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police

  • Une lectrice, un mot, un jour ...

    Bonjour et merci beaucoup pour l’envoi très rapide de ma commande !!!

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    Je suis très contente d’avoir ces bouquins,  participant moi-même très régulièrement à la distribution du midi, à Calais…

    Je suis encore plus contente de voir au Verso du livre ,  Cédric et Safiullah…  Ce dernier est maintenant en Suède, il a des papiers, il est heureux et donne régulièrement des nouvelles… 

    Pour d’autres, c’est évidemment l’Angleterre, où ils y vivent bien,  sans la panique des bombes ou des régimes extrémistes de chez eux…   Hors du quotidien calaisien également…   Quotidien à la longue, décourageant, violent et tellement inhumain…

    Mais la force de vie que les migrants transmettent à tous ceux qui partagent leur existence, de loin , de près , une minute, une heure ou un mois,  cette force est comme un sceau qui marque définitivement….

    Les migrants  n’oublieront jamais tous ceux qui les aident à vivre au mieux,  mais ces derniers n’oublieront jamais ces voyageurs du bout du monde,  si fragiles et si forts à la fois….   

    Tant à dire…           Très cordialement,  E.M

  • Dans l'enfer des clandestins de Calais

    Dans l’enfer des clandestins de Calais

    Les migrants vivent dans des conditions terribles, qu’ils supportent dans l’attente du passage vers leur eldorado anglais. Reportage.

    Les migrants vivent dans des squats ou dans des cabanes construites avec du matériau de récupération. 
    Les migrants vivent dans des squats ou dans des cabanes construites avec du matériau de récupération.  Photo: Damien Dubuc

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    Pour se réchauffer, les réfugiés brûlent du bois mais aussi des sacs plastiques et du polystyrène. 
    Pour se réchauffer, les réfugiés brûlent du bois mais aussi des sacs plastiques et du polystyrène.  Photo: Damien Dubuc
    Et aussi
    En plein centre de Calais, à 300 mètres de la mairie et de ses six bourgeois, une ancienne scierie abandonnée. On entre dans le hangar par une brèche dans la tôle. Le long de l’immense mur, une quarantaine de matelas sont alignés. Çà et là, des femmes emmitouflées dans des pulls et des manteaux émergent des couvertures. Dans la pièce à côté, des hommes font brûler du polystyrène et des sacs plastiques pour se chauffer. En tout, une cinquantaine d’Erythréens et quelques Ethiopiens squattent là, en attendant leur passage en Angleterre. Depuis plusieurs mois pour certains d'entre eux. Il est 11h, ils se réveillent de leur nuit passée à tenter de franchir la Manche, sous un camion.  

    Les 400 réfugiés présents actuellement aux alentours de Calais ne tentent pas tous leur chance chaque soir. Mais, d'après les associations - en dépit de mesures de sécurités draconiennes sur le port - chaque semaine, entre 60 et 80 d'entre eux parviennent en Angleterre.  

    « Vie de chien »

    Dans le hangar, Mike est fatigué. Pas seulement de sa nuit mais de cette « vie de chien ». « Même les chiens sont mieux traités que nous », insiste Sami. Le jeune homme de 27 ans est en rade à Calais depuis cinq mois. Voilà quatre ans qu'il a quitté l'Erythrée et n’a plus un sou pour payer les passeurs qui réclament entre 400 et 1000 euros, pour un résultat très incertain. De toute façon, « je n’ai plus la force de m’accrocher à un camion ». Il a déjà perdu une dizaine de kilos.  

    D’ici une demi-heure, avec ses compagnons d’infortune, il va se diriger vers le « terrain », de l’autre côté de la mairie, point de rassemblement pour la distribution de nourriture. Un terrain vague où l’eau croupit dans des trous. Rien pour s'asseoir ni poser son repas. Rien non plus pour s'abriter du vent fort et de la pluie. Alors, on se réchauffe autour de palettes en feu, qui servent aussi à griller du poisson frais posé sur du grillage arraché à la gendarmerie fluviale, tout à côté. Chaque vendredi, Maïté, une bénévole de l'association Salam, rapporte du poisson qu’une entreprise de Boulogne-sur-mer ne peut vendre car mal calibré. De quoi tromper la faim avant le repas du midi.  

