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  • Germaine Tillon, une sage...

    L'effondrement de la France en 1940, au début de la Deuxième Guerre mondiale, précipite Germaine Tillion dans l'action publique - qu'elle n'a plus quittée depuis. Son existence a donc été étroitement mêlée à toutes les grandes péripéties de l'histoire française et européenne, depuis maintenant près de soixante dix ans, alors même qu'elle a continué d'exercer son métier d'ethnologue et d'historienne. Si l'on ajoute à cela que la justesse de ses choix a été systématiquement confirmée par le cours des événements, on comprendra pourquoi elle nous apparaît aujourd'hui comme une figure emblématique du siècle qui vient de s'achever, comme l'incarnation vivante de ce que ce siècle a pu produire de meilleur. Même si elle est restée dépourvue de toute prétention, Germaine Tillion a acquis le statut d'un sage. C'est ce destin et cette pensée que l'on doit méditer aujourd'hui pour nous préparer aux dangers de demain. Ses interventions publiques, dont l'essentiel (une soixantaine de textes) se trouvent réunies dans un recueil, "A la recherche du vrai et du juste ( Seuil 2001 ) constituent la meilleure introduction à ce qui est à la fois une pensée exigeante et un destin exemplaire. Après Aimé Césaire, il y a trois jours, c'est au tour de Germaine Tillon de quitter la vie, la relève va être difficile ...

  • Les lycéens veulent savoir pourquoi ..."Des rires cachent des larmes"

    Disponible !

     

    2dea6ddf87673b08846f80b87fa65a9c.pngLes femmes et les hommes qui, en dedans ou en dehors de chez nous imagineraient que la France, une fois libérée retrouverait la même figure politique, morale et sociale qu’ils ont connue naguère, commettaient une lourde erreur. La France est résolue à de profondes transformations, elle veut que demain la souveraineté nationale puisse s’exercer entièrement sans les pressions corruptrices d’aucune coalition d’intérêts privés.

    La France veut que ses biens profitent à tous les français, que chaque femme et chaque homme soit assuré de vivre et de travailler dans des conditions honorables de salaire, d’enseignement et de loisirs.

    Charles de Gaulle à Alger le 03 novembre 1943

    C’est justement à cet objectif que travaillait le Conseil National de la Résistance, créé en avril 1943 qui conçut son programme pour une France libérée.

    Avant propos du livre de Denise Foucard

    Auteur d’un livre réédité à nouveau dans notre maison : « Des rires cachent des larmes » publication augmentée d’interrogations de la jeune génération où notre amie intervient régulièrement.


    *

    Pour conter sa participation à la résistance Denise FOUCARD a choisi de nous faire rire "Eh bien oui, nous pouvions rire parce que nous avions entre 17 et 20 ans, que nous aimions la vie, la liberté, l'amour et que notre révolte était la seule voie pour soustraire la France au  déshonneur"

    Denise a choisi 13 moments de son action de résistance à Toulouse de 1940 à la Libération. Nous ne l'imaginions pas, notre Amie et Camarade, courageuse et pleine d'à propos Et pourtant nous tremblons pour elle. La voilà agent de liaison, avec une valise bourrée de chargeurs de revolvers. Un homme galant se propose de porter ce lourd bagage. Pas de chance, la milice fouille. L'inconnu persiste et présente sa carte de la milice. Sauvée mais figée, notre Denise doit se débarrasser de l'encombrant colis.

    Plus tard elle nous fait partager son départ précipité d'un refuge de l'Armée Secrète. Ne laisser aucune trace est impératif " Par une impulsion miraculeuse", comme elle dit, Denise contrôle une dernière fois. Au mur une photo punaisée. Il faut la prendre. Stupéfaction : c'est son portrait qu'un amoureux parti trop vite avait oublié.

     

    Dès lors elle nous conte ses interventions dans les établissements scolaires, les interrogations et l'intérêt que portent les jeunes générations. Elle relate les débats à Paris, Bordeaux, Martigues, Tours, Champigny, Créteil, le Kremlin Bicêtre... Une référence à Guy Môcquet ne manque pas de piment tout comme le rôle des immigrés dans la résistance qui, là aussi, permet de remettre quelques pendules à l'heure...

    Une façon émouvante et particulière de nous faire traverser ces quatre années noires de l'occupation. Quatre années de la jeunesse de nos aînés à qui nous devons tant.

