique (1767)

    « Il est des gens qui préfèrent les coups de fouets à la délicatesse des plus doux attouchements : tout est art ou science parmi les hommes. »

    « Je vous ai déjà dit, lui répondit le philosophe marquis, que le Saint-Père est inaccessible à tous ceux qui vous ressemblent ; vous êtes vêtu comme un pauvre pêcheur qui vit de son travail. »

    « Les Ministres du Ciel pensent à peu près comme les autres. Ils ont la rage de contredire en secret les volontés de leur Maître, tandis qu’ils feignent en apparence de les approuver. »

    « Quand nous sommes lassés de parler de modes et d’atours avec le Cardinal, nous égayons nos entretiens par des matières théologiques. Je lui fais mille questions, il répond à toutes et n’en résout aucune. Je lui demandais l’autre jour ce qu’il pensait de la foi catholique. Il me répondit que la religion ressemblait beaucoup au cocuage. »

    Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793) entra en religion par contrainte familiale. Il n’eut de cesse de s’en extraire, jouant les 400 coups, publiant satires et pamphlets, mortifiant sa hiérarchie, s’enfuyant sur les routes d’Europe. Sa plume, incandescente mais appréciée des lettrés, lui valut poursuites et sanctions jusqu’à l’enfermement à vie prononcé par un tribunal ecclésiastique.

    L’Antipapisme a paru clandestinement en 1767, après l’incarcération définitive de l’auteur. Ce récit onirique est son ultime pied de nez. L’ouvrage, anticlérical mais non athée, licencieux sans vulgarité, d’un comique mêlé de délire et d’érudition, fut condamné, brûlé et jamais réédité. Préfigurant l’esprit de Sade, l’auteur y présente l’une des très rares caricatures littéraires d’un pape en exercice, à une époque où l’église romaine réprouvait encore durement toute critique.

    Collection des Gueux Littéraires

    ISBN 978-2-35930- 033-8

    22.00 €

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  • Stéphan et Henri-Joseph...

    tefane-webcam10-06-2008-013.jpgStéphan Pascau, demi-centenaire sans déprime, raisonnablement diplômé…

    Il y a des mots plus ou moins digestes à entendre, à écrire, ou à justifier…

    Stéphan a horreur du mot CV. Cela ressemble à un texto éliminatoire comme ASV, à une formule policière abrégée, à une onomatopée dont la suite est l’inversion phonétique des lettres si le contenu semble hésitant.

    Ce peut être aussi une Condamnation à Vie pour peu que la réponse dérange, ou un Céleste Visa lorsque la liste des bénédicités se déroule jusqu’à par terre.
    C’est un peu comme si l’on vous demandait d’emblée, pour estimer votre valeur, ce que vous avez sur votre compte en banque. Le fait qu’il n’y ait rien ne signifie pas qu’il n’y aura jamais rien et encore moins que vous ne valez rien.
    Le mieux est de parler d’autre chose, non ? Ou plutôt, de faire uniquement savoir à l’interviewer que vous n’êtes pas contagieux.

    Stéphan Pascau n’a pas encore fait de prison, n’aspire pas à devenir ministre d’un gouvernement d’ouverture, préfère Nelson Mandela à Madonna quand elle parle, n’a décidément pas assez cotisé pour espérer un jour percevoir quelque retraite étatique, préfère le footing végétarien de province au cocktail métro-café-tabac de la gran’ ville, et n’est toujours pas passé à la télé, même pas dans le public d’une émission de Delarue.

    Comme à peu près tout le monde, malgré quelques crêtes ou gentils mensonges, et surtout parce qu’il est sans doute un peu perfectionniste ou du moins souhaiterait le paraître, il ne considèrera peut-être pas non plus qu’il est pleinement satisfait de sa vie sentimentale et sexy, quoique très respectueux de sa moitié du moment… Mais il fait des livres. Parfois. Faute de mieux.tefane-webcam10-06-2008-001-1.jpg

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    Stéphan Pascau, Écrire et s’enfuir, dans l’ombre des Lumières ; Henri-Joseph Dulaurens (1719-1793)

     

    À l’origine, il y a une thèse universitaire, volumineuse, consacrée à un auteur marginal du siècle des Lumières, Henri-Joseph Dulaurens. Il s’agissait seulement de mettre “un peu” d’ordre dans les informations éparses qu’ont léguées les bibliographes, plus ou moins scrupuleux, au hasard des fouilleurs d’archives. L’œuvre hétéroclite de ce trublion des Lettres, publié sous le manteau et par colportage, s’est alors révélée beaucoup plus conséquente qu’on ne le supposait, notamment par sa portée populaire jusqu’aux confins de l’Europe. Il faut dire que cet écrivain étonnant, insolite même, a de quoi séduire un public aussi diversifié que ses écrits, où la philosophie la plus érudite le dispute à la gaillardise la plus dévergondée.

    La thèse a été très favorablement accueillie : parmi les commentaires de spécialistes, on peut relever qu’il s’agit d’« une étude d’une ampleur, d’une solidité qui font songer aux meilleures thèses d’État de jadis », ou encore que « la thèse de M. Stéphan Pascau fera date ». Un membre du jury dira qu’il a « très rarement lu un travail de recherche offrant une telle rigueur dans la documentation, un tel souci de précision bibliographique associé à une telle richesse d’analyse ». Un autre va constater « le haut niveau scientifique de la recherche de M. Stéphan Pascau », ajoutant que l’auteur « a le mérite incontestable de présenter un travail pionnier ». Un autre encore « souligne avec force qu’il y a fort longtemps qu’il n’a pas lu une thèse, consacrée au XVIIIème siècle, d’une telle ampleur » avant de spécifier que cette composition, « déjà riche sur le plan de l’histoire littéraire, est aussi une étude et une réflexion sur l’œuvre elle-même, sur ses motifs thématiques et les névroses qui la hantent, sur son rapport aux genres littéraires comme à la question du style. »

    Bref, la qualité de la thèse est reconnue ; il reste à voir comment faire apprécier au public ce qui était avant tout destiné aux chercheurs en littérature. C’est chose faite, avec la publication de cet ouvrage, aux bien nommées éditions Les points sur les i, où l’on découvre le portrait à la fois complexe et attachant d’un bonhomme qui devait ressembler physiquement à Jacques Villeret  dans ses meilleurs rôles comiques, avec l’enthousiasme et la précocité intellectuelle d’un Diderot, et la créativité bouillonnante d’un Jules Verne en effervescence. De quoi stimuler à lire les écrits singuliers de cet écrivain attachant, que l’on peut trouver chez les bouquinistes ou en édition récente pour son fameux roman Le Compère Mathieu, et dont on attend quelques rééditions annotées.

    Collection des Gueux Littéraires

    ISBN : 978-2-35930-002-4

    25,00 €

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    dulaurens-points-sur-i_1e-de-couverture-(avec-cadre600).jpg



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