    Quatre douches pour 400  
    C’est aussi au « terrain » que la camionnette du Secours catholique vient chercher les migrants désireux de prendre une douche. Il n’y en a que quatre dans Calais, dans le local de l’association. Un groupe attend sous la pluie. Puis c’est la cohue pour grimper à bord. A chaque rotation, huit seulement pourront grimper. Les migrants prennent en moyenne une douche par semaine. Les autres jours, ils doivent se contenter de l’eau des flaques pour se débarbouiller.  

    14 heures. Une autre camionnette arrive, c’est celle de la Belle étoile. L’association (qui fait partie du collectif C' Sur avec le Secours catholique et le Secours populaire) distribue ce midi un repas chaud : du riz et de la viande, accompagné de thé brûlant. Pour la distribution, deux queues se forment : les Africains d’un côté (Soudan, Erythrée, Somalie, Ethiopie). De l’autre, Afghans, Kurdes, Irakiens, Iraniens attendent leur tour. Ces groupes ne se mélangent pas.  

    Dans la jungle polluée

    Accroupis, le repas est vite expédié. Par petits groupes, les réfugiés rentrent dans leur campement de fortune, « at home », disent-ils. Et pourtant, leur « maison », c’est aussi la « jungle », nom qu’ils ont eux-mêmes attribué à la forêt dans laquelle ils se cachent, dans la zone industrielle - classée Seveso. On entre par l’un des trous du grillage sur le site de Tioxyde, une entreprise chimique. Le sol sablonneux et boueux est couvert par endroits de tas de déchets chimiques.

    Pénétrer dans les fourrés d'argousiers est difficile. C'est pourtant là que se nichent les cabanes sont bâties avec des matériaux de récupération. Des palettes de bois pour le sol, d'autres pour les murs, sur lesquels sont étendues des couvertures. Des grilles de chantier recouvertes d’une bâche en plastique complètent la cahute grande, au mieux, de 12 m2.  Elle abrite jusqu’à 20 personnes. Berrouz, un Iranien de 37 ans, est résigné. Il a fui son pays, recherché par la police pour avoir aidé un ami à coller des affiches hostiles au pouvoir et souhaite demander l'asile politique en Grande-Bretagne. « Ce sont des conditions terribles, auxquelles je ne suis pas habitué », raconte l'ancien professeur d'anglais. Mais je commence à m’y faire ». Il est à Calais depuis une dizaine de jours. Plus que le froid ou l'hygiène, Berrouz évoque le stress permanent – les descentes de police, la peur d'être arrété et relâché loin de Calais.  

    Cabanes incendiées

    Jusqu’à jeudi dernier, on comptait une trentaine de cabanes dans la « jungle ». C'était avant que les services de nettoyage de Tioxyde n'en incendient les deux tiers. « Les migrants vont les reconstruire le plus vite possible », explique Cédric Domenjoud, étudiant lillois qui a volontairement partagé, pendant trois semaines cet été, la vie des migrants*. La cuisine, elle aussi, a été détruite. On  découvre des restes d'une bouteille de gaz calcinée. « Une bâche servait de auvent, se rappelle Cédric. Des jerricanes coupés en deux faisaient office de lavabos. »  

    Plus loin dans la forêt, il montre le coin toilette. Des brosses à dent et rasoirs sont accrochés aux arbres. Les sans-papiers de Calais prennent soin de leur apparence, dans la mesure du possible. « Ils sont très gênés de ne pas pouvoir se laver. Ils masquent leur odeur en s’aspergeant de parfum », précise Cédric. Surtout ne pas se faire remarquer.  

    Les associations et la  sous-préfecture s'accordent pour dire que les migrants n’engendrent pas de délinquance. Cédric confirme : « ils ne sont jamais agressifs envers la police et la population. »  

    « Chasse aux migrants »

    Il n’empêche, beaucoup de migrants racontent la même histoire : au petit matin, les CRS débarquent pour les déloger brutalement ou les intimider en aspergeant les matelas, les couvertures de gaz lacrymogène, quand ils ne les brûlent pas. Plusieurs se plaignent d’avoir été frappés sans raison, comme ce jeune homme qui risque de perdre un oeil suite à une arrestation. Joel Desseigne, le président de la Belle étoile accuse : « Pour certains CRS, chasser les migrants est un nouveau sport. »

    Malgré les embûches, il faut passer la Manche. Les migrants doivent rendre des comptes à leur famille, qui bien souvent a payé leur voyage. Ce soir, ils iront sur les quais prendre des forces grâce au repas préparé par l'association Salam. Pour, cette nuit encore, tenter de filer à l'anglaise.  