    Un entretien avec Michel DELUGIN, pour le Musée de la Résistance Nationale clôture l'ouvrage.

     

    Il est des livres qui font l'honneur de notre métier...

    Parution Avril 2008

    17,90 €

    160 pages

     

    Couverture non contractuelle

       

  • Des rires qui cachent les larmes

    Nous sommes très heureux, grace à une forte demande, de rééditer l'ouvrage de Denise Foucard.

    Des rires qui cachent les larmes ( 7000 ex )


    Pour conter sa participation à la résistance Denise FOUCARD a choisi de nous faire rire "Eh bien oui, nous pouvions rire parce que nous avions entre 17 et 20 ans, que nous aimions la vie, la liberté, l'amour et que notre révolte était la seule voie pour soustraire la France au déshonneur"
    Denise a choisi 13 moments de son action de résistance à Toulouse de 1940 à la Libération. Nous ne l'imaginions pas, notre Amie et Camarade, courageuse et pleine d'à propos Et pourtant nous tremblons pour elle.

    La voilà agent de liaison, avec une valise bourrée de chargeurs de revolvers. Un homme galant se propose de porter ce lourd bagage. Pas de chance, la milice fouille. L'inconnu persiste et présente sa carte de la milice. Sauvée mais figée, notre Denise doit se débarrasser de l'encombrant colis.

    Plus tard elle nous fait partager son départ précipité d'un refuge de l'Armée Secrète. Ne laisser aucune trace est impératif " Par une impulsion miraculeuse", comme elle dit, Denise contrôle une dernière fois. Au mur une photo punaisée. Il faut la prendre. Stupéfaction : c'est son portrait qu'un amoureux parti trop vite avait oublié.

    Une façon émouvante et particulière de nous faire traverser ces quatre années noires de l'occupation. Quatre années de la jeunesse de nos aînés à qui nous devons tant.

    Un entretien avec Michel DELUGIN, pour le Musée de la Résistance Nationale clôture l'ouvrage.

    Cliquez ici >Le site du Musée de la Résistance Nationale

    18 €uros - 143 Pages format 148 X 210 - ISBN 2-9516879-5 8

    Denise est Officier des Arts et Lettres, Chevalier de la Légion d'Honneur, Présidente d'Honneur de La Fédération Nationale des Communes pour la Culture et tellement plus encore, à découvrir dans son livre.

    18,00 € Frais de port en sus Commander ? Cliquez ici > Vos livres vous seront expédiés sous 15 jours :

  • Guy Moquet

    medium_b24b6710ceb934f1dd60531cb67ef155.jpg Rendons à Guy ce qui appartient à Moquet ! :

    Albert Ouzoulias Les Bataillons de la Jeunesse, Éditions Sociales, 1972 (Epuisé mais trouvable encore chez les bouquinistes )

    Notre ami Pierre-Louis Basse, journaliste à Europe 1 a écrit en 2000 une magnifique bio de Moquet : Guy Môquet, une enfance fusillée, Stock, 2000 (Rééditée et complétée en 2007 )

    Et la plus récente : Michel Etiévent, J'aurais voulu vivre..., éditions Gap, 2007

     La dernière lettre de Moquet à sa famille avant d'être fusillé avec 26 autres Camarades.

    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
    Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
    J’éspère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
    A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
    17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
    Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
    Je vais mourir avec Tintin, Michels 
    Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
    Courage !
    Votre Guy qui vous aime

    Dernières pensées : "Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"

    Le coup de gueule de Sébastien...   http://vivelefeu.20minutes-blogs.fr/archive/2007/10/20/vous-sentez-comme-ca-pue1.html#comments

  • De Jaures à Tillion

    Nicolas Sarkozy « drague »  Germaine Tillion

    Nicolas Sarkozy a rendu un  hommage à Germaine Tillion, à l'occasion de son centième anniversaire. Ethnologie, résistante de la première heure, déportée, opposante à la torture en Algérie.. Une femme de combat !

    "Je tenais à vous transmettre, en ce jour important, l'affection de la Nation toute entière", écrit-il dans une lettre lue mercredi à Germaine Tillion, à son domicile de Saint-Mandé, près de Paris, par le conseiller du chef de l'Etat pour la culture et l'audiovisuel, Georges-Marc Benamou.

    "Vous incarnez véritablement ce que l'on peut appeler le 'siècle Tillion'", ajoute Nicolas Sarkozy à l'adresse de celle qui fut l'une des fondatrices du "Réseau du Musée de l'Homme", dès l'été 1940 et les premiers mois de l'occupation allemande.