    * Cédric Domenjoud vient de publier le témoignage de ses trois semaines avec les migrants: "Tomorrow England", éd. Les points sur les "i"

    Source Metro France - Janvier 2008
  • Tomorrow England

     Il est paru, il est là dans mon bureau, alors ceux qui veulent l'acheter c'est ici : 

    Cliquez sur cette photo 11a623819f9f328d880baba2a0302bfe.jpg

    Pierre Henry, Directeur Général de France Terre d'Asile signe la préface du livre de Cédric Domenjoud : Tomorrow England - La situation des migrants 5 ans après Sangatte.

    Il y a cinq ans fermait Sangatte et depuis presque rien n'a changé. Cinq ans d'humiliation et de traque, cinq ans de peine, cinq ans de violation des droits humains. Les habitants appellent toujours les migrants "kosovars", tandis que la police perpétue ses incessantes rafles du matin au soir.

    Les bénévoles eux, sont fatigués, mais continuent ce qu'ils estiment être juste : soutenir, aider, lutter, agir pour les migrants. A midi les exilés de Calais se bousculent autour de la cabina où les associations ont du mal à fournir suffisamment de repas pour tous. Le sixième hiver approche et près de 300 migrants s'apprêtent à dormir ce soir dans les bois de la zone des Dunes et les parcs de la ville.

    J'y suis allé, j'ai vécu trois semaines avec eux le jour comme la nuit, et depuis les migrants de Calais sont devenus une partie de moi. Je ne peux plus envisager de voir passer un mois sans aller là-haut regarder ce qui s'y passe. Ce récit, c'est eux, c'est moi, c'est aussi une insulte à notre bonne conscience.

    148 X 210 - 170 Pages - 15 €uros


    ISBN : 978-2-915640-61-8

  • Les amis de mes amis ...

    Un grand flic, ami de Sarkozy, pour réformer la police en douceur

    Frédéric Péchenard, nouveau directeur général de la Police nationale

    La "grande maison" a un nouveau directeur général: Nicolas Péchenard, policier à la carrière brillante, très proche du Président.

    Lorsqu’il lui a agrafé le ruban rouge de sa Légion d’honneur, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à qualifier Frédéric Péchenard de policier "le plus brillant de sa génération". En gratifiant ainsi le patron de la police judiciaire parisienne, l’ancien ministre de l’Intérieur s’adressait aussi à un vieil ami. Les deux quinquas ont grandi en voisins à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où leurs mères, avocates, avaient sympathisé.

    De l’avis des piliers de la place Beauvau, cet homme a effectué un parcours parisien sans faute, ou presque. Commissaire à Chaillot, il entame ensuite la carrière type d’un grand flic : brigade des stups, antigang, brigade criminelle, brigade financière... jusqu’à devenir en juin 2006, le patron de la PJ parisienne.

    Entre leurs souvenirs d’enfance à Neuilly et l’aboutissement de leur ascension vers les sommets du pouvoir, le politique et le policier ont aussi vécu ensemble une véritable épreuve du feu. En 1993, Péchenard est numéro 2 de l’antigang lors de la prise d’otages de la maternelle de Neuilly, dont le maire va courageusement intervenir pour négocier la libération des enfants avec Human Bomb. Une histoire qui révèle les individus autant qu’elle soude les hommes.

    Aussi, quand le ministre de l’Intérieur le nomme directeur de la PJ parisienne en juin 2006, il a déjà une idée de la place qu’il pourrait réserver à cet homme aussi tranchant avec ses troupes qu’affable et courtois avec les journalistes. Comme Nicolas Sarkozy -est-ce un hasard?- il a toujours pris grand soin de ses relations avec la presse. A l’époque, le Figaro souligne d’ailleurs que cette nomination "ne doit rien au hasard".

    A 50 ans, le contrôleur général (plus haut grade de la police) Péchenard va avoir la tâche délicate d’infléchir en douceur la politique de son ami président de la République. Autrement dit, de réintroduire dans le fonctionnement de la police urbaine une dose de proximité, sans tomber dans les erreurs commises par Jean-Pierre Chevènement il y a dix ans.

    Car l’urgence, telle qu’elle se dit ouvertement dans les commissariats, est de rétablir un lien avec la population. Péchenard devra travailler en harmonie avec son nouveau ministre de tutelle, Michèle Alliot-Marie, venue de la Défense. Mais l'homme sait aussi être aux ordres quand il le faut. Vieux souvenir d’un service militaire accompli en 1983 comme officier chez les chasseurs parachutistes.

    Source Rue 89
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