    Arrêtée le 13 août 1942 par la police allemande francaise après une trahison, elle a été détenue 14 mois dans la prison de Fresnes, puis déportée à Ravensbrück, d'où elle ramènera, avec l'oeil de l'ethnographe, un témoignage sur la vie dans les camps de concentration nazis.

    Elle y a côtoyé une autre grande dame de la Résistance française, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, nièce du chef de la France Libre et fondateur de la Ve République et compagne de Marie Claude Vaillant Couturier en déportation… qui témoigne au procès de Nuremberg.

    "L'ethnologie, le féminisme, évidemment, la Résistance, la déportation, les combats sociaux, la guerre d'Algérie mais aussi tant de livres, tant de travaux de recherches (...) Sachez, chère Germaine Tillion, qu'à travers vous, c'est devant une certaine idée de la France que je m'incline aujourd'hui", conclut Nicolas Sarkozy.

    Donc, Guy Môquet et Germaine Tillon, et juste après Jaurès… va lui manquer De Gaulle et Malraux ( pour la guerre d’Espagne ?), après il va nous servir ses autres amis,  les fondateurs d’Occident et d’Ordre Nouveau ( pour l’extrême droite) , Longuet, Madelin, Devedjian entre autres, puis, pour se donner bonne conscience va nous ressortir les anciens combattants de 68 ( faut pas pousser il a déjà Kouchner..- ;) ) et enfin la médaille du mérite ou celle d’officier des arts et lettres aux nouveaux philosophes Gluskmann (de droite ) sans oublier ses amis, Pascal Bruckner, Marc Weitzmann (ancien journaliste aux Inrocks), Max Gallo (ex-homme de gauche, écrivain (?) souverainiste)… oupssss j’allais oublier Johnny, Clavier… et ses autres voisins de Neuilly ou des environs.

    A force de ratisser va finir par se prendre un rateau…

    C'est notre Jack Lang de la décoration et des louanges... 

    J’ai envie de gerber pas vous ? Ah bon !

    Guy Hocquenghem  réveille toi, ils sont devenus fous !

  • La rose blanche

    medium_Projet2.png« Courageux, magnifiques jeunes gens ! Vous ne serez pas morts en vain, vous ne serez pas oubliés. Les nazis ont élevé des monuments à de solides apaches, à de vulgaires tueurs ; la révolution allemande, la vraie, les détruira et à leur place, elle immortalisera vos noms, vous qui saviez et qui proclamiez, alors que la nuit couvrait l’Allemagne et l’Europe, qu’il naissait une foi nouvelle, la foi en l’honneur et en la liberté. »

    Extrait de « L’hommage à la Rose Blanche »

    par Thomas Mann le 27 Juin 1943

    Un mémorial est consacré à Sophie et Hans Scholl sur la place de l’Université de Munich, qui porte leur nom.

     Franz Van der Motte, Avocat, Docteur en droit, titulaire du certificat d’aptitude à l’administration des

    entreprises, est spécialisé en droit social et en droit commercial, matières qu’il enseigne à l’Ecole de formation des barreaux de la Cour d’Appel de Paris. 

    Associé au sein de la société civile de moyens Ghelber et Van der Motte, il est doté de moyens informatiques et d’une documentation juridique lui permettant de travailler en temps réel sur les affaires qui lui sont confiées. Il est également l’auteur d’essais sur le destin du Colonel Rossel et sur la vie de Louise Michel.

    Parution première quinzaine de juin !

  • Guy Môquet

    medium_moquet.2.jpgGuy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes. Après l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande ardeur militante pour coller des papillons dans son quartier dénonçant le nouveau gouvernement et demandant la libération des internés. Il est arrêté à 16 ans le 13 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par des policiers français qui recherchaient les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père.

    Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes.

    Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.

    Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes "pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français": 18 emprisonnés à Nantes, 27 à Châteaubriant et 5 Nantais emprisonnés à Paris.

    Deux jours plus tard, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant. En trois groupes, les 27 otages s'y appuient, refusent qu'on leur bande les yeux et donnent leur vie en s'écriant "vive la France". Guy Môquet est le plus jeune. Il est abattu à 16h00.

    Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Le jeune frère de Guy Môquet, Serge, âgé de 12 ans en 1941, fut traumatisé par la mort de son aîné et ne lui survécut que quelques jours.

    Source Wi Ki

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